Margarete Wallmann

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Wallmann (1970)

Margarete Wallmann, dite aussi Margarethe, Margherita ou Margarita Wallmann, est une chorégraphe et metteur en scène d'opéra autrichienne, née à Vienne le 22 juin 1904 et morte à Monaco le 2 mai 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle étudie la danse à Paris avec Olga Preobrajenska. À 15 ans, elle est soliste dans la troupe de l'Opéra de Munich. Mais en 1934, durant des répétitions à l'Opéra de Vienne, elle tombe dans une trappe et fait une chute de 4 mètres et se casse une hanche.

Sa carrière de ballerine étant finie, elle ouvre une école de danse à Berlin et commence à mettre en scène et chorégraphier des opéras pour le festival de Salzbourg avec Max Reinhardt, dont un Orphée de Christoph Willibald Gluck remarqué en 1936. En 1937, elle met en scène ses premières productions en Italie au Mai musical florentin et à la Scala de Milan. Durant la Deuxième Guerre mondiale, elle dirige le ballet du Teatro Colón de Buenos Aires où elle se lie d'amitié avec sa compatriote viennoise Mariette Lydis.

À la Libération, elle revient en Europe, fréquente les Toscanini et prend la direction du ballet de la Scala, avec lequel elle crée entre autres Vita dell'uomo de Alberto Savinio (1958). Parallèlement, elle y met en scène à partir de 1952 de nombreux opéras, dont plusieurs avec Maria Callas dont elle est la chorégraphe particulière : Médée de Luigi Cherubini dirigé par Leonard Bernstein (1953), Alceste dirigé par Carlo Maria Giulini (1954), Norma de Vincenzo Bellini (1955), Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi (1957) mais aussi Turandot de Giacomo Puccini avec Birgit Nilsson (1958). Elle réalise la chorégraphie d'Aïda (1953), film de Clemente Fracassi adapté de l'opéra de Giuseppe Verdi.

Son approche innovante de la mise en scène lui vaut également de participer à de nombreuses créations : David de Darius Milhaud (1953), L'Ange de feu de Sergueï Prokofiev (1955), Meurtre dans la cathédrale (1958) de Ildebrando Pizzetti, Atlantida, opéra posthume de Manuel de Falla (1962), L'Opéra d'Aran de Gilbert Bécaud (1962, théâtre des Champs-Élysées), Les Diables de Loudun de Krzysztof Penderecki (1969), Andréa del Sarto de Daniel-Lesur (1969), Antoine et Cléopatre d'Emmanuel Bondeville (1974) et surtout Dialogues des carmélites de Francis Poulenc en 1957 à la Scala.

Elle met également en scène La Gioconda d'Amilcare Ponchielli au Metropolitan Opera (1966), Turandot de Puccini, Les Troyens de Hector Berlioz, Un ballo in maschera et Don Carlos de Verdi à l'Opéra de Paris.

Elle était réputée pour son extrême sévérité, qualifiée de « dictateur en jupons » par certains artistes.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Margherita Wallmann, Les Balcons du ciel, mémoires, Robert Laffont, 1976. Réédité en 2004 sous le titre : Sous le ciel de l'opéra. Mémoires, Felin, 2004 (ISBN 2-86645-562-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]