Marché

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Le secteur des fruits et légumes du marché de Rungis.

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  • Le plus usuellement possible, en économie et dans les médias, le marché d'un bien est la quantité ou la valeur totale des produits ou des services d'une catégorie donnée vendue sur une période de temps donnée sur une zone géographique donnée, comme, par exemple : le marché français de l'automobile.
Une part de marché est alors le pourcentage des ventes d'une entreprise par rapport aux ventes totales.
  • Le marché du travail .
  • Le marché financier.
  • Par ailleurs, traditionnellement, un marché est un rassemblement à but commercial, généralement périodique et dans un lieu prédéterminé, d'agriculteurs, de marchands revendeurs et de personnes acheteuses, consommatrices ou non.
  • Par extension, le mot marché désigne également le lieu aménagé (ou non) où se tient un marché. Pour des raisons de commodité ou de saisonnalité, ce rassemblement peut être organisé dans des lieux ou lors de dates spécifiques : marché aux fleurs, marché vivrier, marché aux bestiaux, marché aux volailles, marché aux vins, marché aux tissus...
Marché d'intérêt national
Marché international de Rungis
  • Pour les économistes le marché est le lieu physique ou virtuel où se rencontrent l'offre et la demande et où s'opère la détermination du prix d'un bien ou d'un service.
  • Enfin le mot marché peut désigner l'institution[1], censée pour un marché spécifié, faciliter la rencontre de l'ensemble des offres et des demandes existantes sur un marché spécifié. L'institution correspondante à un marché spécifié est régie par des lois et des règles établies par l'usage ou la puissance publique.
La façon dont ces marchés et institutions fonctionnent ne fait pas consensus entre économistes.

Économie et entreprise[modifier | modifier le code]

Débouché ou demande quantitative

Marketing[modifier | modifier le code]

Le marketing propose trois visions du marché.

  1. La vision « produit » segmente le marché en quatre avec un marché principal qui est l’ensemble des produits semblables entrant directement en concurrence les uns par rapport aux autres (par exemple, le marché des consoles), le marché environnant qui est l’ensemble des produits différents mais concourant à la satisfaction d'un même besoin (par exemple le marché des collants et celui des bas), le marché support est constitué des produits dont la présence est nécessaire à la consommation des produits du marché principal (les pantalons, les jupes, par exemple) et le marché générique est celui de l’ensemble des produits issus du marché principal et environnant (celui de l'habillement pour reprendre nos exemples précédents).
  2. La vision du marché centrée sur la demande étudie tous les clients capables et désireux d'effectuer un échange marchand en vue de satisfaire un besoin ou un désir.
  3. Enfin, le marché correspond au volume d'affaires total d'une activité.

Marché traditionnel[modifier | modifier le code]

Un marché ici est un lieu de rencontre et de transactions des commerçants, artisans, cultivateurs, éleveurs, pêcheurs avec les consommateurs.

Marché classique traditionnel en France[modifier | modifier le code]

Un marché à Toulon

En France, les marchés locaux sont, à l'origine, destinés à la vente des productions locales des jardins, des élevages, des vergers et des diverses fabrications locales, en général vivrières et artisanales, dont la quantité est trop faible ou trop irrégulière pour être marchande au niveau national. La production locale et artisanale peut offrir un gage de qualité, tandis que le circuit court, sans conditionnement élaboré, sans transport et sans intermédiaires, permet un prix intéressant pour le producteur et pour le consommateur. La liberté du commerce permet à des commerçants de revendre à bas prix des productions d'importation étrangère et des produits manufacturés semblables à ceux de la grande distribution.

Peu de différence visuelle entre les agriculteurs-producteurs et les commerçants. Ces derniers s'identifient souvent par la diversité, l'exotisme (oranges, bananes, avocat, ananas, etc) et le non-respect des saisons (tomates au printemps, en hiver) de leur marchandise

Pour soustraire leurs produits à cette concurrence internationale et mettre en valeur leur qualité, des agriculteurs ont créé des marchés dits « de producteurs » fermés à ces commerçants. Parmi ces marchés restrictifs, un, celui du hameau de Montredon, est intimement lié à la lutte du Larzac et à des agriculteurs et des sympathisants impliqués dans l'opposition à l'organisation mondiale du commerce (OMC)[2]. Il fut initié en 1988[3] par une association militante constituée de vacanciers et d'agriculteurs dont Joseph Bové[4].

Marché à la criée[modifier | modifier le code]

Ce sont, en général, des marchés dans lesquelles s'échangent des produits de la mer ou des produits agricoles. Un chef de vente, autrefois appelé « crieur », est chargé d'établir un prix de départ au kilogramme des différents produits. Dans cas du marché « au cadran » les enchères sont descendantes c'est-à-dire que le premier acheteur qui montre son intérêt décroche le lot. Il existe toutefois un prix de retrait pour éviter que les prix ne descendent trop bas[5].

Science économique[modifier | modifier le code]

Le marché vu par quelques grands économistes[modifier | modifier le code]

Augustin Cournot écrit « On sait que les économistes entendent par marché, non pas un lieu déterminé où se consomment les achats et les ventes, mais tout un territoire dont les parties sont unies par des rapports de libre commerce, en sorte que les prix s'y nivellent avec facilité et promptitude »[6].
Pour Paul Samuelson et William D. Nordhaus « un marché est un mécanisme par lequel des acheteurs et des vendeurs interagissent pour déterminer le prix et la quantité d’un bien ou d’un service »[7].

Prix et quantité interagissent-ils de façon égale ou y a-t-il une variable principale d'ajustement ?

Les économistes sont partagés : pour Alfred Marshall, la variable clé est plutôt la quantité, pour Léon Walras, c'est le prix [8].

Comment ce mécanisme agit-il ?

  • Léon Walras introduit la notion du commissaire priseur en notant « les marchés les mieux organisés sous le rapport de la concurrence sont ceux où les ventes et les achats se font à la criée, par l’intermédiaire d’agents tels qu’agents de change, courtiers de commerce, crieurs, qui les centralisent, de telle sorte qu’aucun échange n’ait lieu sans que les conditions en soient annoncées et connues et sans que les vendeurs puissent aller au rabais et les acheteurs à l’enchère »[9].
  • Chez Adam Smith au contraire les prix ne sont pas donnés avant l’échange mais en résulte « l’intérêt individuel ne résorbe et ne règle les écarts des prix de marché que dans la mesure où un premier écart le constitue comme réagissant plutôt qu’agissant »[10].

Marché et rationalité sociétale[modifier | modifier le code]

Max Weber insiste sur la rationalité introduite par le marché dans la société moderne qu’il oppose à la rationalité plus partielle des communautés anciennes : « La sociation[11] par l’échange sur le marché en tant qu’archétype de toute activité sociale rationnelle, s’oppose maintenant à toutes formes de communauté dont nous avions parlé jusqu’à présent, lesquelles n’impliquent qu’une rationalisation partielle de leur activité communautaire »[12].

D'autres auteurs [13] pointent au contraire que les acteurs sur les marchés ont tendance à l'imitation et au mimétisme ce qui peut provoquer des bulles spéculatives. L'économiste Maurice Allais, prix Nobel de la Banque de Suède, montre que des individus rationnels peuvent prendre des décisions apparemment irrationnelles sur le plan de leur utilité ( Paradoxe d'Allais). Ce que des travaux de psychologie et d'économie expérimentale confirment : La rationalité ne saurait être limitée à une maximisation d'utilité ou de profit. La rationalité signifie simplement que l'on ne fait rien sans raison [14]. Chaque individu est placé dans sa famille, à l'école, au travail, dans les associations (etc...), dans une pluralité de mondes sociaux non homogènes et parfois même contradictoires [15]. Il est donc impossible de prévoir "ex ante" lequel de ces contextes sociaux est déterminant au moment de la prise d'une décision[16]: La rationalité humaine ne se limite pas à la rationalité économique [17]. Les représentations collectives, les croyances et les valeurs interfèrent dans le champ de l'économique [18].

Marché et rationalité économique[modifier | modifier le code]

Le marché établit l'équilibre entre l'offre et la demande par l'intermédiaire des prix. Cet équilibre est obtenu grâce aux rétroactions négatives. Si les prix montent, la demande diminue. S'ils baissent, elle augmente. André Orléan relève que, sur un marché, les rétroactions peuvent être positives, notamment en cas de mimétisme[19]. La montée des prix de l'immobilier[20] ou d'actions en Bourse[21] accroît les achats des opérateurs qui achètent pour revendre à plus ou moins court terme et tirer profit de cette hausse. Le marché est alors déstabilisateur.

Le marché, les marchés[modifier | modifier le code]

Pour Roger Guesnerie[22], le terme générique de marché est une abstraction qui recouvre des « abstractions intermédiaires qu’on appelle les “marchés” ». Il existe des marchés de biens et services, marchés financiers, marchés monétaires, marchés du travail, et même - à la suite du protocole de Kyōto - un marché du « droit de polluer » qui se développe dans le cadre de la bourse du carbone.

Les institutions du marché[modifier | modifier le code]

Pour Roger Guesnerie[23] pour qu'il y ait marché, au moins deux institutions sont nécessaires. Selon Xavier de la Vega et les régulationnistes les institutions sont l’ensemble des règles formelles (lois, constitutions, règlements) et informelles (conventions, routines, normes sociales) qui encadrent les interactions[24]. Ces règles sont :

  • Des règles de droit nécessaires pour garantir les échanges. Hernando de Soto dans le Le Mystère du capital insiste sur l’importance d’un système de droits de propriété clairement garanti par l'État. Selon lui, la généralisation et la standardisation des titres de propriété permet une plus grande confiance dans les relations entre acteurs économiques (et donc un marché plus fluide) qui entraine la création d'un système complexe de mutualisation du risque (et donc un marché plus souple, moins soumis aux à-coups) pour in fine aboutir à une économie plus prospère.
  • La monnaie

Les régulationnistes font remarquer que, vu l’asymétrie d’information entre acheteurs et vendeurs, des dispositifs institutionnels sont nécessaires pour fixer un prix. Par exemple : lois, agences de notation, lieux d’échange, marchés au cadran, cotations électroniques, réputation. Au Moyen Age les artisans se regroupaient dans des guildes afin de garantir la qualité des produits qu’ils offrent. De même l’agrégation des offres et des demandes n’est pas spontanée. Au Moyen Age les lieux, les dates des marchés et les conditions de transparence étaient fixées par les seigneurs. Pour les régulationnistes le marché est une construction sociale et non le résultat d’un état de nature spontanément engendré[25].

Marché et État[modifier | modifier le code]

Certains auteurs insistent sur le rôle de l’État, tandis que d’autres voient le marché comme une alternative plus ou moins partielle à l’État.

  • Pour Charles Lindhom, dans The Market system, « si le système de marché est une danse, c’est l’État qui fournit la piste et l’orchestre »[26]
  • Pour Paul Samuelson et Nordhaus, « l’essentiel de notre vie économique se déroule sans intervention de l’État ; c’est la vraie merveille de notre société »[27]. Toutefois des défaillances du marché liées aux externalités aux monopoles etc. peuvent justifier une intervention publique.

Marché ou firmes[modifier | modifier le code]

Pourquoi existe-t-il des firmes ? Depuis les travaux de Ronald Coase et de leur approfondissement par Oliver Williamson, les économistes distinguent deux modes de coordination des activités économiques : un mode décentralisé, où les individus sont libres : le marché ; un mode centralisé où les êtres humains sont soumis à une hiérarchie : la firme. Le marché engendre des coûts de transaction (recherche d'information, incertitude, opportunisme des agents, etc.) et la firme des coûts d'organisation (appareil bureaucratique, difficulté de gérer des ensembles complexes, etc.). Si les coûts de transaction sont inférieurs aux coûts d'organisation, il est intéressant de recourir au marché et pour les entreprises d'éventuellement adopter une stratégie d'externalisation. Dans le cas contraire, il est intéressant de recourir à la firme et éventuellement pour les sociétés d'adopter une stratégie d'intégration verticale ou d'intégration horizontale.

Marché et activité marchande[modifier | modifier le code]

Dans les sociétés primitives les biens étaient mis en commun puis redistribués. Les échanges de biens et de services se faisaient également dans le cadre d'alliances durables ou combinés à des liens sociaux ou couplés à une certaine réciprocité[28].

L'activité marchande s'est développée il y a plus de mille ans entre les cités mésopotamiennes. Elle était administrée par les pouvoirs en place qui rémunéraient les commerçants. Le commerce proprement dit est né mille ans plus tard à partir des cités phéniciennes[29].

Les marchés locaux ont été créés au Moyen Âge par les princes[30]. Ils ont fréquemment été mis en place par la violence pour permettre aux seigneurs de convertir en espèces les prélèvements en nature effectués sur les paysans. Le seigneur déterminait les lieux du marché, les dates où il avait lieu, voire les prix. Ces marchés étaient réglementés dans l'intérêt du seigneur et des populations[31]. Ils servaient à subvenir aux besoins de la localité et à fournir des produits de la campagne et des ustensiles de la vie de tous les jours. Cet échange marchand était d'ordinaire un métier secondaire pour les paysans ou les personnes occupées à une industrie domestique[32].

Le commerce proprement dit s'est développé lors du Moyen Âge à partir du commerce extérieur[33]. Ce commerce avait lieu dans les foires et les ports. Il était sans influence sur les marchés locaux et sur l'organisation intérieure de l'économie[34]. Avant le Moyen Âge, « le commerce extérieur (relevait) plus de l'aventure, de l'exploration, de la chasse, de la piraterie et de la guerre que du troc[35] ».

Société de marché[modifier | modifier le code]

Karl Polanyi, dans son ouvrage La Grande Transformation, distingue la société de marché de l'économie de marché. L'économie de marché se forme lorsque des biens stratégiques qui n'avaient pas vocation à être des marchandises sont traités comme telles. Il s'agit du travail, de la terre et de la monnaie. Ces biens n'avaient pas pour objet d'être vendus. Ce n'étaient pas des marchandises. L'économie de marché devient une société de marché lorsque le marché impose ses lois aux institutions et à la société. Polanyi parle alors d'une société encastrée dans son économie alors que l'économie devrait être encastrée dans la société[36].

Marché et société[modifier | modifier le code]

Le marché n'est pas indépendant de la société. Le laissez faire n'a rien de naturel. Les marchés ne sont pas auto-institués[37]. Les marchés libres n'auraient pas existé si on avait laissé les choses à elle-même[38]. La société délimite la place du marché. Des choix existent malgré la prétention de certains à imposer un modèle comme seul possible et seul efficace[39]. Le marché comme mécanisme est utilisé plus ou moins intensivement dans une société donnée[40]. Karl Polanyi estime qu'il y aurait à ce niveau un terrain de recherche que les sciences sociales devraient approfondir. Il faudrait pour cela coupler l'histoire économique et l'anthropologie sociale[41]. Il souligne que la fin de la société de marché ne signifie pas du tout l'absence de marché. Le marché cesserait seulement d'être un organe d'autorégulation économique[42].

Les mécanismes du marché[modifier | modifier le code]

Olivier Favereau[43] considère qu'il y a quatre conceptions du marché. Deux des approches posent le marché comme mode de coordination unique et universel (Théorie Standard et Théorie Standard Evolutionniste). Les deux autres laissent une place importante dans l'adoption de règles de coordination entre les agents (Théorie Standard Etendue et Théorie non Standard). Dans ce dernier cas le marché peut participer à la construction de la société. Les"AMAP" et les "circuits courts" relèvent de ce dernier concept[44].

Marché, démocratie et éthique[modifier | modifier le code]

Marché et démocratie[modifier | modifier le code]

Pour Laurence Fontaine[45] le marché est un « ferment de démocratie » entendue comme « le système politique qui permet à chacun de participer à la vie publique, qui reconnaît chaque individualité et qui a finalement pour but d'aider chaque individu à être acteur de sa vie »[45]. En effet, selon cet auteur, le marché suppose l'égalité des individus et s'oppose aux sociétés aristocratiques où l'essentiel est le statut des personnes. Par ailleurs, le marché est un « ferment de libération » comme le montre, pour Laurence Fontaine, le cas des femmes commerçantes de Nouakchott[45]. Enfin, le marché tend à pousser les individus à développer leur savoir et savoir-faire, leur capabilité pour reprendre un terme d'Amartya Sen[46]. Toutefois, le marché peut être aussi un lieu de tricherie et de violences, l'important alors c'est le système de lois qui les encadre[47].

Selon Aglietta et Rebérioux[48] le marché s'accommode de n'importe quel régime politique. Les découvertes les plus récentes concernant les dates de naissance du marché établissent que le marché n'est pas la matrice de la démocratie[49]. Polanyi estime que le fascisme est la conséquence directe des dysfonctionnements d'une société de marché[50].

Marché et éthique[modifier | modifier le code]

Le marché libre n'est lié à aucune norme éthique[51]. Il se justifie par son efficacité. À ce titre Hayek estime que le marché n'a pas à faire l'objet d'un jugement de justice[52]. Pour Jean Gadrey le marché libre conduit à un appauvrissement des relations sociales d'entraide et de proximité[53]. Ce que confirme Polanyi en citant un anthropologue spécialiste d'une tribu africaine : "(Dans cette tribu) la misère est impossible. Il n'est pas question que quelqu'un, s'il a besoin d'être aidé, ne le soit pas". Sous le régime du marché les gens peuvent mourir de faim[54]. Jean Gadrey estime que les règles du jeu de l'économie marchande doivent être établies politiquement en prenant en compte le contenu social[55]. Pour Boltanski et Thévenot cités par Olivier Favereau[56] le marché devrait s'inspirer de critères de justice plutôt que se contenter d'être un mode de coordination.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Fontaine.2Cp842.
  2. http://www.larzac.org/resister/resistances.html
  3. http://www.larzac.org/informer/agenda/details/15-le-marche-paysan-de-montredon.html
  4. http://www.leparisien.fr/politique/le-barbecue-militant-de-bove-11-08-2009-603664.php
  5. La Pêche et ses hommes, éditions Haliotika, Le Guilvinec, p.25
  6. Augustin Cournot, Recherches sur les principes mathématiques de la théorie des richesses, chap. IV, V cité dans Alfred Marshall, 1906, Principes d'économie politique, Librairie de Droit et de Jurisprudence et Gordon&Beach, 1971, p. 105
  7. Samuelson et Nordhaus, 16e édition, 1998, 2000, p. 27
  8. « Le modèle de Walras sera un modèle d'ajustement par le prix ; le modèle de Marshall un modèle d'ajustement par la quantité », Jessua, 1991, pp.337-338
  9. Walras, p. 44
  10. Mathiot, 1990, p. 116
  11. Il utilise bien le mot sociation
  12. Max Weber, économie et société 2, p. 410
  13. Voir Dupuy, 1997, pp. 266-276
  14. Sapir, p. 30
  15. Lahire, p. 15
  16. Sapir, p.21
  17. Akerlof, p. 231
  18. Alternatives économiques, juillet 2003, p.44
  19. Orléan, 2011, p.84
  20. Orléan,2009, p.19 et 20
  21. Orléan, 2011, p.267
  22. Guesnerie, 2006, p. 23
  23. Guesnerie, 2006, pp. 23-24
  24. voir article, l’économie des institutions, Sciences Humaines n° 1642, octobre 2005
  25. Boyer 2004, p.16 à 18
  26. Charles Lindblom, The Market System, 2001
  27. Samuelson et Nordhaus, 2000, p. 26
  28. Polanyi, p.355 et 356
  29. Alternatives économiques, juillet 2008, p.12
  30. Alternatives économiques, juillet 2008, p. 26
  31. Colloque, p. 32, 35 et 36
  32. Polanyi, p. 360
  33. Polanyi, p. 359
  34. Polanyi, p. 93
  35. Polanyi, p.91
  36. Revue du Mauss, pages 12, 69 et 187
  37. Théorie de la régulation, p. 534
  38. Polanyi, p. 189
  39. Gadrey, p. 38
  40. Colloque, p. 111
  41. Polanyi, p. 73
  42. Polanyi, p. 324
  43. L'activité marchande sans le marché, p. 112 et sq.
  44. L'activité marchande sans le marché, p. 17 et 243
  45. a, b et c Fontaine, p.84
  46. Fontaine, p.88
  47. Fontaine, p.89
  48. Aglietta et Rebérioux reproduit dans les Bonnes Feuilles de la revue Partage de novembre 2004, p. 23
  49. Revue du Mauss, p. 89
  50. Polanyi, p. 302, 305 et 308
  51. Max Weber, économie et société 2, p. 412
  52. L'activité marchande sans le marché, p. 122
  53. Gadrey, p. 52
  54. Polanyi, p. 220, citant L.P. Mair, An African People in the Twentieth Century, 1934 et p. 216
  55. Gadrey, p. 47
  56. L'activité marchande sans le marché, p. 120

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Manuel et travaux universitaires

  • Léon Walras, 1874, Éléments d'économie pure, Librairie générale de droit et de Jurisprudence, 1976
  • Max Weber, 1921, Économie et Société, Agora, édition poche 1995.
  • Ronald Coase, 1937, The Nature of the firm, Economica, 1937
  • Jean Mathiot, 1990, Adam Smith, philosophie et économie Puf
  • Claude Jessua, 1991, Histoire de la théorie économique, Puf
  • Jean-Pierre Dupuy, 1992, Libéralisme et justice sociale, Hachette, 1997
  • Oliver Williamson, 1994, Les institutions de l'économie, Interéditions
  • Paul Samuelson, William D. Nordhaus 1998, Économique, 16e édition traduction française Economica, 2000
  • William Baumol, 2002, The Free-Market Innovation Machine : Analyzing the Growth Miracle of Capitalism, Princeton University Press

Ouvrages et articles plus généralistes

  • Bernard Guerrien, 2005, « Marché et marchandage », Alternatives économiques n° 233
  • Roger Guesnerie 2006, L'économie de marché, Le pommier.
  • Bernard Guerrien, 2006, « À propos de la loi de l'offre et de la demande », Alternatives économiques n° 244
  • David Thesmar et Augustin Landier, Le grand méchant marché, décryptage d'un fantasme français, Flammarion, 2007, ISBN 2-08-210593-8
  • Laurence Fontaine "Le marché ferment de démocratie" Propos recueillies par Philippe Frémeaux, Alternatives économique n°282, juillet-août 2009. Sur le même thème du même auteur voir [1]
  • Arnaud Parienty, « À quoi sert le marché ? », Alternatives Économiques n°286, décembre 2009
  • Colloque de Cerisy, L'activité marchande sans le marché ?, Transvalor-Presses des Mines, 2010
  • Jacques Sapir,Quelle économie pour le XXIe siècle ?, Odile Jacob, 2005
  • Bernard Lahire, L'homme pluriel, Armand Colin, 2005
  • Akerlof et Shiller, Les esprits animaux, Pearson, 2009
  • Boyer et Saillard, Théorie de la régulation, La Découverte, 1995
  • Karl Polanyi, La Grande Transformation, Gallimard, 1983
  • Revue du Mauss, n°29, La Découverte, 2007
  • Alternatives économiques, n° 077, Hors Série, juillet 2008
  • Jean Gadrey, Nouvelle économie, nouveau mythe ?, Flammarion 2001
  • André Orléan, De l'euphorie à la panique, penser la crise financière, Editions rue d'Ulm, 2009
  • André Orléan, L'empire de la valeur, Seuil, 2011
  • Robert Boyer, Théorie de la régulation, La Découverte, 2004
  • Dany-Robert Dufour, Le Divin marché, Denoël, 2007, Folio, 2012 (ISBN 978-2207259146)