Jacques II de Goyon de Matignon

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Jacques de Goyon
Image illustrative de l'article Jacques II de Goyon de Matignon

Surnom Maréchal de Matignon
Naissance 26 septembre 1525
à Lonrai
Décès 27 juillet 1598 (à 72 ans)
au château de Lesparre
Origine France
Allégeance Pavillon royal de la France.svg Royaume de France
Années de service 1552 – 1587
Conflits Guerres de religion
Faits d'armes Bataille de Jarnac
Bataille de Moncontour
Distinctions Maréchal de France
Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Lieutenant-général de Normandie
Maire de Bordeaux
Gouverneur de Guyenne
Famille Maison de Goÿon

Emblème

Jacques II de Goyon, seigneur de Matignon, né le 26 septembre 1525 à Lonrai, en Normandie, dans l'actuel département de l'Orne et mort le 27 juillet 1598 au château de Lesparre, dans le Médoc, est un militaire et un homme politique français du XVIe siècle. Il fut maréchal de France, lieutenant-général de Normandie, maire de Bordeaux, poste auquel il succéda à son ami Michel de Montaigne, et gouverneur de Guyenne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques II de Goyon de Matignon, comte de Torigni, prince de Mortagne-sur-Gironde, était le fils de Jacques Ier de Goyon de Matignon (1497-1537), panetier du roi, et d'Anne de Silly, dame de Lonray, fille de Jacques-François de Silly, chevalier de Silly.

Le 2 mai 1558, il épouse Françoise de Daillon du Lude, fille aînée de Jean II de Daillon, comte du Lude, gouverneur de Poitou et sénéchal de Rouergue et d'Anne de Batarnoy. Il eut cinq enfants:

Entré fort jeune dans la carrière des armes, il a été de tous les combats sous le roi Henri II. Il fit ses premières armes à la conquête des Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun ) en 1552, et à la bataille de Saint-Quentin, où il fut fait prisonnier.

En 1559, Catherine de Médicis lui fit donner la lieutenance générale de la Basse-Normandie. Gouverneur d’Alençon en 1561, il s’est interposé entre les catholiques et les protestants de la ville. Pendant les guerres de Religion, il sut toujours maintenir l'autorité royale contre les factieux, et se fit estimer des catholiques qu'il commandait, et des protestants qu'il combattait avec succès, mais sans cruauté.

Pendant cette époque troublée, il lutta efficacement contre les armées protestantes. Charles IX l'avait prié de rétablir la paix en Normandie, ce qu'il fit. Il battit les Anglais devant Falaise en 1563 et se distingua aux combats de Jarnac et de Moncontour en 1569.

Lors de la Saint-Barthélemy, il est l'un des rares gouverneurs à avoir exécuté avec fidélité les ordres de Charles IX en protégeant les protestants à Saint-Lô et à Alençon.

Henri III le fait maréchal de France en 1579 pour avoir capturé Gabriel de Montgomery à l'occasion du complot des Malcontents[1], puis chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit, qu'il venait de créer l'année précédente, en 1578.

Lorsqu'il fut nommé gouverneur de Guyenne en 1584, Matignon eût à faire face à la Ligue. L'influence du Parlement de Bordeaux avait entraîné une partie du pays dans la Ligue. Le Maréchal de Matignon sut maintenir à Bordeaux l'autorité royale, mais les ligueurs, retranchés dans la citadelle de Blaye, désolèrent les rives de la Gironde pendant cinq ans après l'avènement de Henri IV au trône de France, et c'est seulement par composition que la place fut rendue au roi.

En 1586 et 1587, il défit les huguenots en plusieurs rencontres, finit par se ranger aux côtés de Henri IV, au sacre duquel il remplit les fonctions de connétable.

Matignon a servi fidèlement, pendant une des périodes les plus pénibles de l’histoire de France, celle des guerres de religion, cinq rois et une reine : Henri II, Catherine de Médicis, François II, Charles IX, Henri III et enfin Henri IV, donnant un bel exemple de loyalisme.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Nom du prince et blasonnement
Heraldique couronne comte français.svg
Blason Maison de Goyon.svg

D'argent au lion de gueules couronné d'or.[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. il avait échappé au massacre de la Saint-Barthélemy, il est aussi celui qui avait tué Henri II par accident lors d’une joute
  2. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or,‎ 1996, 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Callières, Histoire du maréchal Jacques II de Matignon, gouverneur et lieutenant-général pour le roi en Guyenne. Avec tout ce qui s'est passé de plus mémorable depuis la mort du roi François Ier iusq'à la fin des guerres civiles, Paris, Augustin Courbé, 1661

Voir aussi[modifier | modifier le code]