Marguerite Roberts

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Marguerite Roberts

Naissance 21 septembre 1905
Saint-Louis, Colorado, (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 17 février 1989 (à 83 ans)
Santa Barbara, (États-Unis)
Profession Scénariste

Marguerite Roberts est une scénariste américaine née le 21 septembre 1905 à Greeley (Colorado) et morte le 17 février 1989 à Santa Barbara (Californie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Au début des années 1920 Marguerite Roberts et son mari voyagent dans le sud des États-Unis tout en vendant des perles d'imitations. Leur commerce périclite ; elle trouve un emploi dans un journal local d'El Centro, Californie[1]. Elle se rend ensuite à Hollywood et travaille comme secrétaire pour la Fox, avec l'ambition de devenir scénariste. En 1933 elle collabore à l'écriture du scénario de Sailor's Luck de Raoul Walsh. Ensuite elle travaille sous contrat avec la Paramount Pictures, Marguerite Roberts rencontre là son second mari le romancier John Sanford en 1936 ; ils se marient en 1938. John Sanford adhère au Parti communiste l'année suivante ; peu après Marguerite Roberts entre au Parti sans grande conviction (Elle quitte le Parti en 1947)[2] En 1939 elle signe le premier contrat d'une longue série avec la Metro-Goldwyn-Mayer. Elle écrit dès lors pour les plus grands et devient l'une des scénaristes les mieux payées d'Hollywood à 2 500 $ la semaine[3]. Elle dira plus tard de son choix d'écrire pour les « durs » : « J'étais sevrée des histoires d'hommes avec des pistolets, et je connaissais également tout leur jargon. Mon grand-père était arrivé dans l'Ouest dans une carriole bâchée, c'était un sheriff à cette époque sauvage. »

En 1941 elle coécrit avec son mari le scénario de Honky Tonk. C'est elle même qui convaincra John Sanford de se tourner vers son activité de romancier, plutôt que d'écrire pour le cinéma. Même si elle a quitté le Parti communiste deux ans après la fin de la guerre, le monde est en pleine Guerre froide, à Hollywood le maccarthisme sévit[4]. Ce qui lui vaut d'être inscrite de 1951 à 1962 sur la Liste noire de Hollywood pour avoir refusé de donner des noms[5] à la commission d'enquête des activités anti-américaines[6].

En 1961 Marguerite Roberts devient la première scénariste « black-listée » à se voir offrir un contrat par la Columbia, elle écrit Diamond Head. Et ironie de l'histoire, elle écrira plus tard en 1969 le scénario de True Grit dont l'acteur principal John Wayne anti-communiste et conservateur dira que c'est le meilleur pour lequel il ait tourné[7], et qui lui valut son seul Oscar. En 1971, elle se retire de ses activités à Hollywood, après avoir écrit Shoot Out.

Après sa mort en 1989, John Sanford a écrit sur leur relation, et en a laissé un poignant témoignage dans A Palace of Silver. A Memoir of Maggie Roberts.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • John Sanford, We Have a Little Sister. Marguerite, the Midwest years, Santa Barbara, Capra Press, 1995. (ISBN 0884963993)
  • John Sanford, A Palace of Silver. A memoir of Maggie Roberts, Santa Barbara, Capra Press, 2003. (ISBN 0972250360)

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]