Marco Ricci

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Marco Ricci (Belluno, 5 juin 1676 - Venise, 21 janvier 1730) est un graveur et peintre italien de vedute. Principal initiateur du paysage vénitien au XVIIIe siècle, l'œuvre de Marco Ricci, longtemps restée dans l'ombre de son oncle Sebastiano Ricci, a été réévaluée par la critique[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Marco Ricci est né à Belluno le 5 juin 1676. Il se forme à la peinture auprès de son oncle Sebastiano Ricci, puis il se rend à Rome où pendant plusieurs années il se spécialise dans la peinture de paysages.

Jeune, il se distingue déjà pour sa violence en participant à une rixe qui s'est terminée par un homicide. Ceci l'oblige à se réfugier à Split, où il travaille dans l'atelier d'un peintre de vedutes, probablement Antonio Francesco Peruzzini.

Dans les premières années du XVIIIe siècle, il collabore avec Sebastiano Ricci.

En 1708 il suit Charles Montagu, Comte de Manchester, à Londres où il est invité avec Giovanni Antonio Pellegrini, afin de monter des scénographies pour l'opéra italienne au Queen's Theatre de Haymarket.

Il rentre à Venise à la fin de l'an 1710, à cause probablement d'une dispute avec Pellegrini.

De 1711 à 1714, il est de nouveau à Londres en compagnie de son oncle Sebastiano.

À Rome en 1720, il y découvre les ruines de Pannini et compose ses premières œuvres dans ce style (Paysage aux ruines antiques).

Finalement il s'établit à Venise où il est inscrit à la fraglia des peintres en 1726 et en 1727. Il réside jusqu'à sa mort dans la maison de son oncle.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, il manifeste des influences napolitaines et réalise des marines et des paysages tourmentés de tempêtes influencés par Magnasco.

Dans la maturité, la peinture de Marco Ricci dénote une approche sensible de la nature, notamment par son rendu des variations atmosphériques en fonction des saisons et du temps. Dans ses paysages de ruines, il fait preuve d'une sensibilité déjà pré-romantique, utilise de préférence une palette claire traduisant les effets de la lumière solaire, ouvrant la voie aux caprices de Francesco Guardi.

Lors de ses dernières années, l'utilisation de la détrempe et de la gouache sur parchemin lui permet d'alléger encore sa palette (Cour Paysanne).

À partir de 1723, Marco Ricci a été aussi un graveur dont il subsiste 33 eaux fortes dont les thèmes sont identiques à ceux de ses peintures. La technique de la gravure lui permet d'accentuer les contrastes lumineux.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jane Turner, The Dictionary of Art. 26, p.  323-324. New York, Grove, 1996. (ISBN 1-884446-00-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notamment grâce à l'exposition qui lui est consacrée à Bassano del Grappa en 1963. Cf. l'important catalogue qui lui est consacré à cette occasion : Marco Ricci: catalogo della mostra, éd. Alfieri, 1963.
  2. En collaboration avec son oncle Sebastiano Ricci