Margaret Pole

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Margaret Pole
Image illustrative de l'article Margaret Pole
Naissance 1473
Château de Farleigh,
(Somerset) Angleterre
Décès 27 mai 1541  (à 67 ans)
Londres
Nationalité Flag of England.svg anglaise
Béatification 1886
par Léon XIII
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 28 mai

Margaret Pole, 8e comtesse de Salisbury, dite aussi « Margaret Plantagenêt », née en 1473 au château de Farleigh (Somerset), et morte le 27 mai 1541 à la tour de Londres, est la seconde fille de Georges Plantagenêt[1], duc de Clarence et d'Isabelle Neville, la fille de Richard Neville, comte de Warwick.

Biographie[modifier | modifier le code]

Relations avec Henri VIII[modifier | modifier le code]

De par son grand-père paternel, Richard Plantagenêt, elle est héritière de la maison d'York, la principale maison royale encore susceptible de faire de l'ombre à celle des Tudors et de contester ainsi le trône à son représentant, le roi Henri VIII. Margaret et Henri sont cousins. En effet, tous deux descendent des fils d'Édouard III : Lionel d'Anvers, duc de Clarence pour Margaret ; Jean de Gand, duc de Lancastre et Edmond de Langley, duc d'York (ainsi que Lionel d'Anvers également) pour Henri.

Mais Margaret a surtout le tort d'être catholique. Reginald, l'un de ses fils issu de son mariage avec Sir Richard Pole, est même devenu un éminent clerc de l'Église catholique romaine. Cependant, lorsque celui-ci refuse de consentir au divorce du roi avec Catherine d'Aragon et s'en prend à la politique d'Henri, il s'attire les foudres du monarque. Margaret et un certain nombre de membres de sa famille, dont le frère de Réginald, Henry Pole, 1er baron Montagu, sont alors victimes de représailles royales.

Exécution[modifier | modifier le code]

La comtesse de Salisbury est, pour sa part, emprisonnée à la tour de Londres pendant plusieurs années dans des conditions de détention très dures, avant d'y être décapitée au matin du 27 mai 1541 à l'âge de 67 ans, devant 150 témoins. On raconte qu'étant de santé fragile, elle dut être traînée devant le billot, sur lequel elle refusa même de poser la tête. Au premier coup de hache, le bourreau, inexpérimenté, lui entailla l'épaule plutôt que de lui trancher le cou, et s'y reprit à plusieurs fois pour achever l'exécution.

Considérée comme martyr par l'Église catholique, Margaret Pole fut béatifiée en 1886 par le pape Léon XIII.

Descendance[modifier | modifier le code]

De son mariage avec Sir Richard Pole, Margaret eut cinq enfants :

Margaret Pole dans la fiction[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Frère des rois Édouard IV et Richard III d'Angleterre.
  2. Ce dernier est lui-même l'ancêtre de Sir Edward Pakenham, dont la sœur Catherine se maria avec Arthur Wellesley, futur Duc de Wellington.