Marco Enríquez-Ominami

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Marco Enríquez-Ominami
Image illustrative de l'article Marco Enríquez-Ominami
Fonctions
Député de la République du Chili
pour le 10e district de la Région de Valparaíso
11 mars 200611 mars 2010
Prédécesseur Maria Eugenia Mella
Successeur Eduardo Cerda
Biographie
Nom de naissance Marco Antonio Enríquez-Ominami Gumucio
Date de naissance 12 juin 1973 (41 ans)
Lieu de naissance Santiago du Chili, Drapeau du Chili Chili
Nationalité Chilienne
Parti politique Indépendant (depuis 2009)
Parti socialiste du Chili (1990-2009)
Conjoint Karen Doggenweiler
Diplômé de Université du Chili, FEMIS
Profession Philosophe, cinéaste

Marco Enríquez-Ominami (né le 12 juin 1973 à Santiago du Chili) est un cinéaste et homme politique chilien. Il fut élu député du Parti socialiste lors des élections de 2005 et s'est porté candidat à l'élection présidentielle chilienne de 2009, arrivant troisième avec plus de 20 % des voix. Ayant quitté peu avant le Parti socialiste, il était soutenu par la coalition de gauche Nouvelle majorité pour le Chili (Nueva Mayoría para Chile), qui regroupe le Parti écologiste et le Parti humaniste.

Naissance et études[modifier | modifier le code]

Marco Enríquez-Ominami et son père, le sénateur Carlos Ominami s'entretiennent avec la Présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner.

Son père biologique, Miguel Humberto Enríquez Espinosa, principal dirigeant du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR), fut tué par la dictature en octobre 1974, et Marco Enríquez-Ominami fut adopté par Carlos Ominami, figure importante du Parti socialiste, marié avec sa mère, prenant son nom de famille. Son grand-père maternel fut président de la Démocratie chrétienne[1] et son grand-père paternel ministre d'Allende [1].

Marco Enríquez-Ominami a grandi en partie en France, où sa mère s'est exilée, faisant sa scolarité au lycée Victor Hugo à Paris. De retour au Chili, il continue sa scolarité à l'Alliance française puis au St Georges-College, avant d'étudier la philosophie à l'Université du Chili à Santiago, puis d'étudier le cinéma à Paris, pendant un stage payant de 2 mois à la Fémis[1].

Il a réalisé le documentaire Chili : les héros sont fatigués coproduit par Arte, et dans lequel il critique plusieurs personnalités de la Concertation, dont l'ex-président Ricardo Lagos (2000-06) qu'il avait antérieurement soutenu[1], et a participé à la fondation du journal satirique chilien The Clinic[réf. nécessaire]. Il se marie avec la présentatrice de télé Karen Doggenweiler, déclarant avec provocation: « il n'y a pas de révolution sans télévision[1]. »

Election présidentielle de 2009[modifier | modifier le code]

Dénonçant l'absence de primaires au sein de la Concertation à laquelle il appartenait[1], il quitta celle-ci pour devenir le candidat de la Nouvelle majorité pour le Chili, défiant ainsi le bipartisme en vigueur depuis le début de la transition démocratique. Après avoir rejeté la proposition de Jorge Arrate, candidat de gauche allié au Parti communiste, de soutenir Eduardo Frei au second tour[1], il a finalement appelé à voter pour ce dernier quelques jours avant le scrutin[2]. Par ailleurs, son responsable de projet économique, le patron de droite Paul Fontaine[3], a rejoint l'équipe du candidat de la droite, Sebastián Piñera, en décembre 2009, entre les deux tours[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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