Marcel Noguès

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Marcel Joseph Maurice Nogues
Naissance 24 janvier 1895
Paris
Décès 5 octobre 1919 (à 24 ans)
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Aviation
Grade Sous-lieutenant
Années de service 1914 – 1918
Conflits Première Guerre mondiale
Distinctions Légion d'honneur,
Médaille militaire,
Croix de Guerre avec cinq palmes

Marcel Joseph Maurice Nogues est un as de l'aviation français pendant la Première Guerre mondiale. Il est crédité de treize victoires. Il était spécialisé dans les ballons d'observation allemands, les drachens[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Service pendant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Nogues rejoignit le 107e Régiment d'artillerie le 4 septembre 1914. Après s'être porté volontaire pour suivre un entrainement de pilote, il est détaché de l'artillerie à l'aviation, le 24 janvier 1916. Il obtient le brevet de pilote no 3486, le 20 mai 1916. Suite à cela, il suivit un entrainement plus poussé à Dijon, Ambérieu, Avord, Cazaux, et à Pau. Le 26 septembre 1916, il rejoint l'Escadrille N12 (le 'N' signifiant que les pilotes volaient sur des Nieuport). Le 4 mars 1917, il partage une victoire avec Xavier de Sevin, en abattant un avion ennemi au-dessus d'Autrecourt. Il en remporte une seconde le 12 avril, au-dessus du Bois de Chavel. Le jour suivant, Nogues est abattu, probablement par Albert Dossenbach sur son Jasta 36[2], et est capturé par les Allemands. Il parvient néanmoins à s'échapper peu de temps après (le 19 mai 1917, pour arriver à Paris le 11 juin, en passant par l'Angleterre) et à rejoindre son escadrille, il reçoit la Médaille militaire le 13 juillet et il est alors promu de maréchal-des-logis au grade d'adjudant le 20 juillet 1917. Il est blessé par un shrapnel, le 13 août 1917[1].

Une fois guéri, il est réaffecté à l'Escadrille Spa 57, au sein de laquelle il pilote désormais des SPAD, le 12 avril 1918. Nogues remporte une victoire sur un Albatros au-dessus d'Assainvillers, le 2 mai 1918. Il accumule de nouvelles victoires en mai et juin, la plupart seul, bien qu'il en partage une avec Jean Fraissinet. Le 4 juillet, pour sa neuvième victoire, il abat un ballon d'observation, avec André Petit-Delchet[2]; cette victoire lui vaudra la Légion d'honneur. Le 26 septembre 1918, Nogues abat son cinquième ballon et remporte du même coup sa treizième et dernière victoire[1].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, Nogues est transféré à l'Escadrille 172. En plus de ses autres décorations, il se voit remettre la Croix de Guerre avec un minimum de cinq palmes[1].

Le 5 octobre 1919, Marcel Nogues décède d'une embolie quelques heures après avoir reçu un coup au larynx alors qu'il jouait au rugby sous les couleurs du Racing Club de France[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Mortane, La guerre des Ailes : Traqués par l'ennemi, chap. III : Un record de vitesse : Marcel Noguès, Baudinière, 1929, p. 41–53

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Over the Front: A Complete Record of the Fighter Aces and Units of the United States and French Air Services, 1914-1918, p. 197
  2. a et b http://www.theaerodrome.com/aces/france/nogues.php Consulté le 13 juillet 2010.
  3. in "Le Figaro" du 10 septembre 1919 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2922827/f4