Marcel Chevalier

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Marcel Chevalier

Naissance 28 février 1921
Montrouge
Décès 8 octobre 2008 (à 87 ans)
Vendôme
Nationalité Française
Profession
Exécuteur en chef des arrêts criminels
Conjoint
Marcelle Obrecht

Marcel Charles Chevalier, né le 28 février 1921 à Montrouge et mort le 8 octobre 2008 à Vendôme, fut le dernier bourreau de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Imprimeur typographe depuis l'âge de 13 ans (il fut « meilleur ouvrier de France »), il fait la connaissance en 1947 de Marcelle Obrecht, nièce de l'exécuteur André Obrecht et parente des bourreaux Anatole Deibler et Jules-Henri Desfourneaux. Marcel Chevalier épouse Mademoiselle Obrecht l'année suivante, et ils eurent ensemble deux enfants : une fille, Dominique (née en 1952) et un fils, Éric (né en 1953).

En 1951, il postule pour un emploi d'exécuteur-adjoint, mais n'est pas engagé. Toutefois, en 1958, son oncle par alliance, André Obrecht, lui fait obtenir la place souhaitée. Marcel Chevalier participe ainsi à plus de quarante exécutions de 1958 à 1976, en tant qu'aide du bourreau. Il succède à André Obrecht comme exécuteur en chef, le 29 septembre 1976, suite à la mise à la retraite de ce dernier.

C'est à ce poste qu'il officia à la décapitation de deux condamnés à mort : Jérôme Carrein à la prison de Douai le 23 juin 1977, et Hamida Djandoubi le 10 septembre de la même année, à la prison des Baumettes à Marseille. Djandoubi est le dernier guillotiné de France (également le dernier criminel exécuté en Europe occidentale). Par ailleurs, Marcel Chevalier se fait assister de son fils Éric, à ces deux exécutions, dans le but de le former à une éventuelle succession.

M. Chevalier est demeuré en fonction jusqu'au 9 octobre 1981, date à laquelle la peine de mort en France fut abolie. En dehors de ses activités de bourreau, qui le réquisitionnèrent durant certaines nuits, Marcel Chevalier travaillait comme monteur-copiste à l'Imprimerie de l'Edition et de l'Industrie, 7, avenue Verdier à Montrouge.

Il se retira à Charray, un petit village de la Beauce. Il mourut le 8 octobre 2008 à la clinique du Saint-Coeur à Vendôme[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le dernier bourreau est mort à Vendôme - Article de La Nouvelle République du 20 septembre 2011