Marguerite de Savoie (reine d'Italie)

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Marguerite de Savoie
Photographie de Henri Le Lieure

Marguerite de Savoie (Turin, 20 novembre 1851Bordighera, 4 janvier 1926), née Margherita Teresa Giovanna, princesse de Savoie, fut reine consort d'Italie de par son mariage avec le roi Humbert Ier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nièce du roi Victor-Emmanuel II d'Italie, la princesse Margherita est la fille de Ferdinand de Savoie, duc de Gênes, et d'Élisabeth de Saxe. Elle appartenait à la maison de Savoie. Le 21 avril 1868, elle épousa son cousin germain Humbert Ier d'Italie (1844-1900), couronné roi le 9 janvier 1878. Ils n'eurent qu'un enfant : Victor-Emmanuel, prince de Naples (1869-1947), qui régna sous le nom de Victor-Emmanuel III d'Italie.

La « reine Margherita » était connue pour être une protectrice des arts et des lettres. Blonde et avec une allure très majestueuse, la jeune Marguerite développa un esprit très religieux et conservateur. Elle fut l'élève de Francesco Paolo Tosti. Elle fonda diverses sociétés culturelles, dont la Società del Quartetto et la Casa di Dante, et fut la bienfaitrice de plusieurs œuvres comme la Croix-Rouge. Carducci écrivit en son honneur l’Ode alla regina d'Italia. Elle fut donc très populaire auprès de la plus grande majorité des Italiens, qui ne connaissaient pas ses réelles convictions réactionnaires (ex. : elle approuva sans réserve les violentes répressions aux révoltes de Milan de 1898, dues à la misère de classes populaires, sur ordre du général Bava-Beccaris).

Passionnée d'alpinisme, elle s'est rendue régulièrement à Gressoney-Saint-Jean pour ses vacances, dans la vallée du Lys, où elle fit bâtir sa résidance, le château Savoie. Elle fut la première femme à escalader le mont Rose, deuxième sommet des Alpes. Pour cette ascension elle fit bâtir la cabane Reine Marguerite, aujourd'hui le plus haut refuge d'Europe.

Le nom de « Margherita » est également passé à la postérité lorsque, en 1889, un artisan créa la « pizza Margherita » en son honneur. Cette nouvelle pizza avait pour particularité de présenter les trois couleurs du récent drapeau de l'Italie unifiée : vert, blanc, rouge. Quelques années auparavant, en 1879, les Siennois avaient baptisé de son nom une variété de panforte.

Elle est enterrée, comme son époux, au Panthéon, à Rome.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carlo Casalegno, La Regina Margherita, Einaudi editore, Torino, 1956.
  • Manlio Lupinacci, La Regina Margherita, Le lettere editore, Firenze, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]