Marc-Boris Saint-Maurice

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Marc-Boris Saint-Maurice est une personnalité politique et musicien canadien, qui milite depuis de nombreuses années pour la légalisation du cannabis, ainsi que pour faciliter l'accès à cette drogue pour des raisons de santé. Il vit à Montréal.

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

Il s'est d'abord fait connaître au début des années 1990 comme bassiste du groupe punk Grimskunk. C'est à cette époque que Marc Saint-Maurice reçoit le surnom de « Boris ».

Cheminement politique[modifier | modifier le code]

En 1998, il a créé Bloc Pot, un parti politique provincial québécois dont l'objectif principal est la décriminalisation, et éventuellement la légalisation complète de la marijuana. En 2000, il fut le chef fondateur du Parti Marijuana, qui présente des candidats aux élections fédérales canadiennes.

Le 28 février 2005, Saint-Maurice quittait le Parti Marijuana pour devenir membre du Parti libéral du Canada, estimant que les chances d'arriver aux objectifs poursuivis par les deux partis pro-marijuana étaient meilleures dans le parti alors au pouvoir. Le mouvement pour la marijuana avait effectivement effectué quelques avancées sous le règne libéral, au tournant des années 2000, mais Paul Martin, successeur de Jean Chrétien au poste de premier ministre, avait fermé la porte à tout changement sur la question.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections provinciales (Québec)[modifier | modifier le code]

Élections fédérales (Canada)[modifier | modifier le code]

Cannabis médical et militantisme[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice a également connu des démêlés avec la justice lorsqu'il était bénévole à temps plein au Club Compassion, un organisme qui fournit de la marijuana à des personnes gravement malades, sous présentation d'une attestation médicale. Le premier Club Compassion de Montréal, basé sur l'exemple de ceux de Toronto et de la Colombie-Britannique fut ouvert sur la rue Rachel, à Montréal, à proximité d'un poste de police.

Suite à une rafle policière, Saint-Maurice et son collègue Alexandre Néron furent accusés de possession et de trafic de stupéfiants. Les avocats plaidèrent que la législation canadienne laissait un vide juridique, autorisant certains individus à posséder du cannabis à des fins médicinales, mais ne fournissant pas le produit en question. Le Juge Gilles Cadieux a fait arrêter les procédures contre les deux hommes en décembre 2002.

Le 3 juin 2010, Marc-Boris Saint-Maurice ainsi qu'une vingtaine d'autres travailleurs et administrateurs des centres de distribution de cannabis médical du Québec ont été arrêtés lors d'une rafle policière coordonnée par le Procureur général du Québec. Tolérés par les forces de l'ordre depuis plus de 10 ans au Québec, ces centres à rafle ont surtout été provoqués par les comportements inappropriés du centre Culture 420, non affilié aux centres dirigés par Marc-Boris St-Maurice.

Liens externes[modifier | modifier le code]