Maria Mitchell

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Maria Mitchell
Maria Mitchell (assise) dans le dôme du Vassar College Observatory, avec son étudiante Mary Watson Whitney (debout), vers 1877[1],[2]

Maria Mitchell (née le 1er août 1818 sur l'île de Nantucket dans le Massachusetts et décédée le 28 juin 1889 à Lynn dans le Massachusetts) était une astronome américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née de parents quakers, ces derniers décident de lui donner la même éducation que les garçons reçoivent, ce qui n'est pas courant pour l'époque. Elle découvre l'astronomie en assistant son père, William Mitchell, dans son observatoire. À la fin des années 1830, elle est bibliothécaire au Nantucket Athenaeum et consulte les livres à sa disposition pour parfaire son éducation et sa culture. Le soir elle travaille avec son père. Il lui transmet sa passion pour l’astronomie. Elle installe un observatoire sommaire sur le toit de la banque où il travaille. Elle passe la majorité de ses nuits à observer le ciel. Le 1er octobre 1847, Maria Mitchell aperçoit une comète télescopique : « Miss Mitchell », dont le nom officiel est C/1847 T1. Elle relève ses coordonnées, son père les communique au professeur Bond, de l’université d’Harvard, figure dominante de l’astronomie américaine. Deux jours plus tard à Rome, le père De Vico aperçoit la même comète. A cette époque le roi du Danemark Frédéric VI promet une médaille d’or à la première personne qui observerait une comète téléscopique (comète non visible à l’œil nu). Maria Mitchell et le père De Vico ont vu la même comète dans un court intervalle de temps, il est difficile de prouver qui a été le premier à l’observer. Il s’en suit une querelle d’un an pour que les droits de Maria Mitchell soient reconnus.

Sa découverte lui vaut d'être admise dans plusieurs institutions scientifiques américaines, comme l'American Academy of Arts and Sciences (1848). Elle resta la seule jusqu’en 1942 car les femmes étaient exclues de cette institution jusqu’à cette date[3]. À l'American Association for the Advancement of Science (1850) et l'American Philosophical Society (1869); elle était souvent la première femme membre des associations.

L'année suivante, elle devient la première femme à être admise comme membre de l'American Academy of Arts and Sciences et en 1850 la première femme a entrer dans l'American Association for the Advancement of Science.

Plus tard, elle travaille au Nautical Almanac Office des États-Unis, qui calcul entre les tables de positions de Vénus. Elle voyage ensuite à travers l'Europe avec l'écrivain Nathaniel Hawthorne et sa famille.

En 1865, elle devient professeur d'astronomie au Vassar College (encore une première aux États-Unis) et devint la première enseignante titulaire (homme et femme comprise) de la jeune Université. Elle est également nommée directrice de l'Observatoire de l'Université. Plus tard, en dépit de son expérience, sa renommée et son ancienneté, elle apprend que son salaire est plus faible que ceux de plusieurs jeunes astronomes, elle insiste pour être augmenté, ce qu'elle obtient.

En 1842, elle abandonne la foi quaker pour suivre les principes Unitaristes.

En signe de protestation contre l'esclavage, elle refuse de porter des vêtements en coton. Elle est également l'amie de plusieurs militantes pour que le droit de vote des femmes soit accordé et est la cofondatrice de l'American Association for the Advancement of Women.

Pour des raisons de santé, elle est contrainte de quitter l'Université de Vassar en 1888 et décède l'année suivante.

Hommages[modifier | modifier le code]

En son honneur, plusieurs choses portent son nom :

À titre posthume, elle est entrée en 1905 au Hall of Fame for Great Americans.

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Nicole HULIN, Les Femmes, L'Enseignement Et Les Sciences : Un Long Cheminement (XIXe-XXe Siècle), L'Harmattan, 2008, 238 pages
  • Jean-René ROY, L'astronomie et son histoire, Dunod, 1982, 665 pages
  • David Abbott, Biographical Dictionary of Scientists: Astronomers, Frederick Muller Ltd, 1984, 204 pages
  • Eric SARTORI, Histoire des femmes scientifiques de l’antiquité au vingtième siècle, Plon, 2006, 443 pages
  • Jean-Pierre POIRIER, Histoire des femmes en science en France, Pygmalion, 2002, 410 pages

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tappan, Eva March, Heroes of Progress: Stories of Successful Americans, Houghton Mifflin Company, 1921. Cf.pp.54-60
  2. Maria Mitchell biography - Universalist Church
  3. Margaret W. ROSSITER, Women Scientists in America: Struggles and Strategies, The Johns Hopkins University Press, 1984, 464 pages, p.324

Liens externes[modifier | modifier le code]