Marcellinus Comes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Marcellinus Comes (le comte Marcellin) est un chroniqueur du VIe siècle, dont l'œuvre est écrite en latin. Né en Illyrie, il fut chancelier de Justinien sous le règne de Justin Ier, oncle de celui-ci, puis conserva sa faveur lorsque Justinien lui-même devint empereur. Marcellinus mourut sans doute en 534, dernière année de sa chronique, ou peu après. Une seule de ses œuvres a survécu, une chronique qui se veut la continuation de celle d'Eusèbe de Césarée (et plus exactement de sa traduction latine par saint Jérôme, prolongée jusqu'en 379). Elle couvre la période de 379 à 534[1]. Bien qu'écrite en latin, langue des populations illyriennes, cette chronique, d'ailleurs assez maigre, s'intéresse surtout aux affaires d'Orient (l'auteur le dit lui-même) ; et les informations sur les événements d'Occident, empruntées à Orose et à Gennade de Marseille, n'apparaissent que lorsqu'ils sont en relation avec ceux d'Orient. Ainsi la bataille des champs Catalauniques de 451, à laquelle les auteurs occidentaux comme Sidoine Apollinaire et Jordanès accordent une grande importance, n'y figure pas. La chronique contient en revanche des détails et des anecdotes sur la cour et la ville de Constantinople. L'histoire ecclésiastique occupe une place importante. Certaines informations données sont parfois incertaines[2]. Cassiodore, qui parle de cet auteur avec éloge (De institutione divinarum litterarum, XVII) , mentionne deux autres de ses ouvrages, qui sont perdus : un en quatre livres intitulé De temporum qualitatibus et positionibus locorum, et une description de Jérusalem et de Constantinople, également en « quatre courts livres ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brian Croke, Count Marcellinus and His Chronicle, Oxford, 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. L'auteur indique lui-même dans sa préface qu'il a d'abord couvert la période 379-518 (140 ans), et dans un second temps les seize années suivantes (519-534). Le texte que nous avons va en fait jusqu'en 548, avec quelques informations supplémentaires de 551 à 558, et les années numérotées jusqu'en 566. Il y a donc eu un commencement de suite par un auteur anonyme.
  2. Par exemple il donne Théodoret de Cyr vivant en 466, ce qui paraît tardif, cet évêque semblant plutôt être mort vers 460.