Marcellaz-Albanais
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) ; pour plus d'indications, visitez le projet Communes de France.
|
| Marcellaz-Albanais | |
|---|---|
Vue du Chef-lieu de Marcellaz-Albanais |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Haute-Savoie |
| Arrondissement | Arrondissement d'Annecy |
| Canton | Canton de Rumilly |
| Code commune | 74161 |
| Code postal | 74150 |
| Maire Mandat en cours |
Martine Manin 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Canton de Rumilly |
| Site web | Marcellaz-albanais.fr |
| Démographie | |
| Population | 1 694 hab. (2006) |
| Densité | 117 hab./km2 |
| Aire urbaine | 25 728 hab. () |
| Gentilé | Marcellaziens |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 340 m — maxi. 729 m |
| Superficie | 14,54 km2 |
Marcellaz-Albanais est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes. Elle fait partie du Pays de l'Albanais et du canton de Rumilly.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune de Marcellaz-Albanais s'étend sur une superficie de 1454 hectares à l'est du canton de Rumilly, sur la route menant d'Annecy à Rumilly.
- Le point le plus élevé de la commune est à 729 m d'altitude et se situe dans la forêt des Lanches.
- Les cours d'eaux qui bordent la commune sont le Fier , la Vernaz, la Creuse, le Faclais.
- La commune compte de nombreux hameaux qui sont : le Carillon, Chaunu (autrefois Chonoz), Chez Nanche, Contentenaz, Crêt-Dieu, Faramaz (autrefois Faramans), Germagny, Gleufoy (autrefois Gloffoy), Joudrain (autrefois Jouderens), la Molière, Montmasson, Oilly (autrefois Oleyer), Peignat (autrefois Pignaz), Piémont, Pieuillet, les Vorges, la Radia.
Le hameau de la Champagne, autrefois sur la commune de Marcellaz-Albanais, a été rattaché à la commune d'Hauteville-sur-Fier par décret du 8 juin 1923.
Le hameau de Faramaz est partagé entre les communes de Sales et de Marcellaz-Albanais (et l'a toujours été au cours des siècles).
[modifier] Toponymie
Le nom de Marcellaz a pour origine le nom du propriétaire de la villa gallo-romaine qui se trouvait à l'emplacement du village : Marcellus.
Autrefois appelée simplement Marcellaz ou Marcellaz-en-Genevois, elle devient Marcellaz-Albanais par décret du 25 octobre 1921 afin de la distinguer de son homonyme du Faucigny.
[modifier] Histoire
Le nom de Marcellaz provient vraisemblablement du nom d’une villa romaine, résidence d’un propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine, du nom de Marcellus. En 1880, on a retrouvé au hameau de Peignat quelques substructions antiques en fort ciment formant des chambres. Plusieurs autres noms de hameaux (Contentenaz,Germagny, Oilly) semblent avoir leur origine dans le nom de villae gallo-romaines.
D'autres domaines furent probablement exploités à l'époque du royaume burgonde, eux aussi à l'origine de noms d'autres villages (Faramaz,Joudrain). Au Crêt-Dieu, furent découverts au XIXe siècle des tombeaux en molasse, témoignant de la probable présence d'un cimetière burgonde.
Vers cette époque, est créée la paroisse de Marcellaz, dédiée à Saint Maurice. L'épisode du martyr de Saint-Maurice à Agaune dans le Valais (vers 300) a probablement beaucoup servit à la propagation du catholicisme dans les Alpes, ce qui explique qu'un grand nombre de paroisse de la région lui furent consacrées. Bien que proche de Rumilly, elle était incluse dans le décanat d'Annecy et son curé était nommé par l'évêque. Les revenus de la cure se constituait d'un petit domaine rural et des dîmes, partagées avec les seigneurs. Ils étaient estimés en 1728 à 750 livres. Le curé devait entretenir un vicaire.
Une église est bâtie à Marcellaz vraisemblablement au XIe ou XIIe siècle, à l’époque de l’essor monastique. Mentionnée en 1400, elle servira jusqu’en 1625. À partir du XIVe siècle, elle est visitée à neuf reprises par les évêques de Genève ou leur vicaire général. Elle comptait quatre chapelles intérieures, fondées par des familles nobles ou bourgeoises qui en assurent l’entretien et en usent comme lieu de sépulture : la chapelle Saint Jean-Baptiste, la chapelle Saint Sébastien (entretenue par les nobles de l'Alée, seigneurs de Songy à Saint-Sylvestre), la chapelle du Saint-Esprit (entretenue par la confrérie du Saint-Esprit) et la chapelle Notre-Dame (entretenue par la famille Randollet).
Au XVIIIe siècle, la population de Marcellaz se réunissait pour l'élection de son syndic avec l'autorisation du châtelain de Montagny, mais la plus grande partie de la commune dépendait de la seigneurie d'Hauteville. Les villages de Germagny et de la Molière ressortent de la seigneurie de Montrottier. Le village de Chaunu appartient aux seigneurs de Lupigny dont le château se trouve à Boussy. Dès avant 1516, les seigneurs de Songy à Saint-Sylvestre possèdent des biens à Montmasson. En 1730, on compte 19 nobles propriétaires à Marcellaz alors qu'il n'y en avait pas un avant le XVIe siècle. De 1783 à 1792, c'est une somme de 14073 livres que les habitants de Marcellaz ont engagé pour s'affermir des droits seigneuriaux.
- Visite de Saint François de Sales
Le 15 mars 1608, la paroisse de Marcellaz reçoit la visite de l'évêque François de Sales en personne. Il est reçu par le curé Georges Cohendet et les trois syndics Claude Viollet, Claude Paccard et Dominique Crosat ainsi que par plusieurs notables. L'évêque constate que l'église est en mauvais état et demande aux paroissiens de faire réparer les murs de la nef et du clocher, de faire fermer à clef les fonts baptismaux et de fournir une bannière et un parement d'autel. Le curé est également invité à s'occuper de la réparation de la toiture du presbytère, de la couverture du tabernacle. Les réparations doivent être effectuées dans un délai de deux mois sous peine d'interdit, entraînant la fermeture de l'église et la privation des sacrements. À cette époque, les chapelles de Saint-Jean-Baptiste et Saint-Sébastien, ruinées, avaient été rasées depuis longtemps. La chapelle du Saint-Esprit sera unie au maître-autel faute d'avoir pu trouver un recteur. La chapelle Notre-Dame doit être restaurée par les Randollet.
- Révolte paysanne du village de Faramaz[1]
Le 3 septembre 1696, François de Montfalcon de Rogles, comte d’Hauteville et possesseur de la maison forte de Rogles de Marcellaz, décide de délimiter et inventorier son fief, assisté d’une escorte armée, de deux commissaires à terrier et de deux indicateurs de la paroisse de Marcellaz, où il se rend. Là, le groupe aurait sérieusement malmené un paysan qui aurait refusé de donner le nom de la parcelle qu’il labourait. Mais l’après-midi, c’est le même cortège qui est attaqué par une centaine d’habitants du hameau de Faramaz, à la limite des deux paroisses de Marcellaz et Hauteville. Des hommes, des femmes, des enfants, des bergers, armés de cailloux et de serpes entourent le seigneur. Le comte et ses gens durent s’enfuirent précipitamment. L’un des indicateurs fut capturé, frappé, insulté et dépouillé de ses vêtements.
- Le crâne de Marcellaz
Dans l’église de Marcellaz, se trouvait un crâne, scellé dans le mur du clocher puis placé à l’intérieur du clocher. Une note de Croisollet[2] évoque l’origine de ce crâne :
« On place vers l’année 1712 un tragique événement arrivé à Marcellaz. Le seigneur du château d’Hauteville avait à Marcellaz, au nord-ouest et près de l’église, un castel qu’il habitait pendant le temps des chasses. La fille du fermier devint l’objet des coupables poursuites du seigneur pendant un séjour à Marcellaz. Peut-être la pauvre fille laissa-t-elle échapper une indiscrétion qui compromit son confesseur. Peut-être aussi, étonné de tant de vertus dans une simple paysanne, le seigneur en attribuait-il la constance aux avis du confesseur. Quoi qu’il en soit, le dit seigneur, étant un jour à la chasse, rencontra, au pré dit « Vers Prailles », le vicaire de Marcellaz disant son bréviaire. Il y eut, à ce qu’il paraît quelques paroles échangées… Armer son fusil, le diriger sur la poitrine du prêtre et faire feu, ce fut prompt comme un éclair. Le vicaire tombe mort. Des paysans, qui travaillaient aux semailles sur les collines environnantes, avaient été témoins du drame qui venait de s’accomplir dans la vallée. Ils s’emparent du meurtrier. Son procès fut vite fait et un arrêt du Sénat de Savoie porta qu’il serait pendu au chef-lieu de Marcellaz, et que sa tête serait clouée à l’endroit le plus apparent de l’église pour y rester à perpétuité. »
Le crâne se trouvait dans une niche grillagée encore visible à l’intérieur du clocher (entrée de l’église avant sa reconstruction) mais fut volé en 1974. Légende ou réalité ? Les archives du Sénat de Savoie restent muettes à ce sujet, tout comme les archives paroissiales de la commune…
- Soulèvement anti-révolutionnaire
Le 18 août 1793, un grand nombre d’individus de Marcellaz, ayant à leur tête leur maire Louis Longeray, armés de bâtons et de fusils, après avoir excité les habitants des communes voisine à se joindre à eux, sonnent le tocsin à leur passage sur la commune de Sâles, où ils entreprennent d’abattre l’arbre de la liberté. Ils arrivent près du faubourg Saint-Joseph de Rumilly où ils forment un rassemblement dirigé contre la Société Populaire de cette ville. Ils ne se dispersèrent qu’après avoir été repoussés par la garde nationale de Rumilly.
« Les habitants de Marcellaz renouvelèrent leur délit d’une manière plus éclatante le 22 août 1793, époque d’un événement insurrectionnel à Rumilly, mené par le royaliste François Collomb. Ils ouvrirent à force la maison de détention de cette ville, élargirent les détenus de leur commune ; enfoncèrent les portes, avec d’autres insurgés, de la maison commune ; s’emparèrent des armes dont ils firent usage pour poursuivre et incarcérer les patriotes ; arrachèrent des mains du juge de paix des procédures instruites contre les insurgés du 18 août ; proclamèrent ouvertement la royauté ; et, enfin, se montrèrent ouvertement les ennemis du gouvernement républicain et les amis du royalisme. »(séance du Conseil de Rumilly, 28 ventôse an VI )
La Société Populaire de Rumilly fit faire beaucoup d’arrestations à Marcellaz. Un grand nombre de personnes de cette commune furent conduits dans les prisons de Chambéry. Le maire Louis Longeray y resta six mois détenu.
- Anecdotes historiques
En 1618, le fils d'Hilaire de Montmasson, lequel habitait alors au hameau de Montmasson, fut dévoré par un loup près du village de Chapeiry (le hameau est situé entre la forêt des Lanches et Chapeiry). Seule une partie de son corps fut retrouvée est enterrée au cimetière de Marcellaz[3].
Le 23 juin 1739, la foudre s'abat sur le clocher, la grosse cloche se détache et fait une victime, le jeune sonneur de cloches Etienne Fontaine[3].
[modifier] Administration
À l'époque du duché de Savoie et du Royaume de Piémont-Sardaigne, la communauté de la paroisse de Marcellaz, représentée par les chefs de famille du village, se réunissait tous les ans pour élire son représentant : le syndic.
Sous la Révolution française, la commune de Marcellaz est créée, représentée par un conseil municipal et un maire. Depuis 1860, Marcellaz est une commune française du département de la Haute-Savoie.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1793 | ? | Louis Longeray | maire | |
| ? | 1801 | Antoine Viollet | maire | |
| 1801 | ? | Joseph Tissot | maire | |
| 1844 | Aimé Tissot | syndic | ||
| 1848 | Claude Viollet | syndic | ||
| 1858 | Claude Juge | syndic | ||
| 1860 | Claude Juge | maire | ||
| 1871 | Etienne Rubellin | maire | ||
| 1874 | Claude Veiry | maire | ||
| 1885 | Claude-Marie Beauquis | maire | ||
| 1892 | Louis Juge | maire | ||
| 1918 | Camille Veiry | maire | ||
| 1923 | François Degeorges | maire | ||
| 1927 | Jean Montmasson | maire | ||
| 10 septembre 1944 | Jean Veiry | maire | ||
| 22 mars 1959 | Louis Coster | maire | ||
| 27 mars 1971 | Marius Fantin | maire | ||
| 25 janvier 1974 | Maurice Vuachet | maire | ||
| 25 mars 1983 | Fernand Demotz | maire | ||
| 23 juin 1995 | Martine Manin | maire | ||
| mars 2001 | mars 2008 | Martine Manin | ... | maire |
| mars 2008 | En cours | Martine Manin | maire | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
La commune de Marcellaz-Albanais est la deuxième commune la plus peuplée du canton de Rumilly. En 1999, Marcellaz-Albanais comptait 1 401 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués sur la commune depuis 1793. Au début du XXIe siècle siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité »[4], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 1].
| 1564 (1) | 1608 (2) | 1743 (3) | 1783 (4) | 1861 | 1891 | 1911 | 1931 | 1946 | 1962 (5) | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 989 | env. 600 | 683 | 717 | 1089 | 1409 | 1036 | 767 | 719 | 528 | 599 | 649 | 839 | 1226 | 1401 |
(1) Dénombrement pour la gabelle sur le sel 1561-1564
(2) Visite épiscopale de Saint-François de Sales
(3) Rôle de la capitation
(4) Rôle de la gabelle
(5) Nombre retenu à partir de 1962 :Population sans doubles comptes
[modifier] Manifestations culturelles et festivités
- Salon du Livre (octobre).
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Saint François de Sales (1567-1622), évêque puis saint de l'église catholique
- le père Michel Montmasson (1640-1688), clerc catholique et missionnaire lazariste.
- Auguste de Juge (1797-1863), juge et poète savoyard.
[modifier] Économie
- Commerces (bar, restaurant, coiffure, etc.) et services (médecin, infirmières) au chef-lieu.
- Artisans (maçonnerie, menuiserie, électricité, etc.)
- Marché hebdomadaire (samedi matin)
[modifier] Lieux et monuments
- Église Saint-Maurice
Construite en 1844 par l'architecte Monnet dans le style néo-classique sarde, à l'emplacement de la précédente église. Elle en a conservé le clocher de 1625.
- Maison-forte de Rogles
Sa construction remonte au XVe siècle (date gravée dans la pierre). Cette maison a porté différents noms au cours des siècles : Conzié, Montfort, Rogles, du nom de leurs propriétaires.
- Château de Pieuillet
C'est une grande demeure quadrangulaire flanquée de deux tours carrées dont la date de construction n'est pas connue. Au début du XVIIe siècle, elle est vendue aux nobles de Juge, qui porteront par la suite le nom de Juge de Pieuillet.
- Maison-forte de Faramaz
- Musée de l'Art de l'Enfance
[modifier] Évènements
Le 16 août 2009, un triple incendie criminel détruit le bâtiment des services techniques municipaux, la garderie-bibliothèque et l'école maternelle.
[modifier] Notes et références
Notes
- Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee. Dans le graphique, sont par contre représentées l’ensemble des populations légales connues.
Références
- J.Y.Mariotte, Dictionnaire des Communes Savoyardes, Tome III
- F.Croisollet, Histoire de Rumilly
- Archives paroissiales de Marcellaz
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Si Marcellaz m'était Conté, publication de l'école privée Léon-Marie, 1998
[modifier] Article connexe
[modifier] Liens externes
- Site officiel de la commune de Marcellaz-Albanais
- Une page personnelle consacrée à l'histoire de Marcellaz-Albanais
- Une page de l'association des Parents d'Eleves de l'école publique de Marcellaz-Albanais
