Marcelle de Rome

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Sainte Marcelle ou Marcella, était une noble dame de Rome, vivant au Ve siècle, qui s'était convertie au Christianisme. Comme elle faisait partie des personnages les plus fortunés et les plus influents de la cité, nul n'osait la critiquer ni la combattre. Elle est connue pour avoir joué un rôle majeur dans la fondation du monachisme chrétien[1].

Veuve après sept mois de mariage, et fort riche, elle vivait dans un palais, sur l'Aventin, et avait l'habitude de réunir autour d'elle d'autres nobles dames et toutes, inspirées par saint Jérôme, vivaient une vie évangélique et active, allant au secours des pauvres, soignant les malades, défendant le sort des esclaves.

Quand, en 410, les barbares emmenés par Alaric Ier arrivèrent à Rome, toutes ses amies (Paula, Eustochium...) partirent en Palestine rejoindre saint Jérôme, sauf elle qui, s'estimant trop âgée, resta sur place.

Les Goths la torturèrent pour lui faire avouer où elle cachait ses richesses, mais elle avait déjà tout donné aux pauvres. Elle mourut des suites de ses blessures.

La légende raconte que son tombeau se trouverait à la Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, avec Maximin d'Aix et Marie-Madeleine.

Marcelle est fêtée le 31 janvier par l'Église catholique, et figure aussi au synaxaire des Églises d'orient.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Le petit livre des saints - Rosa Giorgi - Larousse - 2006 - page 70 - ISBN 2-03-582665-9

Références[modifier | modifier le code]

  1. Butler, Alban. Butler’s Lives of the Saints. 12 vols. Ed. David Hugh Farmer and Paul Burns. New full ed., Tunbridge Wells, UK: Burns & Oates and Collegeville, Minn.: Liturgical Press, 1995–2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Oeuvres de Jérôme de Stridon, Publiées par M. Benoît Matougues, sous la Direction de M. L. Aimé-Martin, Paris, Auguste Desrez imprimeur-éditeur, 1838, numérisées par l'Abbaye Saint-Benoît de Port-Valais :