Marguerite Ire d'Écosse

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Marguerite Ire
Image illustrative de l'article Marguerite Ire d'Écosse
Titre
Reine d'Écosse
Septembre/Octobre 1290
Prédécesseur Alexandre III
Successeur Jean Balliol
Biographie
Titre complet Reine d'Écosse
Dynastie Dunkeld
Date de naissance Avril 1283
Date de décès Septembre/Octobre 1290
Père Éric II de Norvège
Mère Marguerite d'Écosse

Marguerite Ire d'Écosse
Monarques d'Écosse

Marguerite Ire d'Écosse (norvégien:Margrete Eiriksdotter) est une reine d'Écosse de 1286 à 1290.

L'héritière[modifier | modifier le code]

Marguerite est l'unique enfant survivante de Marguerite d'Écosse, fille d'Alexandre III qui a épousé le 14 août 1281 le roi Éric II de Norvège, elle naît en avril 1283, et est surnommée dans l'historiographie « The Maid of Norway » (c'est-à-dire: la Jeune fille de Norvège). Elle est reconnue par les barons du royaume comme héritière de son grand-père dès février 1284[1]

Reine d'Écosse[modifier | modifier le code]

À la suite à la mort accidentelle du roi Alexandre III, le , elle est également reconnue comme telle par le roi Édouard Ier d'Angleterre, qui envisage de la marier avec son fils et héritier Édouard et demande au Pape les dispenses nécessaire à l'union le 10 mai 1289. Pendant cette période la continuité du pouvoir royal est assurée par un collège de Gardiens de l'Écosse mis en place fin avril 1286 par le « Parlement » de Scone.

Le 20 septembre 1289 Robert V de Bruce, qui est un des héritiers potentiels du trône réunit ses alliés dans son château de Turnberry. Le 27 septembre, John Comyn l'Ancien et les évêques William Fraser de Saint-Andrews et Robert Wischard de Glasgow, tous trois Gardien de l'Écosse, ratifient le traité de Salisbury qui prévoit l'union de la jeune Marguerite Ire d'Écosse avec l'héritier de la couronne d'Angleterre[2]

Les forces de Bruce attaquent les châteaux royaux et ceux de la famille Balliol dans le sud ouest de l'Écosse. Néanmoins le Parlement de Birgham-on-Tweed valide le précédent traité le 18 juillet 1290 et le 28 août de cette même année un nouvel accord signé avec Edouard Ier d'Angleterre à Northampton confirme les traités antérieurs[3].

En septembre 1290, Marguerite entreprend le voyage de la cour de son père à Bergen en Norvège vers l'Écosse, mais de santé fragile elle meurt avant d'y parvenir dans les bras de Narfi évêque de Bergen, âgée de seulement 7 ans, le 26 septembre 1290 au large des Orcades[4] la nouvelle parvient en Écosse le 7 octobre suivant[5], le navire fait demi-tour afin qu'elle soit inhumée à Bergen.

Dix ans plus tard une Allemande se présente à Bergen avec son mari et proclame qu'elle est la reine Marguerite qui ne serait pas morte et aurait été vendue par sa nourrice Ingebiorg Erlingdatter[6]

Une enquête est menée à la demande du roi Håkon V de Norvège. L'imposture est démasquée et la fausse Marguerite est brulée vive à Bergen et son époux décapité[7]. Toutefois la croyance populaire s'empare de l'événement et la fausse Margarete est reconnue « sainte » par le petit peuple sous le nom de « Sainte Maritte »[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gordon Donaldson « 1284 Acknoledgment of the Maid of Norway as heir of Alexander III » dans Scottish Historical Documents Scottish Academic Press, Edinburgh & London 1974 p. 37-38.
  2. (en) Gordon Donaldson « 1289 Treaty of Salibury » op.cit p. 38-39.
  3. (en) G.W.S. Barrow Robert Bruce and the Community of the Realm of Scotland E.U.P 4e édition (Edinburgh 2005) (ISBN 0-7486-2022-2) p. 36
  4. (en) G.W.S. Barrow op.cit note n° 51 p. 432
  5. (en) Gordon Donaldson « 1291 Letter of Bishop William Fraser to Edward I » op.cit p. 41-43
  6. (la) & (is)Annales Islandici: AD 1300 p. 179 .
  7. (la) & (is)Annales Islandici: AD 1301 p. 179.
  8. Notes of some entries in the Iceland Annals regrading the death of the princess Margaret, "The Maiden of Norway," in A.D. 1290, and "The false Margaret," who was burned at Bergen in A.D. 1301 ; vith the transcript of a letter of bishop Audfinn refering to both, and dated 1st february 1320. By Joseph Anderson, keeper of the museum .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mike Ashley The Mammoth Book of British Kings & Queens Robinson (Londres 1998) (ISBN 1841190969) « Margaret Maid of Norway » p. 409.
  • (en) Michael Brown The Wars of Scotland 1214~1371 The New Edinburgh History of Scotland. Edinburgh University Press, (Edinburgh 2004) (ISBN 0748612386).
  • (en) Richard Oram The Kings and Queens of Scotland Tempus, Stroud (2006) (ISBN 075243814X).
  • (no) Narve Bjørgo, « Margrete Eiriksdotter », Norsk biografisk leksikon,consulté le 6 octobre 2013.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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