Marche des Billung

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La Marche des Billung (Billunger Mark) est la région hachurée au nord-est.
Marche des Billung

La Marche des Billung, ou Marche de Billung, fut une marche située au nord-est du duché de Saxe aux Xe et XIe siècles. Elle a été baptisée du nom de la famille Billung qui la possédait.

La Marche des Billung était délimitée par l’Elbe, par la mer Baltique, par la Trave et par la Peene. Elle comprenait les territoires situés principalement à l’ouest du futur duché de Mecklembourg. L’expansion germanique dans la région de la Marche des Billung se faisait de manière « naturelle », les Allemands colonisant progressivement le territoire[1]. Cela contrastait avec l’occupation militaire de la marca Geronis, la grande marche située au sud de la marche des Billung.

La marche des Billung est née en 936 quand Othon le Grand a nommé Hermann Billung princeps militiae de la région frontalière où vivaient les Vélètes, les Abodrites, les Wagriens et les Vikings[2]. Les Slaves de cette région s’entredéchiraient et n’ont pu opposer une résistance organisée face à la colonisation germanique[3]. Hermann avait reçu une grande liberté de manœuvre dans sa marche. Il était parfois appelé le « duc de Saxe » (un titre qui normalement était porté par Othon) du fait des grands pouvoirs que le roi lui avait délégué en Saxe. L’absence de politique cohérente dans la germanisation des marches orientales a conduit à des siècles de guerres. L’Église, plus visionnaire que la couronne, a depuis le début prélevé la dîme dans les territoires colonisés[4].

La marche des Billung a été abandonnée par la Saxe après la révolte slave de 983.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Thompson, James Westfall, Feudal Germany, Volume II: New East Frontier Colonial Germany, New York, Frederick Ungar, 1928.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Thompson, 479.
  2. Ibid, 487. Cet événement est rapporté dans les Annales Corbeienses, par Widukind de Corvey, par Dithmar et par Adam de Brême.
  3. Ibid.
  4. Ibid. La christianisation de la région s’est faite bien avant la germanisation.