Marc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson (1652-1721)

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Marc-René de Voyer de Paulmy, marquis d'Argenson

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait d'après Hyacinthe Rigaud. Château de Versailles.

Naissance
Venise
Décès (à 68 ans)
Paris
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Profession Homme d'État
Ascendants
René de Voyer de Paulmy d'Argenson (1623-1700) (père)
Marguerite Houlier de La Pouyade (mère)
Conjoint
Marguerite Le Fèvre de Caumartin (1672-1719)
Descendants

Marc-René de Voyer de Paulmy, 1er marquis d'Argenson est un homme d'État français, né à Venise le et mort à Paris le . Il fut ministre d'État et lieutenant général de police pendant vingt-et-un ans de 1697 à 1718. Il fut ensuite garde des Sceaux du au et président du Conseil des finances sous la Régence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson naquit à Venise où son père était ambassadeur. Selon la tradition, il fut déclaré filleul de la République de Venise, ce qui lui valut de porter le prénom de Marc en plus du prénom familial de René.

En 1693, il épouse Marguerite Le Fèvre de Caumartin (1672-1719), issue d'une prestigieuse famille parlementaire. Ils ont trois enfants :

Il est ministre d'État et lieutenant général de police pendant vingt-et-un ans de 1697 à 1718. Son nom est indéfectiblement attaché à l'institution de la lieutenance générale de police, qu'il a très largement renforcée, notamment en créant le corps des inspecteurs de police en 1708 et en développant la surveillance des lieux publics, des hôtels et des chambres garnies.

Il combat les jansénistes et, en 1709, expulse les religieuses de Port-Royal des Champs.

Il est garde des Sceaux du au et président du Conseil des finances sous la Régence. Il expérimente une dîme royale, dans les élections de Niort, où elle est bien accueillie, La Rochelle et Cognac, où les privilégiés la repoussent vigoureusement et obtiennent l’appui du peuple[1]. Il s'efforce en vain de prévenir la faillite du système de Law, mais ayant reconnu l'inutilité de ses efforts, il démissionne de ses fonctions en 1720.

Saint-Simon l'a peint avec « une figure effrayante, qui retraçait celle des trois juges des enfers, et s'égayant de tout avec supériorité d'esprit ».

Membre honoraire de l’Académie des sciences (1716) et de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, il est reçu à l'Académie française en 1718 au fauteuil numéro 1. Il fréquenta assidûment le salon de Mme de Tencin dont il fut très proche.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, ISBN 978-2-07-035971-4, p. 219

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Précédé par Marc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson (1652-1721) Suivi par
Jean d'Estrées
Fauteuil 1 de l’Académie française
1718-1721
Jean-Joseph Languet de Gergy
Précédé par Marc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson (1652-1721) Suivi par
Adrien Maurice de Noailles
contrôleur général
des finances
John Law
Henri François d'Aguesseau
(Chancelier de France)
Garde des sceaux de France
1718 à 1720
Joseph Fleuriau d'Armenonville

Liens externes[modifier | modifier le code]