Mareuil (Dordogne)
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| Mareuil | ||
Le château de Mareuil. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Dordogne | |
| Arrondissement | Nontron | |
| Canton | Mareuil (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Mareuil-en-Périgord | |
| Maire Mandat |
Alain Ouiste 2008-2014 |
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| Code postal | 24340 | |
| Code commune | 24253 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Mareuillais | |
| Population municipale |
1 125 hab. (2010) | |
| Densité | 45 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 105 m — Max. 207 m | |
| Superficie | 25,13 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Mareuil (appelée localement Mareuil-sur-Belle) (Maruelh en occitan[1]) est une commune française, située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.
La commune est le chef-lieu du canton de Mareuil.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Située sur la route départementale 939 (l'ancienne route nationale 139), à environ 35 kilomètres au nord-ouest de Périgueux et autant au sud-est d'Angoulême, la commune de Mareuil est arrosée par la Belle.
Après avoir fait partie dès 1998 du Parc naturel régional Périgord-Limousin, Mareuil n'a pas adhéré à sa charte lors du renouvellement de celle-ci, par décret n° 2011-998 du 24 août 2011[2].
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Moyen Âge [modifier]
Les vieux Seigneurs de Mareuil, toujours Barons, sont mentionnés pour la première fois au XIe siècle, dans une chronique en latin, qui cite Guillaume Ier de Mareuil ; il était témoin en 1099 pour un charte de Raimond, évêque de Périgueux. Un peu plus tard, on trouve un Hélie de Mareuil, diacre de Périgueux. Le grand livre de l'historien Richard[3] fait mention de Hervé de Mareuil, un grand personnage dans l'histoire du Poitou, ami du prince anglais qui deviendra le futur roi, au temps de Vulgrin Taillefer. Hervé est désigné comme « un des plus importants barons de Poitou », et témoin pour Eléanor en Angleterre. En décembre 1202, il était témoin pour le traité de paix entre Jean sans Terre et le comte de Thouars.
Un autre haut personnage fut Raymond de Mareuil, évêque de Bordeaux en 1142. Il s'agit de Raymond III, fils d'Aldebert III, donc six générations plus tard.
À la bataille de Bouvines, en 1214, on retrouve Hugues et Jean de Mareuil qui capturent le Comte de Flandres. Hugues et Jean avec une bannière de 10 chevaux, reçoivent de Philippe Auguste la baronnie de Villebois, et la famille devient alors baron de Villebois-Mareuil. Plus tard, un Raymond de Mareuil est mentionné dans les chroniques de Froissart, Seigneur de Mareuil, de Villebois et de Montmoreau (1356-1393), marié à Jovide de Montchaude, Dame de Vibrac et d'Angeac.
Puis un autre grand seigneur fut Guy II de Mareuil (1466-1519), seigneur de Mareuil, baron de Villebois, seigneur d'Angeac, Vibrac, Bourzac et Pranzac, de Dompierre, Longayves et Saint-Christophe, sénéchal d'Angoumois. Marié à
- Philippe Paynel de Hombie, Dame d'Olonde-sur-mer (1473), et
- Catherine de Clermont (1513).
Il est mentionné comme un des ancêtres du Prince Charles d'Angleterre[4]. Pendant longtemps, ils préféraient être désignés seulement par le vieux nom de Mareuil.
Cette famille, avec depuis 1518 ses deux branches de Mareuil et de Villebois, doit être éteinte en France ; plus tard le nom fut formellement rétabli comme "De Villebois-Mareuil" avec titre de comte (barons d'empire 1810, et arrêt du 11 février 1873). Un descendant des Villebois, Maître Louis de Villebois à Paris, receveur et payeur général des Présidiaux de Champagne (1611), se retrouve aux Pays-Bas espagnols, au château des Comtes d'Egmonts, de qui descend la branche hollandaise. Un descendant, le Dr. Pierre Joseph, après l'armée du Rhin, se marie avec une héritière d'une vieille famille de noblesse hollandaise, Van der Does, et plus tard le nom devint Van der Does de Willebois.
Fusion de communes [modifier]
En 1827, les anciennes communes de Saint-Pardoux-de-Mareuil et Saint-Priest-de-Mareuil ont fusionné avec Mareuil.
La Résistance [modifier]
Il faut attendre 1942, pour que la résistance s'organise sous l'impulsion de Dominique Vives, Mareuillais de souche. C'est à partir du hameau du Repaire, qu'il commande à un groupe d'une quarantaine de volontaires. La rue des Martyrs et une stèle, qui s'y trouve, commémorent ces hommes, des Mareuillais (voir "Personnalités liées à la commune").
Héraldique [modifier]
| Blason | De gueules au chef d'argent au lion d'azur armé, lampassé et couronné d'or brochant sur le tout. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Administration [modifier]
Jumelage [modifier]
Saint-Frédéric (Canada) depuis 2012[5]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Mareuil depuis 1793.
Jusqu'en 1827, les communes de Saint-Pardoux-de-Mareuil et de Saint-Priest-de-Mareuil étaient indépendantes, avant de fusionner avec Mareuil.
Avant la fusion des communes de 1827 [modifier]
Après la fusion des communes [modifier]
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Mareuil, cela correspond à 2007, 2012, 2017[7], etc. Les autres dates de « recensements » (2006, 2010, etc.) sont des estimations légales.

Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (38,4 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (30,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,8 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 45,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 12,5 %, 15 à 29 ans = 11,4 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 34,9 %) ;
- 54,8 % de femmes (0 à 14 ans = 12,1 %, 15 à 29 ans = 9,5 %, 30 à 44 ans = 14,5 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 41,3 %).
Économie [modifier]
En ce début du XXIe siècle la vie économique du chef-lieu de canton a beaucoup changé. Dans les années 1950, des journées commerciales de quatre jours sont organisées avec le soutien des édiles du moment. Les 28 de chaque mois sont des rendez-vous à ne pas manquer. Ce dynamisme local entraîne un commerce florissant, un artisanat de proximité et le fonctionnement de plusieurs manufactures, dans lesquelles la population locale peut se projeter. En 1962, La SELP (Société Européennes des Laminées Plastiques) se crée à l'initiative d'un enfant du pays audacieux, courageux et ayant un sens aigu de l'intérêt collectif de la commune. Il nous raconte ses convictions exemplaires pour les jeunes dans un recueil de souvenirs intitulé "Max...une fantastique odyssée dans le plastique" paru en mars 2010.
Équipements, services et vie locale [modifier]
Associations [modifier]
Depuis 1921, l'Espérance mareuillaise œuvre au niveau du canton. Au fil des décennies, elle s'est étoffée des sections fanfare, judo, boules, danse et randonnées pédestres. Le club de football « les Chardons » encadre les jeunes sur le terrain municipal.
Enseignement [modifier]
La commune dispose d'une école maternelle, d'une école primaire et d'un collège, le « collège Arnault de Mareuil »[14].
Lieux et monuments [modifier]
- Château de Beaulieu, XVe et XVIIIe siècles, inscrit aux monuments historiques
- À côté du château de Beaulieu, un obélisque se dresse en pleins champs, création artistique d'un occupant du château
- Château de Beauregard, XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles, inscrit aux monuments historiques
- Château de Mareuil, XVIe siècle, classé monument historique, visitable. Il fut le siège d'une des quatre baronnies du Périgord.
- Église romane de Saint-Pardoux, classée monument historique
- Ruines de l'église de Saint-Priest, XIIe siècle, inscrites aux monuments historiques
- Au bourg, l'église Saint-Laurent, XIIe siècle, agrandie aux XVe et XVIe siècles, de style gothique avec portail de style Renaissance
Personnalités liées à la commune [modifier]
- barons de Mareuil (voir Histoire)
- Jean, Baptiste, Dominique Vives (1897-1993). Dit l'Amiral. Beau-père du résistant Raymond
- Max Marchaps né le 10 janvier 1927 à Mareuil, issu d'une famille modeste d'origine paysanne[15]. De 1946 à 1962, il est commerçant à Mareuil. En 1962, il crée la SELP (Société européenne des laminés plastiques).
- Jacques Vivier est un coureur cycliste français, né le 9 octobre 1930 à Mareuil. Il a gagné deux étapes de plat dans le Tour de France à l'époque de Fausto Coppi (1952) et de Louison Bobet (1954).
- Dominique Maaoui-Brun, née le 7 mai 1964 à Mareuil, est une périgordine devenue championne du monde de judo en poids mi-léger (52 kg) le 26 octobre 1986 à Maastricht aux Pays-Bas.
Notes et références [modifier]
- Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 14 décembre 2012.
- Décret n° 2011-998 du 24 août 2011 sur Legifrance, consulté le 27 août 2011.
- Alfred Richard, Histoire des Comtes de Poitou, 1903, tome II
- Lineage and Ancestry of HRH Prince Charles, Prince of Wales
- Patricia Négrier, Le jumelage est désormais officiel, Sud Ouest édition Périgueux du 21 novembre 2012.
- Notice communale de Mareuil, sur Ldh/EHESS/Cassini. Consulté le 12 mars 2013.
- Calendrier de recensement, sur Insee. Consulté le 12 mars 2013.
- Évolution et structure de la population, sur Insee. Consulté le 12 mars 2013.
- Populations légales 2006 des communes du département, sur Insee. Consulté le 12 mars 2013.
- Populations légales 2007 des communes du département, sur Insee. Consulté le 12 mars 2013.
- Populations légales 2010 des communes du département, sur Insee. Consulté le 12 mars 2013.
- Évolution et structure de la population à Mareuil en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
- Résultats du recensement de la population de la Dordogne en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
- Site du Collège Arnault de Mareuil, consulté le 24 mai 2011.
- Max Marchaps, Max... une véritable odyssée dans le plastique, 2009, (ISBN 978-2-9524117-9-0)
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- actes de la Bibliothèque Nationale
- Archives de France
- Histoire généalogique de la Maison De Villebois-Mareuil, Angers 1909, de Godefroy, baron de Villebois-Mareuil, et sa traduction hollandaise, corrigée et augmentée, de 2003.
Articles connexes [modifier]
- Saint-Pardoux-de-Mareuil
- Saint-Priest-de-Mareuil
- Dordogne (département)
- Périgord
- Communes de la Dordogne
- Anciennes communes de la Dordogne
- Liste des châteaux et demeures de la Dordogne
- Sentier de grande randonnée GR 36