Marc Sterling

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Marc Sterling est un peintre français, né à Prylouky, Russie en 1895 et décédé à Paris, France en 1976.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille juive d’Ukraine, Marc Sterling a étudié la peinture à Odessa, puis au VHUTEMAS, à Moscou au début des années 1920. En 1921-1922 il est à Berlin, où il rencontre sa future femme et où a lieu sa première exposition. Puis, en 1923, il s’établit à Paris et rejoint le cercle international des artistes que l’on appellera École de Paris. Il fréquente les cafés et les ateliers de Montparnasse, ainsi que "La Ruche", il y retrouve Jacques Chapiro, Ossip Lubitch, Lazare Volovick, Michel Kikoïne, Pinchus Krémegne ... Pendant la Seconde Guerre mondiale, Sterling et sa famille (il a deux filles) se réfugient chez des amis. Après la guerre, il rentre à Paris. Il se remarie en 1953 avec une jeune élève d'Ossip Zadkine. Il vit entre Paris et la Suisse, voyage beaucoup, expose régulièrement dans des galeries et salons. Il continue à travailler jusqu’à sa mort, en 1976.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

L’œuvre de Sterling est très variée, elle s’est renouvelé sans cesse, sans se figer dans une seule manière, gardant une énorme vitalité. Il a touché à différentes techniques : huile, gouache, dessin, lavis, gravure. On peut distinguer plusieurs périodes dans son œuvre : Élève de Tatline aux Vkhoutemas, Sterling a été constructiviste à ses débuts. Puis, à Paris, au contact d’artistes comme Picasso, Braque, Juan Gris, Metzinger, Sterling se rapproche du cubisme synthétique. Durant les années 1930, Sterling évolue vers un style plus souple et lyrique – bouquets de fleurs, cages à oiseaux, portraits de ses filles - traités dans une sorte de réalisme onirique. Après-guerre, des visions sombres et cauchemardesques portent le sceau de la tragédie. À partir du début des années 1950, apparaissent des coloris plus variés et des sujets empreints de calme et de délicatesse – des nus, des portraits. Sa dernière période, les années 1960-1970, se caractérise par de plus en plus de liberté dans les couleurs, ainsi que dans les sujets : animaux fabuleux, êtres fantastiques, paysages imaginaires sont baignés dans une atmosphère poétique très personnelle.

Musées et collections[modifier | modifier le code]

Bibliographie et liens[modifier | modifier le code]

Lejkind, O., Mahrov, K., Severjuhin, D., Hudozhniki russkovo zarubezhja : 1917-1939 : Biografitcheskij slovar. Sankt-Peterburg : Izdatel'stvo Notabene, 1999.

Nieszawer, N., Boyé, M., Fogel, P., Peintres juifs à Paris : 1905—1939 : Ecole de Paris. Paris : Denoël, 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]