Marée stellaire

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Marée stellaire
Auteur David Brin
Genre Roman
Science-fiction
Version originale
Titre original Startide Rising
Éditeur original Bantam Books
Langue originale Anglais américain
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original New York
Date de parution originale 1983
ISBN original 0-553-23495-1
Version française
Traducteur Gérard Lebec
Lieu de parution Paris
Éditeur J'ai lu
Collection Science-fiction
Date de parution 1986
Type de média Livre papier
Nombre de pages 539
ISBN 2-277-21981-9
Série Première trilogie du Cycle de l'Élévation
Chronologie
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Consultez la liste des éditions de cette œuvre :
Marée stellaire (David Brin).

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Marée stellaire (titre original : Startide Rising) est un roman de science-fiction de l’auteur américain David Brin publié en 1983. C’est le deuxième roman se déroulant dans l’univers du cycle de l'Élévation.

Présentation de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Paru aux États-Unis en 1983, Marée stellaire de l’auteur américain David Brin est le second volet de la première trilogie du cycle de l’Élévation (Uplift series en anglais) amorcé en 1980 avec Jusqu'au cœur du soleil. Le roman de David Brin, qui répond aux doubles critères du space opera et du planet opera, se compose d’un prologue, de dix parties subdivisées en chapitres non numérotés et d’un très bref épilogue poétique.

Chaque chapitre du roman opère un changement de point de vue dans le récit, donnant la parole soit aux humains, soit aux néo-dauphins, soit aux extra-terrestres, ce qui permet à l’auteur de diviser le récit en plusieurs récits secondaires. David Brin a par ailleurs augmenté son roman d’un appendice clarifiant certains points de détails concernant le langage et les noms des dauphins dans le roman et d’un Glossaire et liste des personnages.

Résumé de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Le Streaker[modifier | modifier le code]

Le Streaker est le premier vaisseau terrien placé sous commandement néo-delphinien. Son espace de commandement est une sphère remplie d’eau permettant aux néo-dauphins du bord d’y évoluer aisément. Le personnel humain y évolue quant à lui en combinaison de plongée. Seule la partie centrale du vaisseau est sèche et normalement habitable par des humains. L’équipage est formé de sept humains, d’un néo-chimpanzé et de cent cinquante néo-dauphins qui sont soit des membres d’équipage, soit des civils en mission scientifique.

Le professeur Metz est plus particulièrement chargé d’étudier les réactions de l’équipage néo-delphinien et d’observer leurs réactions face au stress lié à cette mission dans l’espace. Dans le plus grand secret, il a également mêlé à l’équipage des dauphins expérimentaux, les Stenos, dont l’un comportant des gènes d’orque (K'tha-Jon).

Mission du Streaker[modifier | modifier le code]

La mission du Streaker, une simple vérification de données de la Bibliothèque, prend soudain une tournure inattendue lorsque le vaisseau découvre toute une flotte abandonnée de 50 000 vaisseaux grands comme des lunes et qui semblent avoir appartenu à une race inconnue, sans doute éteinte depuis des millénaires. Après une brève exploration de l’un des vaisseaux abandonnés, quelques membres de l’équipage réussissent à ramener à bord du Streaker un alien momifié.

Lorsque les autres races de l’univers interceptent le message qu’envoie le Streaker au centre de commandement de la Terre pour lui faire part de son étonnante découverte, c’est une véritable course-poursuite qui s’organise. Persuadées que ce cimetière est celui des Progéniteurs, la race mythique qui aurait établi les premiers principes de l’Élévation et créé la Bibliothèque, les extra-terrestres de toute la galaxie se mettent à la recherche du vaisseau terrien pour soutirer à son équipage les coordonnées exactes des vaisseaux abandonnés.

Planète Kithrup[modifier | modifier le code]

Endommagé par des tirs ennemis, le Streaker amerrit sur une planète aquatique dénommée Kithrup, située à l’écart des voies interstellaires les plus fréquentées. Le vaisseau repose au fond du vaste océan de la planète Kithrup et l’équipage s’active aux travaux de réparation.

La planète est faite d’un vaste océan peuplé d’algues tueuses et de poissons divers. Seuls quelques îlots métalliques en émergent, habités par de petites créatures amphibies et pré-cognitives, les Kikwis. Les failles telluriques de la planète abritent également une race considérée depuis bien longtemps comme éteinte, les Karrank%.

Stratégies et trahisons[modifier | modifier le code]

L’équipage du Streaker doit trouver une solution à une situation délicate : sortir vivant du piège de la planète Kithrup, surveillée par les flottes galactiques ennemies.

Deux stratégies s’affrontent au sein de l’équipage :

  • s’échapper en utilisant la ruse du “Cheval marin de Troie”, option proposée et défendue par Tom Orley et Creideiki,
  • ou se rendre en négociant les coordonnées de la flotte perdue, option proposée et défendue par le professeur Metz et Takkata-Jim.

Alors qu’une partie de l’équipage s’affaire autour de la coque d’un vaisseau thenannin naufragé sur Kithrup pour y camoufler le Streaker (utilisant la technique antique du Cheval de Troie), le professeur Metz et Takkata-Jim ourdissent une mutinerie et blessent volontairement le capitaine Creideiki afin de prendre les commandes du Streaker.

Finalement, la ruse du Streaker caché dans la coque du vaisseau ennemi thenannin fonctionne et la plus grande partie de l’équipage réussit à échapper à ses poursuivants. Takkata-Jim contribue également à ce succès. Après avoir abandonné les derniers Steno sous ses ordres, avoir fait tuer Metz, il décolle dans la chaloupe avec l'espoir de pouvoir négocier avec les Galactiques. Mais sa navette a été piratée par les loyalistes et ouvre automatiquement le feu sur les vaisseaux ET; Takkata-Jim tente alors de fuir les flottes le plus longtemps possible, entraînant dans son sillage quelques vaisseaux Tandus et Soros. La chaloupe est finalement détruite, mais le Streaker a déjà quitté la planète.

Il ne reste alors à la surface que le canot dirigé par la néo-dauphine Hikahi assistée du pilote Keepiru et accompagnée de Creedeki, Sah'ot, Denie Sudman, Toshio, Charles Dart. Lors du décollage du canot, Keepiru repère Tom Orley resté jusqu'alors isolé, mais bien décidé à survivre. L'aventure du Streaker sur cette planète oubliée leur aura coûté trois membres : Metz le généticien, Akki et le traître K'tha Jon.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Les personnages suivants sont regroupés par communautés et classés par ordre alphabétique :

Équipage non-humain du Streaker[modifier | modifier le code]

  • Akki, néo-dauphin, midship et ami de Toshio depuis leur planète Califia ;
  • Brookida, néo-dauphin, mécanicien ;
  • Creideiki, néo-dauphin, commandant de bord, ancien second d’Hélène Alvarez (voir Jusqu'au coeur du soleil) ;
  • Charles Dart, Charlie, néo-chimpanzé, planétologiste ;
  • Hikahi, néo-dauphine, officier de troisième rang. Une corvette du Streaker porte son nom par la suite[réf. nécessaire] (voir Rédemption) ;
  • Keepiru, néo-dauphin, premier pilote. À la suite des événements de Kithrup, et la séparation de Keepiru du Streaker, le néo-dauphin Kaa devient pilote principal (voir Rédemption) ;
  • K'tha-Jon, néo-dauphin mâtiné génétiquement de Steno et d’orque (expérience de Ignacio Metz), bosco (officier subalterne) ;
  • Makanee, néo-dauphin, médecin de bord et collègue proche de Gillian;
  • Moki, néo-dauphin Steno ;
  • Machine Niss, ordinateur tymbrimi doté d'une personnalité propre et confiée à Tom Orley ;
  • Sah’ot, néo-dauphin Steno, ethnolinguiste et interprète civil ;
  • Takkata-Jim, néo-dauphin Steno, officier en second ;
  • Tsh’t, néo-dauphin, officier de quatrième rang ;
  • Wattaceti, néo-dauphin, sous-officier ;
  • Herbie, surnom donné à la momie alien non identifiée, trouvée sur l’un des vaisseaux de la flotte abandonnée.

Dieux des dauphins[modifier | modifier le code]

  • Nukapaï, ancienne déesse des dauphins ;
  • K-K-Kph-kree, ancien dieu des dauphins, à l'apparence d'un cachalot gigantesque ;

Équipage humain du Streaker[modifier | modifier le code]

  • Gillian Baskin, médecin et agent conseil de la Terragens, femme de Tom Orley, amie de Jacob Demwa (personnage principal de Jusqu'au coeur du soleil) ;
  • Emerson d’Anite, technicien. Il réapparait dans la seconde trilogie Rédemption sur Jijo, étranger et au cerveau lésé, tentant d’aider les exilés rattrapés par la scène galactique ;
  • Toshio Iwashika, midship ;
  • Ignacio Metz, généticien, expert en Élévation ;
  • Thomas Orley, agent du conseil de Terragens, expert-conseil en technologies étrangères, ami de Jacob Demwa (personnage principal de Jusqu’au cœur du soleil) ;
  • Dennie Sudman, exobiologiste. La jeune sage jijoenne Sara occupera sa cabine lorsque le Streaker s’échappera de Jijo (voir Rédemption) ;
  • Hannes Suessi, mécanicien de bord ;

Soros et races clientes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Soro (cycle de l'Élévation).
  • Krat, amiral de la flotte de guerre soro ;
  • Cubber-cabub, tacticien pila ;

Synthiains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Synthian.
  • Beie Chohooan, espionne ;

Thennanins[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thennanin.
  • Buoult, officier ;

Commentaires[modifier | modifier le code]

Liens inter-races[modifier | modifier le code]

David Brin met en place dans son univers des liens relationnels qui dépassent les notions de races et d’espèces. Ainsi, les liens d’amitié forts entre néo-dauphins et humains ne sont pas rares au fil du récit. L’auteur va même jusqu’à imaginer un néo-dauphin qui ressent une attirance sexuelle pour une femme humaine et procédant à des manœuvres de séduction caractéristiques de son espèce.

Civilisation et instinct[modifier | modifier le code]

Au cours du récit, David Brin décrit chez ses néo-dauphins un conflit fondamental entre des atavismes instinctifs et le nouveau profil comportemental des néo-dauphins civilisés. L’accident cérébral du capitaine Creideiki, par exemple, permet à l’auteur d’envisager la possibilité d’un autre univers mental. Alors même que le dauphin blessé ne retrouve pas l’usage de la parole, la perception d’un nouveau monde ancien et primitif s’ouvre à lui, dans lequel apparaît l’un des anciens dieux des dauphins comme métaphore du lien fondamental qui unit l’animal sauvage et l’univers. Dans la même perspective, c’est grâce à un réflexe atavique — chercher refuge dans les arbres —, que le néo-chimpanzé Charles Dart sauve sa vie, même si ce personnage avoue ensuite sa honte devant ce comportement-réflexe qu’il juge lui-même comme “régressif”. David Brin soumet à la réflexion du lecteur une notion de progrès appliquée à des animaux dont le rapport au monde s’en trouve soudain radicalement transformé. Ce qui a été gagné du point de vue du progrès technique et génétique induit la perte de toute relation instinctive au monde.

Tom Orley et Gillian Baskin possèdent également des talents psychiques qui leur permettent de communiquer par “télépathie”. De plus Tom “entrevoit” les événements à venir sur Garth (dans le 3e livre Élévation).

Clins d’œil[modifier | modifier le code]

David Brin fait un clin d’œil à la littérature de fantasy en inventant une race extra-terrestre, les Tymbrimis, qui adore les romans fantastiques qui regorgent de dragons, d’ogres et de pouvoirs magiques. Autre clin d’œil, mais au genre de la science-fiction cette fois, l’auteur fait dire à Gillian Baskin que les Extra-terrestres qu’elle rencontre dans le roman sont en réalité beaucoup plus cruels que tout ce que la littérature de science-fiction avait pu inventer jusque-là dans ce domaine.

Place dans le cycle de l’Élévation

Article détaillé : Cycle de l'Élévation.


Adaptations[modifier | modifier le code]

Cette histoire a largement inspiré Sega dans la création de la saga des jeux Ecco the Dolphin.

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Marée stellaire a reçu le :

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Ce roman est considéré comme un grand classique de la science-fiction dans l’ouvrage de référence suivant[1] :

Éditions françaises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pour consulter les listes complètes, voir le site Top des Tops.
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No Enemy But Time par Michael Bishop
Prix Nebula du meilleur roman
1983
Neuromancien par William Gibson
Fondation foudroyée par Isaac Asimov
Prix Hugo du meilleur roman
1984
Prix Locus du meilleur roman de science-fiction
1984
The Integral Trees par Larry Niven