María Blanchard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Blanchard.

María Blanchard, née le à Santander et décédée à Paris le , est une artiste-peintre espagnole appartenant à l'École de Paris. Elle est inhumée au Cimetière parisien de Bagneux dans la 88e division.

Maria Blanchard donnant une leçon

Biographie[modifier | modifier le code]

Composition cubiste, 1919, Museo Reina Sofía, Madrid
Maternité, 1928
Femme assise, 1928

Née d'un père espagnol journaliste (Enrique Gutiérrez Cueto) et d'une mère franco-polonaise (Concepción Blanchard Santisteban), María Gutierrez Cueto y Blanchard est handicapée par une très lourde difformité physique, provoquée par une chute de sa mère enceinte, dont elle souffrira jusqu'à sa mort. Encouragée par sa famille, elle va à Madrid en 1902 pour des études de peinture et est l'élève des peintres Emilio Sala Francés (1850-1910), Fernando Alvarez de Sotomayor (1875-1960) et Manuel Benedito Vives (1875-1963). Après la mort de son père en 1904, sa mère et ses quatre frères la rejoignent à Madrid.

María Blanchard obtient en 1909 une bourse pour poursuivre sa formation à Paris. Elle travaille alors auprès du peintre espagnol Hermen Anglada-Camarasa (1871-1959) et de Kees van Dongen. Rentrée à Madrid en 1913, elle partage un moment un atelier avec Diego Rivera et fait en 1914 la connaissance de Jacques Lipchitz. Professeur de dessin durant quelques mois à Salamanque, elle peint en 1916 ses premières compositions cubistes.

En 1916, María Blanchard regagne définitivement Paris et développe l'esthétique cubiste de façon originale, en donnant à la figure humaine une place inhabituelle dans le cubisme classique. Elle se lie en 1918 avec Juan Gris et André Lhote, faisant un moment partie des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'effort moderne. Le mécène belge Frank Flaush qui lui assure un contrat mourant en 1925 et Juan Gris un an plus tard, elle traverse de longues périodes de problèmes économiques, aggravés par la charge de sa sœur et de ses enfants.

À partir de 1920, María Blanchard en revient à la figuration. Elle traverse en 1927 une crise religieuse qui l'engage dans un profond catholicisme, songe à entrer dans un couvent mais en est dissuadée par son confesseur. Paul Claudel lui dédie en 1931 l'un de ses poèmes.

Elle meurt en 1932 de tuberculose et est enterrée au cimetière de Bagneux.

Œuvre[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Gravures, lithographies[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions, galeries[modifier | modifier le code]

Prix, récompenses[modifier | modifier le code]

Musées, monuments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Liliane Caffin-Madaule, Maria Blanchard, 1881-1932, Catalogue raisonné, trois volumes publiés en 1992, 1994 et 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]