Marcel Masse

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Marcel Masse en 2012

Marcel Masse (né le 27 mai 1936) est un administrateur et homme politique provincial et fédéral du Québec.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Saint-Jean-de-Matha dans la région de Lanaudière, M. Masse étudia à l'Université de Montréal et à Paris. Il travailla ensuite comme enseignant dans une école de Joliette de 1962 à 1966.

Politique provinciale[modifier | modifier le code]

Élu député de l'Union nationale dans la circonscription provinciale de Montcalm en 1966, il travailla comme ministre d'État à l'Éducation de 1966 à 1967, à la Fonction publique de 1967 à 1969 et à l'Office de développement de l'Est du Québec de 1968 à 1970 et comme ministre des Affaires intergouvernementales de 1969 à 1970 dans les cabinets ministériels de Daniel Johnson (père) (1966 à 1968) et de Jean-Jacques Bertrand (1968 à 1970). Réélu en 1970, il se présenta à la course au leadership de l'UN mais perdit par 21 votes derrière Gabriel Loubier. Il quitta ensuite l'UN est siégea comme député indépendant jusqu'à la fin de son mandat en 1973. En 1974, il fut embauché par la firme Lavalin à titre d'administrateur.

Politique fédérale[modifier | modifier le code]

Tentant d'être élu député du Parti progressiste-conservateur du Canada dans la circonscription fédérale de Labelle, il est défait par le libéral Maurice Dupras en 1974 et en 1980. Élu dans Frontenac en 1984, il sera réélu en 1988. Il ne se représenta pas en 1993.

Durant son passage à la Chambre des communes, il servit comme ministre responsable de la région du Québec de 1986 à 1990 et ministre des Communications de 1984 à 1986 et 1989 à 1991, de l'Énergie, des Mines et des Ressources de 1986 à 1989 et de la Défense nationale de 1991 à 1993.

Durant les négociations sur l'Accord de libre-échange canado-américain il se positionna contre les positions ne déterminant pas clairement la souveraineté culturelle du Canada. Ce positionnement fut perçu comme un obstacle à la réalisation de l'ALENA pour Mulroney et le convainquit de rétrograder Masse de son poste de ministre des Communications à celui de l'Énergie en 1986. Après la ratification de l'accord, Masse retrouva le poste de ministre des Communications. Comme plusieurs de ses collègues, il ne s'est pas représenté à l'élection générale de 1993.

Retraite[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté la politique fédérale, Masse fut à la tête de l'un des 14 comités régionaux créés dans le but de permettre à la population de comprendre l'enjeu de l'indépendance du Québec et de préparer le référendum de 1995. Il fut également président du Conseil de la langue française du Québec en 1995 et délégué du Québec en France de 1996 à 1997. Il siégea aussi à la Commission des biens culturels du Québec.

En 1995, il fut fait Officier de l'Ordre national du Québec.

Liens externes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]