Maria Koleva (cinéma)

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Maria Koleva, née le 2 octobre 1940, à Sofia, Bulgarie, est une réalisatrice indépendante d'expression française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur chimiste de formation, Maria Koleva s'installe à Paris au début des années 1970, où elle entreprend une carrière de cinéaste indépendante et d'auteur dramatique.

Son film L'état de bonheur...permanent (1981)[1], premier film-livre, journal-fresque d'environ quatre heures, connaît une sortie commerciale, après avoir reçu le Grand prix au Festival de Belfort — première manière, avant l'arrivée de Janine Bazin — (1981), et attire l'attention sur son auteur. Constitué de morceaux hétéroclites (souvenirs d'enfance en Bulgarie à l'aube du communisme, interview d'une sœur ayant perdu ses repères, hyper-subjectivité revendiquée, coups de projecteurs sur l'actualité — références à Rudi Dutschke et Pierre Goldman assassinés —ce film se veut un document sur son époque. Après cet essai tourné en 16 millimètres, diffusé en salles, sur et autour du mal de vivre d'une immigrée, des rapports à son espace privé, à ses désirs bridés, à son art qu'elle a du mal à exercer, Maria Koleva peine à trouver des distributeurs.

En 1989, elle fait une grève de la faim de quarante jours pour sensibiliser journalistes et autorités de tutelle sur son cas, et celui des cinéastes indépendants[2]. Pour briser l'indifférence des distributeurs, elle diffuse, depuis 1991, ses films chez elle, Boulevard Saint-Michel, dans un lieu qu'elle nomme Cinoche Vidéo [3].

À partir de cette date, elle tourne surtout en vidéo, puis en numérique. Les sujets de ses films sont variés, mais ils sont presque tous ouvertement politiques, ou, du moins, "citoyens". Mais, elle peut, aussi, examiner le passé de la culture bulgare dans Les Bogomiles (2007), variété d'hérétiques religieux et culturels proches des Cathares[4]. Elle veille au grain à ce que les programmes de ses séances apparaissent clairement, et en détail, toutes le semaines, dans Pariscope : une forme de résistance exemplaire au système. Très proche d'Antoine Vitez, à ses débuts, elle lui a consacré plusieurs films. Elle aurait réalisé, à ce jour, des centaines œuvres[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://prep-cncfr.seevia.com/idc/data/Recherche/fiche2.asp?idf=1754
  2. http://www.passeursdimages.fr/IMG/pdf/projections24.pdf Revue Projections n° 24, pages 8 et 9, entretien avec Maria Koleva
  3. http://www.monde-libertaire.fr/index.php?view=items&cid=4945%3A1087-5-11njuin-1997&id=9181%3Ale-cinoche-video-de-maria-koleva&pop=1&tmpl=component&option=com_flexicontent&Itemid=920
  4. http://www.cinematheque.fr/fr/impressionfichemanifesta.html?Visite_OID=3736b730-0f99-4933-be2f-000000000322
  5. http://www.linternaute.com/cinema/maria-koleva/film/

Liens externes[modifier | modifier le code]