Maria Luisa Spaziani

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Maria Luisa Spaziani

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Maria Luisa Spaziani (années 1950)

Nom de naissance Maria Luisa Spaziani
Activités Poétesse, traductrice et écrivain
Naissance 7 décembre 1922
Turin Drapeau de l'Italie Italie
Décès 30 juin 2014 (à 91 ans)
Rome Drapeau de l'Italie Italie
Langue d'écriture Italien, français
Genres poésie
Distinctions Dame grand-croix : Dama di Gran Croce Ordine al Merito della Repubblica Italiana

Maria Luisa Spaziani, née le 7 décembre 1922 à Turin et morte le 30 juin 2014[1] à Rome, est une poétesse, traductrice et écrivain italienne. Elle a également écrit trois pièces de théâtre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maria Luisa Spaziani naît à Turin en 1922 dans une famille de la classe moyenne, où son père est propriétaire d'une entreprise qui fabrique des machines pour l'industrie chimique et pour la confiserie.

Encore étudiante, à juste dix-neuf ans, elle est directrice d'un petit magazine, Il Girasole, puis Il dado, dont le rédacteur en chef était Guido Hess Seborga (it), qui lui fait connaître les plus grands poètes comme Umberto Saba, Sandro Penna, Leonardo Sinisgalli (it), Vasco Pratolini et Virginia Woolf.

Elle fréquente la faculté des langues de l'université de Turin, où elle obtient son diplôme avec une thèse sur Marcel Proust. La France et sa culture sont devenues une sorte de guide important pour Maria Luisa Spaziani qui, à partir de 1953, visite Paris à plusieurs reprises grâce à l'obtention d'une bourse d'études.

En janvier 1949, elle fait la connaissance d'Eugenio Montale lors d'une conférence donnée par le poète au théâtre Carignano (it) à Turin, et ainsi commence une tendre amitié intellectuelle entre les deux écrivains qui se traduit par plusieurs visites à Milan.

Après dix années de fiançailles, elle se marie en 1958 avec Elémire Zolla, un érudit de la tradition mystique et ésotérique, mais le mariage se termine bientôt, avec un divorce conclu en 1960. C'est à cette époque que Maria Luisa Spaziani est appelée à l'université de Messine pour enseigner la littérature allemande, puis, son grand rêve, la littérature française.

Après son départ de son poste à l'université, elle vit à Rome jusqu'à sa mort survenue le 30 juin 2014[2].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Primavera a Parigi, Milan : All'insegna del pesce d'oro, 1954
  • Le acque del sabato, Milan : Mondadori, 1954
  • Luna lombarda, Venezia : N. Pozza, 1959
  • Il gong, Milan : Mondadori, 1962
  • Utilità della memoria, Milan : Mondadori, 1966
  • L'occhio del ciclone, Milan, Mondadori, 1970
  • Ultrasuoni, Samedan, Munt press, 1976
  • Transito con catene, Milan, Mondadori, 1977
  • Poesie, Milan, Mondadori, 1979 - introduction de Luigi Baldacci
  • Geometria del disordine, Milan, Mondadori, 1981 - Prix Viareggio
  • La stella del libero arbitrio, Milan, Mondadori, 1986
  • Giovanna D'Arco, romanzo popolare in sei canti in ottave e un epilogo, Milan, Mondadori, 1990
  • Torri di vedetta, Milan, Crocetti, 1992
  • I fasti dell'ortica, Milan, Mondadori, 1996
  • La radice del mare, Napoli, Tullio Pironti editore, 1999
  • La traversata dell'oasi, poesie d'amore 1998-2001, Milan, Mondadori, 2002
  • La luna è già alta, Milan, Mondadori, 2006
  • L'incrocio delle mediane, Genova, San Marco dei Giustiniani, 2008

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 2000 : La vedova Goldoni
  • La ninfa e il suo re
  • 1992 : Teatro comico e no, Rome, Bulzoni

Traductions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Le 26 novembre 2012, elle a été faite citoyenne d'honneur de Mongardino, ville dont sa mère, Adalgisa Risso, est originaire et qu'elle évoque dans plusieurs écrits[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Francesco Erbani, « E' morta la poetessa Maria Luisa Spaziani », Repubblica.it,‎ 30 juin 2014 (consulté le 8 août 2014)
  2. (it) Francesco Erbani, « E' morta la poetessa Maria Luisa Spaziani », Repubblica.it,‎ 30 juin 2014 (consulté le 8 août 2014)
  3. (it) Presidenza della Repubblica, « Dama di Gran Croce Ordine al Merito della Repubblica Italiana Spaziani prof.ssa Maria Luisa »,‎ 28 mai 2003 (consulté le 9 août 2014)
  4. (it) La poétesse Maria Luisa Spaziani est faite citoyenne d'honneur de Mongardino (Asti).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Cristina Gualandi, Il corpo del canto : appunti sulla poetica della veggenza nell'opera di Maria Luisa Spaziani, Milano, Guerini, 1994 (ISBN 8878024953 et 9788878024953)

Liens externes[modifier | modifier le code]