Margut

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Margut
Arrivée sur Margut
Arrivée sur Margut
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Sedan
Canton Canton de Carignan
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Cantons
Maire
Mandat
Pierre Debouw
2014-2020
Code postal 08370
Code commune 08276
Démographie
Population
municipale
793 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 06″ N 5° 15′ 41″ E / 49.585, 5.261449° 35′ 06″ Nord 5° 15′ 41″ Est / 49.585, 5.2614  
Altitude Min. 166 m – Max. 350 m
Superficie 7,53 km2
Localisation

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Margut est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Margut est un petit bourg près de 800 habitants situé dans le canton de Carignan, dans la partie orientale du département des Ardennes. Rattachée administrativement à la Champagne-Ardenne, la commune de Margut est sous influence lorraine et gaumaise, le département de la Meuse comme la frontière belge sont à moins de cinq kilomètres à vol d'oiseau.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Margut se situe à la confluence de la Carité, un ruisseau qui prend sa source à Signy-Montlibert, et la Marche, une rivière qui jaillit en Belgique, près d'Orval. La Marche, rivière poissonneuse qui abrite des truites et des ombres communs, se jette dans la Chiers, affluent de la Meuse, entre Margut et la Ferté-sur-Chiers.

Économie[modifier | modifier le code]

Chef-lieu de canton jusqu'au début du XIXe siècle, Margut conserve un rôle de bourg-centre puisque son groupe scolaire (primaire et maternelle) accueille les élèves de quinze communes environnantes. Mais son influence tend à se réduire ces dernières années. La commune a subi de plein fouet le départ de services publics, son collège ouvert au milieu des années 1960 a été définitivement fermé en juin 2004, et plus récemment, c'est le bureau de Poste qui a vu ses horaires réduits de moitié. Sur le plan économique, Margut était connue pour la richesse de son tissu industriel au cours du XXe siècle. Mais là encore, la commune voit ses usines fermer. La laiterie Lactalis (anciennement Besnier) qui a fait travailler jusqu'à une centaine de personnes a été fermée en 2002. En 2009, la permanence du Crédit agricole est supprimée, malgré la mobilisation des élus locaux et de la population. Aujourd'hui, il ne reste plus que deux usines, l'une spécialisée dans la métallurgie, Tagar, et l'autre dans le bois, la scierie Nouyrigat.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Margut[modifier | modifier le code]

D'après l'abbé Hamon qui réalisa une monographie sur Margut en 1876, l'origine de Margut est relativement difficile à définir. On sait que le moine stylite Saint Walfroy est venu évangéliser la région dès le VIe siècle, mais aucune trace ne permet de dire avec précision à quand remonte la création du village de Margut. La partie la plus ancienne de la localité est sans conteste le lieu-dit Champel, situé au pied de la colline de Saint-Walfroy. En 812, Champel fut donné par Charlemagne et sa nièce Moniane à l'abbaye Saint-Rémi de Reims. C'est l'une des plus anciennes traces écrites concernant le secteur de Margut. Quant au village lui-même, appelé alors Margurium, il apparaît pour la première fois au IXe siècle, dans une charte rédigée par Hillin, archevêque de Trêves. Ce dernier, dans ses récits qui décrivent les invasions des Normands au IXe siècle, évoque la "villa de sancto Wolfaïco" (Saint-Walfroy) et Margurio (Margut), un petit village implanté sur les bords de la Marche.

Margut au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le principal évènement historique marquant la période médiévale à Margut est la signature de la paix, en 980, entre Otton II (955 - 7 décembre 983) et Lothaire. L'été 978 Lothaire mène un raid contre Aix-la-Chapelle mais la famille impériale échappe à la capture. Otton envahit en représailles le nord de la France en automne et assiège Paris, défendue par Hugues Capet. En décembre, l'empereur doit toutefois se résoudre à ordonner la retraite. poursuivi par les Français, il perdit son arrière-garde lors du passage de l'Aisne. Il fallut attendre 980 pour que la paix soit signée à Margut, qui est alors située à la frontière entre les deux royaumes.

Autre évènement évoqué par l'abbé Hamon dans sa monographie, le don fait par le comte de Chiny au monastère d'Orval, en 1173. Ce don concernait le pré de la Carité, Caritas, situé sur le ban de Margut.

Jusque dans les années 1340, Margut appartient alors au comté de Chiny date à laquelle la prévôté d'Yvois, dont fait partie le village, est vendue au comte de Luxembourg, Jean l'Aveugle. Désormais Margut va suivre l'histoire du comté de Luxembourg jusqu'à son rattachement au Royaume de France avec le traité des Pyrénées, en 1659. En 1443, la conquête du Luxembourg par Philippe le Bon s'achève. Margut fait alors partie d'un ensemble qu'on appellera par la suite les Pays-Bas bourguignons. En 1477, la petite-fille de de Philippe le Bon, Marie de Bourgogne, unique héritière de Charles le Téméraire, épouse Maximilien Ier de Habsbourg et lui apporte en dot, en plus de la Franche-Comté, les Pays-Bas bourguignons.

XVIe-XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Durant tout le XVIe siècle, le village eut à souffrir des divers conflits qui ont ensanglanté la région, notamment les guerres entre l'Empire et le Royaume de France et les Guerres de religion. En 1623, alors en pleine guerre de Trente Ans, Margut est pillée par les troupes de Mansfeld, puis en 1635 par les bandes de mercenaires commandées par Jean de Werth. Ces derniers sont connus pour leur extrême cruauté et laissèrent un terrifiant souvenir. Albert Meyrac dans sa Géographie illustrée des Ardennes nous apprend que les habitants de Margut « ont été obligés de s'enfuir après avoir été traqués comme des bêtes fauves ». Avec le traité des Pyrénées, en 1659, Margut devient définitivement française. En 1662, la prévôté d'Yvois, dont dépend en partie Margut, est érigée en Duché-pairie par Louis XIV au profit de Eugène-Maurice de Savoie-Carignan. Tout au long du XVIIIe siècle, les habitants de Margut entreront en procès avec plusieurs communes des environs (La Ferté, Fromy, Signy-Montlibert...) et même contre les moines d'Orval. En 1793, c'est de Margut que part le détachement de soldats qui brulèrent le monastère d'Orval, autrefois détenteur de nombreux terrains et propriétés dans la région.

Margut après la Révolution[modifier | modifier le code]

La vie politique locale depuis 1985[modifier | modifier le code]

À la mort d'Henri Vin, ancien maire, conseiller général et député (de 1977 à 1978), en 1985, les électeurs ont été appelés aux urnes pour désigner un nouveau conseiller municipal. C'est Claude Varoquaux qui a été élu. Quant à la désignation du maire et des adjoints, c'est Serge Claisse, ancien premier adjoint d'Henri Vin, qui a été élu maire, jusqu'à la fin du mandat, c'est-à-dire 1989. Au plan cantonal, c'est Michel Marchet, qui succédait à Henri Vin au poste de conseiller général.

En 1989, trois listes distinctes se sont présentées devant les électeurs : celle du maire sortant, Serge Claisse, une autre conduite par Joseph Pluta, conseiller municipal sortant, et la dernière, qui ne comprenait que neuf candidats, par Yves Surmonne. Après une campagne électorale houleuse, c'est la liste conduite par Joseph Pluta, principal du collège, qui emportait la majorité ; la liste de Serge Claisse n'obtenant que quatre conseillers élus sur quinze. Les quinze conseillers élus étaient : Joseph Pluta, Pierre Totot, Raymonde Carbognin, Romain Oleniez, Claude Varoquaux, Pierre Debouw, Jean-Marie Leroy, Jean-Jacques Bernard, Patrick Nouyrigat, Robert Dieu, Daniel Fontaine, Serge Claisse, Jean Beneux, Pierre Prévot et Jean-Claude Michotte.

En 1995, deux listes se présentaient devant les électeurs, celle de la majorité sortante dirigée par Joseph Pluta, et une liste d'opposition menée par Serge Claisse. Un seul tour suffisait pour désigner le nouveau conseil municipal puisque la liste de Joseph Pluta emportait les quinze sièges. Joseph Pluta était logiquement réélu maire, Pierre Totot, 1er adjoint, Raymonde Carbognin, 2e adjointe, Romain Oleniez, 3e adjoint, et Pierre Debouw, 4e adjoint. Les autres conseillers élus étaient : Patrick Pfeiffer, Patrick Nouyrigat, Daniel Fontaine, François Dumont, Agnès Hardy, Jean-Jacques Bernard, Jean-Marie Leroy, Bernard Hiblot, Claude Varoquaux et Robert Dieu.

En 2001, quatre listes se sont présentées aux électeurs, celle du maire sortant, Joseph Pluta, une autre conduite par Serge Claisse, maire honoraire, la troisième conduite par Claude Varoquaux et Daniel Fontaine, conseillers sortants, et la dernière, menée par Pierre Watrin et Fabien Surmonne. À l'issue du premier tour, seul Joseph Pluta avait été élu. Il restait donc quatorze sièges à pourvoir lors du deuxième tour du 18 mars. La liste conduite par Joseph Pluta ne remportait que quatre sièges, celle conduite par Claude Varoquaux (qui avait fusionné avec celle de Pierre Watrin entre les deux tours), dix sièges. C'est donc Claude Varoquaux, qui était élu maire ; Corinne Gallerne, 1re adjointe ; Pierre Watrin, 2e adjoint ; Daniel Fontaine, 3e adjoint ; Pierre Debouw, 4e adjoint. Les autres conseillers élus : Fabien Surmonne, Véronique Michotte, Olivier Marteau, Robert Guillaume, Yohann Berthélémy, Nathalie Lhussiez, Daniel Bohant, Evelyne Louppe, Pierre Totot et Joseph Pluta.

En mars 2008, ce sont de nouveau quatre listes qui se présentent aux élections municipales. L'une conduite par le maire sortant, Claude Varoquaux comprenant huit candidats, une autre conduite par la première adjointe, Corinne Gallerne, comprenant quinze membres dont six conseillers sortants, une dirigée par Joseph Pluta comprenant également quinze candidats dont six conseillers sortants, et la dernière, une liste ouverte, initiée par Serge Claisse. Aucun candidat ne sera élu à l'issue du premier tour du 9 mars. Lors du second tour, le 16 mars, seules deux listes se présentaient aux suffrages des électeurs, celles de Joseph Pluta et Corinne Gallerne, Serge Claisse ayant rejoint la liste Gallerne entre les deux tours. Finalement, c'est la liste conduite par Joseph Pluta qui s'est imposée en emportant quatorze sièges sur les quinze mis en jeu. Seule Véronique Michotte a été élue du côté de la liste Gallerne. Voici donc la liste des quinze conseillers élus : Jospeh Pluta (maire), Pierre Totot (premier adjoint), Pierre Debouw (deuxième adjoint), Daniel Bohant (troisième adjoint), Evelyne Louppe (quatrième adjoint), Jocelyne Collard, Yohann Berthélémy, Jean-Philippe Husson, Jean-Michel Renard, Bernard Hiblot, Maryline Feck, Sébastien Prévot, Ludovic Gérard, Pascal Thiery et Véronique Michotte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis la Révolution
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1793 Jean-Baptiste Hutin    
1793 An II Simon Hougrand    
An II An IV M. (?) Isaac    
An IV An V Jean-Baptiste Hutin    
An V An VIII Joseph Claudin    
An VIII An VIII Dieudonné Meurice    
An VIII An X M. (?) Nicolas    
An X 1816 Paul-Joseph Terff   Agriculteur
1816 1816 Jean-Baptiste Bertrand    
1816 1824 Paul-Joseph Terff   Agriculteur
1824 1848 Jacques Nicolas    
1848 1851 M. (?) PetitJean    
1851 1853 Hyppolyte Nicolas    
1853 1871 Nicolas Léonard    
1871   Louis Chavannes    
1959 1985 (décédé) Henri Vin RI Conseiller général et député
1985 1989 Serge Claisse    
1989 2001 Joseph Pluta DVD  
2001 2008 Claude Varoquaux UDF  
2008 2014 Joseph Pluta[1] DVD Conseiller général
2014 en cours Pierre Debouw   Professeur des écoles retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 793 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
186 217 225 275 429 488 555 587 576
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
663 522 597 670 670 677 712 815 842
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
805 702 766 730 817 650 702 810 847
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
809 826 819 836 807 795 789 793 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle près de l'ermitage de Saint-Walfroy
Ermitage de Saint-Walfroy
  • Mont Saint-Walfroy, fondé par Walfroy le Stylite au VIe siècle. C'est un haut lieu de pèlerinage pour les catholiques. On y accède par un chemin de croix de quatorze stations. Au sommet, à 350 mètres d'altitude, on y découvre un point de vue remarquable sur le pays d'Yvois, ainsi que l'église, la maison d'accueil et la chapelle.
  • Ligne Maginot. On trouve deux casemates de la Ligne Maginot sur le territoire communal. Celles-ci faisaient partie de ce que l'on nommait la tête de pont de Montmédy, c'est-à-dire l'extrémité occidentale de la Ligne Maginot. À deux kilomètres de Margut à vol d'oiseau, sur l'autre rive de la Chiers, se trouve l'ouvrage de Villy-La Ferté qui est le premier ouvrage de la Ligne Maginot à être tombé en combattant en 1940. Dans la nuit du 18 au 19 mai 1940, 107 soldats français y ont péri asphyxiés au fond de la galerie souterraine, à plus de 25 mètres sous terre. Une cérémonie est organisée chaque année pour leur rendre hommage.
L'église Saint-Rémi
  • Église Saint Remi. Elle ne revêt pas un caractère architectural remarquable mais constitue l'une des traces les plus anciennes de bâti dans la commune. La nef, assez étroite, est surmontée d'une voûte en berceau pratiquée dans les combles de la toiture. Elle fut construite en 1718 par les religieux de Saint-Hubert. Le sanctuaire date de 1740. Le confessionnal est en bois sculpté. L'ancien autel, construction en bois, remontant au XVIIIe siècle, fut remplacé en 1875 par un autel de style Renaissance. La tour quadrangulaire, qui fut construite en 1728 aux frais de l'abbé Huart, est surmontée d'un dôme octogone et était coiffée d'un champignon terminant le clocher, ce qui conférait au bâtiment un caractère original. Mais le clocher fut détruit pendant la Première Guerre mondiale et remplacé par un clocher plus classique. Des photos anciennes antérieures à 1914 (plusieurs collectionneurs de la commune en possèdent) permettent de découvrir à quoi ressemblait cet ancien clocher. À noter par ailleurs que le presbytère, qui est situé juste en face de l'église, date de 1661, ce qui ferait du bâtiment le plus ancien de la commune.
  • Champel. C'est une ferme isolée située au pied de la côte des Grottes, à quelques centaines de mètres à peine de l'ermitage de Saint-Walfroy. Ce site qui est situé à près de 300 mètres d'altitude était sans doute habité dès le haut Moyen Âge. En 812, Champel fut donnée par Charlemagne à l'abbaye Saint-Remy de Reims. C'est la trace écrite la plus ancienne attestant d'un peuplement sur le ban communal de Margut. Le hameau de Champel était alors habité par une soixantaine de serfs. Aujourd'hui, la ferme est exploitée par la famille Graftiaux qui est spécialisée dans l'élevage bovin (produits laitiers entre autres).
  • Golf de Margut. Créé à la fin des années 1980 par Cyril Havas, le golf de Margut a depuis connu un indéniable essor en accroissant progressivement son nombre de trous. Situé dans un cadre unique, sur une colline qui surplombe les vallées de la Marche et de la Carité, le golf jouit d'une excellente réputation et attire des passionnés venus de France, mais aussi de Belgique et du Luxembourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Saint Walfroy. Aux temps mérovingiens, vers l'an 585, le diacre Walfoy, disciple de saint Martin de Tours, vient dans le Pays d'Yvois pour y vivre en ermite. Walfroy joint à la prière une forme de pénitence originale : comme les stylites d'Orient, il se tient sur une colonne, y endurant les rigueurs du climat ardennais. Sa prédication et son exemple, attire à l'Evangile les habitants de la région qui finissent par briser le signe de leur paganisme : la statue de la "Dea Arduina" vénérée sur la colline. Obéissant à l'évêque de Trèves, Walfroy quitte sa colonne, évangélise la région et construit, au sommet de la colline, une église en l'honneur de St Martin. Il en fait un foyer de vie religieuse. Il meurt peu avant l'an 600, inhumé dans l'église qu'il a construite. Ses reliques ont été transportées en Yvois (Carignan) le 7 juillet 979.
  • Henri Vin. Maire de Margut de 1959 à 1985, année de sa disparition, Henri Vin est la figure politique marquante de la commune. Né à Carignan le 29 août 1922, il prit une part active à la Résistance dans le Pays d'Yvois. Professeur de collège, il fut élu maire de Margut en 1959. Il occupa également le siège de conseiller général du canton de Carignan. Suppléant de Jacques Sourdille, il le remplaça au Palais Bourbon quand ce dernier fit son entrée au gouvernement de Raymond Barre. Il siégea à l'Assemblée nationale du 2 mai 1977 au 2 avril 1978.
  • Paul Dauchy. Né à Margut en 1897, dans le bâtiment situé au-dessus de l'actuelle mairie, Paul Dauchy est sans conteste l'un des plus illustres personnages liés à la commune. Musicien de grand talent, il suivit une formation à la Schola Cantorum de Paris sous la conduite de Vincent d'Indy. Directeur de la société philharmonique de Charleville-Mézières à partir de 1924, il créa une école de dans classique, une chorale mixte, des cours de musique et de piano. C'est également lui qui créa la délégation ardennaise des Jeunesses musicales de France en 1952. Le 27 novembre 2005, la municipalité décidait de donner le nom de Paul-Dauchy, à la salle de musique municipale.
  • Gérard Pinson. Gérard Pinson est un journaliste de télévision français né à Margut en 1950. Après avoir débuté à France 3 Champagne-Ardenne à Reims, il devient rédacteur en chef de France 3 Orléans puis prend des responsabilités à FR3 national à Paris. Il présenta le 19/20 en duo avec Élise Lucet et Soir 3 dans les années 1980. Il est décédé des suites d'un accident de la route le 2 décembre 1990. Il était président d'honneur de l'Amicale des anciens élèves de Margut et avait participé à plusieurs manifestations organisées par l'association, dont le gala Verchuren en 1989.

Événements[modifier | modifier le code]

  • 4e dimanche d'avril. La traditionnelle Foire de Printemps organisée par l'association des commerçants et artisans de Margut, anciennement appelée GITE et désormais UCIA de Margut et des environs. L'événement attire des milliers de curieux chaque année dans les rues du village. Les exposants se déplacent en masse à chaque fois et les animations ne manquent pas pour séduire le nombreux public.
  • 2e dimanche de septembre. La fête patronale se déroule toujours le deuxième week-end de septembre, soit une semaine après celle de Carignan. Si la fête ne connaît plus le succès d'antan, les forains étant moins nombreux à faire le déplacement, elle demeure un moment important de la vie locale avec l'organisation de bals populaires les vendredi et samedi soirs.
  • 25 octobre. Grande fête de Saint-Walfroy. En 2009, deux événements importants ont été fêtés. Il y a 1030 ans, en 979, les reliques de saint Walfroy ont été transportées à Carignan. Cette année a permis donc de commémorer ce transfert ainsi que la restauration de l'église qui fut entreprise de 1949 à 1959. À cette occasion, les reliques de saint Walfroy habituellement présentées à l'église Sainte-Clotilde à Reims ont été déposées dans l'église (depuis le 1er mai) et ce pour une année.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis-Augustin Hamon, (Abbé), Margut, Fromy et Saint-Walfroy, Reims, Imprimerie coopérative,‎ 1876.
  • Albert Meyrac, Géographie illustrée des Ardennes, Guénégaud,‎ 1965 (deuxième édition).
  • Stéphane Gaber, Le Pays D'Yvois-Carignan, hier et aujourd'hui, Sopaic,‎ 1988.
  • Stéphane Gaber, « A l'occasion du 14e centenaire de sa mort, saint Walfroy en son temps », Terres Ardennaises, no 51,‎ juin 1995.
  • Jacques Théret, Les Hauts-Buttés, Neuvizy, Saint-Walfroy. Trois Hauts-Lieux des Ardennes. Chemins de mémoire, page d'histoire religieuse, Éditions Terres Ardennaises,‎ 2006, 240 p. (ISBN 2-905339-74-8), « Saint-Walfroy, un vieux pays chargé d'histoire », p. 153-207.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]