Marco Micone

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Marco Micone

Naissance 23 mars 1945
Montelongo, Italie
Profession enseignant, auteur, traducteur

Marco Micone (23 mars 1945 -) est un écrivain et dramaturge québécois.

Né à Montelongo en Italie, il débarque à Montréal en 1958 à l'âge de 13 ans, accompagnant sa mère et son frère (Michel) plus âgé. Son père gagne sa vie à Montréal depuis déjà sept ans. Sa mère, son frère et lui rejoignent le père à Montréal au mois de février, en plein hiver[1].

Il affirme que l'école Saint-André-Apôtre dans le quartier Ahuntsic de Montréal aurait refusé son inscription et celle de son frère. Il termine sa septième année dans une classe française de l'école italienne Saint-Philippe-Benezi. Il complète ses études secondaires au Pius 10 Comprehensive High School, une école catholique anglophone, fréquentée très majoritairement par des enfants d'immigrants italiens. Il garde un très mauvais souvenir des quatre ans passés dans un établissement de langue anglaise, lui qui désirait aller à l'école française.

Néanmoins, le programme d'enseignement qu'il suit comporte la lecture d'œuvres de langue française. C'est en lisant Petite poule d'eau de Gabrielle Roy qu'il découvre la littérature québécoise.

Il choisit d'étudier les littératures québécoise et française au collège Loyola, dans l'ouest de l'île de Montréal. Il obtint sa maîtrise à l'Université McGill en 1971. Son mémoire porte sur l'œuvre du dramaturge québécois Marcel Dubé.

Pendant les années 1970, il milite pour un Québec français et il se joint au Parti québécois.

Le thème majeur de son œuvre est la lutte contre l'intolérance ethnique et linguistique. Il s'intéresse au dialogue interculturel, particulièrement entre les Italo-Québécois et le reste de la population québécoise.

Il a publié le poème Speak What en réponse au Speak White de Michèle Lalonde.

Il enseigne l'italien au Collège Vanier. Il a deux enfants, qu'il a envoyés à l'école Saint-André-Apôtre, celle-là qui l'avait refusé à son arrivée au pays.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Gens du silence, 1982
  • Addolorata, 1984
  • Voiceless people, 1984
  • Déjà l'agonie, 1988
  • Le figuier enchanté, 1992
  • Beyond the ruins, 1991
  • La locandiera, 1993
  • Les femmes de bonne humeur, 2000
  • Speak what, 1989
  • Migrances, 2005

Honneurs[modifier | modifier le code]

  • 1989 - Grand Prix du Journal de Montréal pour la pièce Déjà l'agonie
  • 1992 - Prix des arcades de Bologne, recueil de récits autobiographiques

Notes[modifier | modifier le code]

  1. André Lachance. « Marco Micone. L'immigration - Ni traduire ni trahir », dans Recto-Verso, mai-juin 1999, consulté le 3 octobre, 2009

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]