Marcus Petreius

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Marcus Petreius (v. 110 av. J.-C., mort en avril 46 av. J.-C.) est un général de la République romaine, l'un des lieutenants de Pompée au cours de la guerre civile de César.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lors de la conjuration de Catilina, pendant la maladie du consul Antonius[1], collègue de Cicéron, Marcus Petreius marche contre Catilina et écrase son armée[2], dans la terrible bataille de Pistoïa[3] (63 av. J.-C.).

En 49 av. J.-C., il combat en Espagne, avec Lucius Afranius, comme lieutenant de Pompée[4] et est battu par César à Ilerda[5]. Il rejoint l'armée de Pompée à Pharsale puis en Afrique.

Plus tard, il embrasse le parti de Pompée et du sénat contre César et devint un acteur important de la lutte entre César et Pompée, connue sous le nom de Guerre civile romaine de 49 av. J.-C.. En 46 av. J.-C., il est blessé à Ruspina et assiste à la bataille de Thapsus qui achève la ruine de Pompée en Afrique. Après la ruine du parti républicain, il veut se réfugier avec le roi Juba, dans la ville tunisienne de Zama, célèbre pour la bataille qui s'y déroula en 202 av. J.-C., qui leur ferme ses portes.

Ils se donnent mutuellement la mort en 46 av. J.-C. dans une maison isolée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « En face de lui, Antoine, souffrant d'un accès de goutte et ne pouvant assister au combat, remet le commandement à son lieutenant Pétréius », Salluste, Conjuration de Catilina, LIX.
  2. « Si M. Petreius n’avait pas eu le courage d’un héros, le patriotisme le plus intrépide, un ascendant suprême sur les soldats et une expérience consommée dans l’art militaire ; si on ne lui avait pas donné P. Sextius pour seconder ses soins, pour animer, exciter et déterminer Antoine, cette guerre ne se serait point terminée avant l’hiver ; et Catilina, ... n’aurait point succombé sans qu’il en coutât des flots de sang, et que l’Italie entière eût éprouvé la plus affreuse dévastation. » Cicéron, pro Sextius, V
  3. « Catilina emmena ceux qui restaient à marches forcées à travers les montagnes abruptes dans les campagnes de Pistoia... », Salluste, Conjuration de Catilina, LVII.
  4. « À la tête des troupes de Pompée, en Espagne, marchaient Afranius et Pétréius ses lieutenants. Rivaux et compagnons de gloire, ils partageaient d'intelligence le commandement de l'armée, et veillaient tour à tour à la garde du camp. », Lucain, La Pharsale, IV.
  5. « Pétreius, qui voit que tout réussit au gré de l'ennemi, et que lui-même n'a rien à attendre des habitants de ces contrées, abandonne les hauteurs d'Hilerda, et va chercher au fond de l'Occident, des nations féroces qui ne respirent que la guerre. » Lucain, La Pharsale, IV, 120.