Marc-Antoine Eidous

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Planche Art héraldique de l’Encyclopédie, vol. II

Marc-Antoine Eidous, né vers 1724 à Marseille (France) et mort en 1790, est un homme de lettres français.

Après avoir servi dans les armées espagnoles comme ingénieur, Eidous, à son retour en France, consacra tous ses moments à la littérature.

Traducteur infatigable[1], mais souvent peu exact et surtout peu élégant, il a traduit du latin, de l’anglais et de l’espagnol, dont le substantiel El Orinoco ilustrado y defendido du père Joseph Gumilla et en français plus de quarante ouvrages différents qui ont vu le jour, et en a encore laissé en manuscrit.

La plus importante de ces traductions est celle du Dictionnaire universel de médecine de Robert James (avec Denis Diderot, Julien Busson et François-Vincent Toussaint), 1746-1748, 6 vol. in-fol.

Il a aussi traduit de l’anglais :

Eidous a également collaboré aux volumes I à III de l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert pour l’héraldique, le blason et l’art de monter. Il a probablement été recruté comme contributeur à l’Encyclopédie par Diderot qui le connaissait depuis 1744 et leur travail sur le Dictionnaire de James. Dès 1746, Eidous apparait comme bénéficiaire sur les registres de comptes de l’éditeur Le Breton. Entre 1746 et 1748, il reçoit plus de 2 900 livres pour les quelque 450 articles qu’il fournit aux quatre premiers volumes, ce qui est bien payé.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Je crois qu’il ne lui faut que quinze jours pour traduire un volume », Grimm, Correspondance littéraire, t. 7, p. 150 (15 octobre 1766).

Source[modifier | modifier le code]