Margherita Guidacci

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Margherita Guidacci

Naissance 25 avril 1921
Florence
Décès 19 juin 1992
Rome, Italie
Profession poétesse
essayiste
traductrice

Margherita Guidacci est une poétesse, essayiste et traductrice italienne née à Florence le 25 avril 1921 et décédée à Rome le 19 juin 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Margherita Guidacci est née à Florence le 25 avril 1921. Elle est élevée dans une vieille demeure du centre de la ville.

Son père meurt d'un cancer alors qu'elle a dix ans. Elle reste seule avec sa mère, dans une grande solitude morale, et trouve refuge dans les livres et les études.

Elle s'inscrit à la Faculté des Lettres de Florence où Giuseppe de Robertis lui fait découvrir la littérature contemporaine. Elle soutient sa thèse sur Giuseppe Ungaretti.

Rapidement elle s'oriente vers les littératures anglaise et américaine. Elle découvre l'œuvre de Emily Dickinson qui restera sa grande référence. Elle lit Shakespeare, Melville, T. S. Eliot mais aussi la Bible, Rilke et Kafka.

En 1946 paraît son premier recueil de poèmes, La sabbia e l'angelo (Le sable et l'ange), puis, neuf ans plus tard, Morte del ricco. Ses nombreux recueils ultérieurs paraîtront chez de nombreux éditeurs, avec irrégularité, sous la seule pression de l'urgence intérieure.

Elle se marie à vingt-huit ans. Elle aura deux fils et une fille. Son mari, Lucca Pinna, meurt en 1977.

Margherita Guidacci a enseigné pendant de nombreuses années les littératures anglaise et américaine au lycée scientifique Cavour à Rome, à l'université de Macerata, puis à l'Institut universitaire de Santissima Maria Asunta, à Rome.

Elle est reçue le 14 décembre à la Maison de la Poésie de Paris. De retour à Rome, en janvier 1990, elle rédige le texte intitulé Comment j'ai écrit Sibylles où elle livre de précieuses réflexions sur son processus d'écriture.

Peu de temps après, au début de 1990, elle subit deux attaques cérébrales. Frappée d'hémiplégie, elle est condamnée à la solitude et au silence. Elle écrit son dernier recueil, Anelli del tempo, et envoie le manuscrit à son éditeur un mois avant sa mort.

Elle meurt dans son sommeil la nuit du 19 juin 1992. Elle repose dans le caveau familial, à Scarperia, non loin de Florence.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • La sabbia e l'angelo, Vallecchi, Florence, 1946.
  • Morte del ricco, Vallecchi, Florence, 1955.
  • Giorno dei Santi, Scheiwiller, Milan, 1957.
  • Paglia e polvere, Rebellato, Padoue, 1961.
  • Poesie, Rizzoli, Milan, 1965.
  • Un cammino incerto, Cahiers d'origine, Luxembourg, 1970, édition bilingue avec une traduction française de Arthur Praillet.
  • Neurosuite, Neri Pozza, Vicence, 1970.
  • Terra senza orologi, Trentadue, Milan, 1973.
  • Taccuino slavo, La Locusta, Vicence, 1976.
  • Il vuoto e le forme, Rebellato, Padoue, 1977.
  • L'altare di Isenheim, Rusconi, Milan, 1980.
  • Lunghe e brevi, Libreria Editrice Vaticana, 1980.
  • L'orologio di Bologna, Città di Vita, Florence, 1981.
  • Inno alla gioia, Nardini, Florence, 1983.
  • La Via Crucis dell'umanità, Città di Vita, Florence, 1984.
  • Liber Fuguralis, Facoltà di Lettere dell'università di Messina, 1986, édition bilingue avec une traduction anglaise de Ruth Feldmann.
  • Poesie per poeti, Istituto di Propaganda Libraria, Milan, 1987.
  • Una breve misura, Vecchio Faggio Editore, Chieti, 1988.
  • Il buio e lo splendore, Garzanti, Milan, 1989.
  • Anelli del tempo, Città di Vita, Florence, 1993.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Studi su Eliot, Istituto di Propaganda Libraria, Milan, 1975.
  • Studi su poeti e narratori americani, EDES, Cagliari, 1978.

Traductions[modifier | modifier le code]

Parmi ses traductions publiées figurent les sermons de John Donne et la poésie de Emily Dickinson[1].

T. S. Eliot[2] et Elizabeth Bishop font également partie des poètes que Guidacci a traduits dans sa langue maternelle.

Les traductions en langue française[modifier | modifier le code]

On pourra lire également en langue française la postface écrite par Margherita Guidacci pour le choix de poèmes de Emily Dickinson cotraduits avec Gérard Pfister et William English paru en 1989 aux Éditions Arfuyen sous le titre Vivre avant l'éveil.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Rizzo, Patricia Thompson. Emily Dickinson and the "blue peninsula": Dickinson's reception in Italy The Emily Dickinson Journal - Volume 8, Number 1, Spring 1999, pp. 97-107
  2. (en) T. S. Eliot Collection, 1905, 1917-1979. Harry Ranson Humanities Research Center at the University of Texas at Austin