Maria Augusta Trapp

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Maria Augusta Trapp

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Photo de Maria Augusta Trapp.

Nom de naissance Maria Augusta Kutschera
Naissance
Vienne, Autriche
Décès (à 82 ans)
Stowe, Vermont
Nationalité Autrichienne
Profession Chanteuse

Maria von Trapp, est une femme de lettres et une chanteuse autrichienne, née le , à Vienne, Autriche, morte le , à Stowe, Vermont. Son autobiographie, La Famille des chanteurs Trapp, donna naissance à plusieurs œuvres artistiques, dont la plus connue est le film La Mélodie du bonheur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maria, née Kutschera, postulante à l'abbaye de Nonnberg, à Salzbourg, en Autriche, ne peut accéder au noviciat pour devenir bénédictine, car elle souffre de maux de tête de plus en plus fréquents, et ne peut s'acclimater à la haute altitude. Elle enseigne à l'école de l'abbaye, puis, dans le but de la guérir, la mère supérieure lui demande de s'occuper de la fille d'un aristocrate veuf, ancien capitaine de la marine militaire autrichienne, demeurant à Salzbourg.

C'est toute une famille qu'elle doit apprivoiser, en commençant par le baron Georg von Trapp, un homme sensible et à cheval sur les principes. Elle découvre qu'elle est la vingt-sixième gouvernante, bonne ou institutrice, en quatre ans, à s'installer à la villa. Tout en s'occupant à temps plein de la plus jeune des filles, elle en vient à s'occuper de tous les autres enfants.

Évoluant dans une maison qui respecte le protocole de la noblesse autrichienne, elle apprivoise les enfants par le biais de la musique et du chant. Elle enseigne différents chants aux enfants, qui ne demandent qu'à les apprendre. C'est au cours d'un exercice que le capitaine von Trapp les surprend, pour son plus grand plaisir.

Le capitaine passe de plus en plus de temps avec sa famille et tombe amoureux de Maria, provoquant l'inquiétude de la future religieuse. Mais, avec la bénédiction de la mère supérieure de Nonnberg, Maria épouse finalement le capitaine.

Lorsqu'Hitler réalise l'Anschluss avec l'Autriche, la famille Trapp perd sa fortune. Par hasard et par nécessité, les Trapp sont amenés à effectuer des tournées de chant choral en Europe. En 1938, excédés par les demandes des nazis, ils s'exilent aux États-Unis où ils entament une série de tournées.

Maria relate ses expériences dans son autobiographie intitulée la Famille des chanteurs Trapp, qui mènera à la création de deux films allemands intitulés Die Trapp-Familie (1956) et Die Trapp-Familie in Amerika (1958), puis de la comédie musicale La Mélodie du bonheur (The Sound of Music) (1959 sur scène, 1965 à l'écran). D'autres ouvrages suivent.

Quatre arrières petits-enfants de Georg, les petits enfants de son fils Werner, chantent sous le nom de The Von Trapp Children (Les Enfants von Trapp). La petite-fille de Maria, Elisabeth von Trapp, est une chanteuse dont les concerts sont un mélange de chant grégorien, de comédie musicale, de country et de folk.

La dernière membre de la famille von Trapp, Maria Franziska, est décédée le 18 février 2014 dans le Vermont à l'âge de 99 ans[1].

Différences entre l'histoire romancée et la réalité[modifier | modifier le code]

Maria (Kutschera) arriva dans la famille Trapp en 1926, en tant qu'institutrice d'un des enfants, Maria Trapp (fille), qui était en convalescence de la scarlatine (sa mère en était morte), et non comme gouvernante de l'ensemble des enfants.

Maria n'aurait pas épousé Georg von Trapp par amour. Ainsi qu'elle le rapporte dans son autobiographie[2], c'est plutôt des enfants qu'elle était tombée amoureuse.

Il y avait bien sept enfants, mais dans les deux films, les nom, âge et sexe des enfants furent changés. Trois autres enfants naquirent de l'union de Georg et Maria Von Trapp.

Georg était assez différent du personnage romantique dépeint dans le film. Selon Christopher Plummer (qui l'incarna dans "la mélodie du bonheur), dans l'une des plages audio de commentaires du film, à l'époque de la production du film, alors qu'il cherchait des éléments afin de développer son jeu d'acteur sur ce personnage, il aurait rencontré un neveu du véritable Georg Von Trapp et lui demandant de décrire son oncle, le neveu lui aurait simplement répondu: "profondément ennuyeux".

La famille ne s'est pas enfuie secrètement d'Autriche vers la Suisse, en portant valises et instruments de musique à travers les Alpes. Les Trapp étaient partis en Italie, parce que Georg était né à Zadar (située à présent en Croatie) qui, à l'époque, faisait partie de l'empire austro-hongrois. En 1920, Zadar est rattachée à l'Italie, et de ce fait Georg von Trapp devient citoyen italien, sa femme et ses enfants également. La famille avait un contrat avec un agent littéraire américain et c'est par ce biais qu'ils atterrirent aux États-Unis.

Au lieu du personnage de fiction Max Detweiler, le chapelain des von Trapp, le Révérend Franz Wasner, fut leur directeur musical pendant plus de vingt ans.

La comédie musicale de Broadway et l'adaptation cinématographique de Robert Wise ont romancé et réduit la véritable histoire sur quelques mois alors que Maria Kutschera arrive au service du capitaine Georg von Trapp en 1926 et l'épouse une année plus tard, le , soit près de 11 ans avant l'Anschluss[3].

Ruinée par l'arrivée des Nazis en Autriche, les von Trapp furent contraints de se produire sur scène et de chanter pour raisons financières et non par loisir[4].

La famille a survécu et fini par connaître le succès en chantant des compositions de Franz Schubert, Robert Schumann et Johannes Brahms ainsi que des chants d'inspiration religieuse, et non des comptines ou des ritournelles[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Maria Augusta Trapp, The Story of the Trapp Family Singers, Lippincott, 1949. ISBN 0-06-000577-7.
en français : Maria Augusta Trapp, la Famille des chanteurs Trapp, Fides, 1957, trad. Pauline et Réginald Boisvert.
  • (en) Maria Augusta Trapp, Around the Year with the Trapp Family, Pantheon, 1955 ;
  • (en) Maria Augusta Trapp, A Family on Wheels: Further Adventures of the Trapp Family Singers, Lippincott, 1959.
en français : Maria Augusta Trapp, la Famille Trapp sur les routes du monde, Fides, 1962, trad[5].
  • (en) Maria Augusta Trapp, Maria, my Own Story, Creation House, 1972. Maria raconte l'histoire de sa vie jusqu'à l'année 1972, tout en incluant ses réflexions sur la comédie musicale.
  • (en) Maria Augusta Trapp, Yesterday, Today & Forever, New Leaf Press, 1975 ;
  • (en) Maria Augusta Trapp, When the King was Carpenter, Word Publishing, 1976 ;
  • (en) Maria Augusta Trapp, Let Me Tell You About My Savior: Yesterday, Today & Forever/When the King Was Carpenter, New Leaf Press, 2000. Ouvrage qui contient les deux livres précédents de cette liste.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Maria Augusta Trapp, la Famille des chanteurs Trapp, Fides, 1957, trad. Pauline et Réginald Boisvert ;
  1. "La mélodie du bonheur" est en deuil La Libre Belgique en ligne, 23 février 2014
  2. Maria von Trapp, Maria, My Own Story[réf. incomplète]
  3. (en) « Petition for Naturalization », sur National Archives and Records Administration (consulté en 2009-01-05)
  4. a et b Raphaël de Gubernatis, « La mélodie du bonheur : un triomphe durable », Le Nouvel Observateur,‎ 12 décembre 2011 (lire en ligne)
  5. Le nom du traducteur ne semble pas apparaître sur l'édition.