Marie Pavlovna de Russie (1890-1958)
| Marie Pavlovna de Russie | |
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Marie Pavlovna 1912
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| Titre | Grande-duchesse de Russie |
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| Biographie | |
| Dynastie | Maison Romanov |
| Naissance | 18 avril 1890 Saint-Pétersbourg |
| Décès | 13 décembre 1958 Île de Mainau Allemagne |
| Père | Paul Alexandrovitch |
| Mère | Alexandra de Grèce |
| Conjoint | Wilhelm de Suède puis Sergueï Mikhaïlovitch Poutiatine |
| Enfants | Lennart Bernadotte |
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Marie Pavlovna, grande-duchesse de Russie née en 1890, morte en 1958 est la fille du grand-duc de Russie Paul Alexandrovitch et d'Alexandra de Grèce. En 1908, elle épousa le prince Wilhelm de Suède, duc de Sudermanie (Södermanland) (1884-1965) dont elle divorce en 1914. En 1917, elle épousa le prince Sergueï Mikhaïlovitch Poutiatine (1893-1966).
De cette union naquit :
- Lennart Bernadotte, duc de Smaland et comte de Wisborg. (postérité).
Sommaire |
[modifier] Sous l'Empire
Marie et son frère Dimitri sont élevés après la mort de leur mère par le grand-duc Serge et son épouse la grande-duchesse Élisabeth qui n'avaient pas d'enfants, tandis que leur père vit une liaison avec Mme von Pistohlkors, puis se marie morganatiquement avec elle (elle sera titrée plus tard princesse Paley).Une union désapprouvée par le Tsar Nicolas II, qui les bannit de la Cour impériale. Il vit alors en France, près de Paris, car il est non désiré à la cour.
En 1908 Marie épouse par obéissance le jeune duc de Södermanland, inexpérimenté et maladroit. Elle est malheureuse dans une cour compassée et provinciale par rapport à celle de Saint-Pétersbourg, cosmopolite et fastueuse.
Elle fuit donc la Suède en 1914,et retourne en Russie auprès de son frère. Ce qui provoque un grand scandale à Stockholm et abandonne son fils. Ils ne feront véritablement connaissance qu'à la fin de l'adolescence du jeune homme. Plus tard il recueillera et apprendra à apprécier cette femme fantasque qui avait toujours refusé de se faire appeler Mère ou Maman. D'après le témoignage de son fils Lennart, elle n'aimait pas la maternité et les petits enfants, sans doute un traumatisme de sa propre enfance, puisqu'elle était orpheline de mère.
D'aileurs la rencontre du fils et de la mère n'eut pas l'effet escompté par le fils. Pourtant à l'âge adulte, elle se rapprocha de lui et à la fin de sa vie fut recueillie par lui après une carrière de photographe en Argentine. Fatiguée, usée par la vie, elle s'éteindra auprès de son fils et de ses petits-enfants.
En 1917 elle épouse le prince Serguei Mikhailovitch Poutitiatini.Le couple a un fils le prince Roman qui nait en Juin 1918. La famille vit des heures sombres pendant la Révolution Russe. Le père de Marie de Russie, le Grand duc Paul est arrêté et assassiné en 1919, ainsi que sa tante, la grande duchesse Elisabeth et plusieurs membres de la famille impériale, sont assassinés. Elle et son mari trouvent refuge en Roumanie, à Paris et à Londres, en laissant derrière eux leur fils à la famille du prince Poutiatine. L’enfant décédera avant que Marie de Russie puisse le revoir.
[modifier] L'exil
Après la Révolution russe, la grande-duchesse Marie s'installe Paris, où elle se lie d'amitié avec Coco Chanel. Celle-ci comprend la gêne matérielle de la grande-duchesse, mais apprécie son caractère ombrageux et gai à la fois, et lui pardonne ses sautes d'humeur. Un jour, la grande-duchesse Marie lui soumet une idée de coudre des broderies russes sur les robes de collection de haute couture. Son amie accepte et la princesse impériale ruinée s'installe devant une machine à coudre et confectionne les broderies russes.
Très vite Marie Pavlovna lui présente son frère, le grand-duc Dimitri Pavlovitch qui est non seulement un frère, mais un confident dont elle ne peut se passer. Une liaison s'ensuit entre le grand-duc et cette femme qui devenait à la mode dans le Paris des Années folles. Vers 1925, La grande-duchesse Marie fonde la société Kitmir spécialisée dans la broderie et se retrouve à diriger plusieurs dizaines d'ouvrières. Elle reçoit une médaille d'or à l'Exposition des Arts décoratifs de 1924.A cette meme periode elle divorce d'avec Serguei Vers 1930, la grande-duchesse Marie voyage aux États-Unis où elle écrit ses Mémoires (1930). Ce livre eut un succès retentissant. Elle travaille ensuite comme reporter photographe pour le magazine Vogue. Après la mort de son frère en 1942 qui meurt tuberculeux dans un sanatorium de Davos, elle est inconsolable. Elle s'exile encore, cette fois-ci en Argentine, et s'installe à Buenos-Aires, où elle peint des poupées utilisées pour des films d'animation et écrit des articles pour des journaux argentins, tout en continuant la photographie. Quelques années plus tard, malade et ruinée, mais toujours impérieuse et distinguée, elle part vivre chez son fils en Suède, qui, respectueux de son indépendance, lui laisse un pavillon du château.
Elle meurt le 13 decembre 1958 et elle est inhumée près de son frère Dimitri, dans une chapelle érigée par le prince Lennart Bernadotte, au château de Mainau près du lac de Constance.
[modifier] Œuvres de la princesse
- Une princesse en exil (1933)
[modifier] Sources
- Nicolas II de Russie de Henri Troyat
- Extrait des Mémoires d'exil de Frédéric Mitterrand
[modifier] En littérature
La grande-duchesse apparaît dans une pièce de théâtre d'Albert Camus, Les Justes (1949).