Marguerite Perey

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Marguerite Catherine Perey

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Naissance 19 octobre 1909
Villemomble (France)
Décès 13 mai 1975 (à 65 ans)
Louveciennes (France)
Nationalité Drapeau : France française
Champs Chimie
Physique
Institutions Institut du Radium
Université de Strasbourg
Renommé pour Découverte du francium

Marguerite Catherine Perey (Villemomble, Seine, 19 octobre 1909 - Louveciennes, Yvelines, 13 mai 1975) est une chimiste française connue pour avoir isolé le francium en 1939. En 1949, elle est professeur titulaire de la chaire de chimie nucléaire à l'université de Strasbourg dans l'Institut de Recherche nucléaire. Elle est la première femme élue correspondant de l'Académie des sciences en 1962.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marguerite Perey est issue de l'enseignement primaire supérieur ; titulaire d'un diplôme d'État de chimiste de l'École d'Enseignement Technique Féminine en 1929, elle rejoint ensuite l'équipe de Marie Curie à l'Institut du Radium et y devient sa préparatrice particulière de 1929 à 1934[1]. En 1934, à la mort de Marie Curie, Marguerite Perey obtient un poste de radiochimiste, toujours dans l'Institut du Radium, auprès du nouveau directeur André Debierne[1],[2]. En 1939, Marguerite Perey isole par purification de lanthane contenant de l'actinium le premier isotope d'un élément chimique qui se place dans la case 87 encore vide du système périodique. Elle nommera cet élément francium en hommage à Marie Curie[3],[4].

Dès les années 1870, la communauté des chimistes pensait qu'il devait exister un métal de type alcalin de numéro atomique 87[5], en dessous du césium dans la classification périodique. Il était alors connu sous le nom provisoire eka-césium[6]. Les chercheurs essayaient de découvrir et d'isoler cet élément manquant. Au moins quatre annonces prématurées furent faites avant qu'il soit effectivement découvert. Le francium n'a actuellement aucune application connue.

Ayant repris ses études pendant la guerre, Marguerite Perey soutient un doctorat ès sciences à la Sorbonne en 1946,sur "Elément 87, actinium K" et devient maître de recherches au CNRS à l'Institut du Radium sous la direction d'Irène Joliot-Curie jusqu'en 1949. Elle est alors nommée professeur titulaire de la chaire de chimie nucléaire à l'université de Strasbourg dans l'Institut de Recherche nucléaire tout juste créé. En 1962, elle est la première femme élue correspondant de l'Académie des Sciences en 1962.

Elle décède le 13 mai 1975. Les médecins l'ayant examinée ont pu constater que son corps et ses os émettaient le rayonnement caractéristique de l'actinium, du fait des nombreuses manipulations des sources de ce radioélément au cours de sa carrière.

Marguerite Perey, elle-même victime des radiations, a eu à cœur d'introduire dans ses laboratoires des mesures de protection.

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

  • Marguerite Perey, « Sur un élément 87, dérivé de l'actinium », C.R. Hebd. Seances Acad. Sci., vol. 208,‎ 1939, p. 97-99 (lire en ligne)
  • Marguerite Perey, « Francium: élément 87 », Bull. Soc. Chim. Fr., vol. 18,‎ 1951, p. 779 (ISSN 0037-8968)
  • Marguerite Perey et Jean-Pierre Adloff, « Sur la descendance de l'actinium k : 22387Fr », Journal de Physique et Le Radium, vol. 17, no 7,‎ 1956, p. 545-547 (lire en ligne)

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

  • Une école élémentaire et une école maternelle de Strasbourg portent son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean C. Baudet, Curieuses Histoires des dames de la science, Paris Bruxelles, Editions Jourdan,‎ 2010, 318 p. (ISBN 978-2-87466-157-0), p. 173
  2. Nathalie Pigeard-Micault, Les femmes du laboratoire de Marie Curie, Paris, Editions Glyphe,‎ 2013, 298 p. (ISBN 978-2-35815-111-5), p. 199-205
  3. Marguerite Perey, « Sur un élément 87, dérivé de l'actinium », C.R. Hebd. Seances Acad. Sci., vol. 208,‎ 1939, p. 97-99 (lire en ligne)
  4. Marguerite Perey, « Francium: élément 87 », Bull. Soc. Chim. Fr., vol. 18,‎ 1951, p. 779 (ISSN 0037-8968)
  5. (en) Andy Price, « Francium », sur www.andyscouse.com,‎ 2004 (consulté le 22 novembre 2009)
  6. (en) Jean-Pierre Adloff et George B. Kauffman, « Francium (Atomic Number 87), the Last Discovered Natural Element », The Chemical Educator, vol. 10, no 5,‎ 2005, p. 387-394 (ISSN 1430-4171, lire en ligne)
  7. « Notice no c-340401 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Pigeard-Micault, Les femmes du laboratoire de Marie Curie, Editions Glyphe, Paris, 2013, p. 199-205.
  • (en) Marilyn Bailey Ogilvie (et al.), The Biographical Dictionary of Women in Science, vol. 2 (L-Z), Taylor & Francis, 2000, p. 1006-1007
  • Les femmes et la science : de l'Antiquité à nos jours, Union féminine civique et sociale, Paris, 1992, p. 62-69
  • Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 47, p. 4856

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]