Maple

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Wiktionnaire Cet article a pour sujet le logiciel de calcul formel Maple. Pour une définition du mot « maple », voir l’article maple du Wiktionnaire.
Maple
Image illustrative de l'article Maple
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Développeur Waterloo Maple Inc. (Maplesoft)
Dernière version 18 (mars 2014)
Environnement Multi-plate-forme
Type Logiciel de calcul formel
Licence Propriétaire
Site web www.maplesoft.com/products/maple/

Maple est un logiciel propriétaire de calcul formel édité par la société canadienne Maplesoft. La dernière version est la version 18.

Depuis les années 1980, Maple est utilisé dans un nombre d'applications remarquables des sciences et des mathématiques allant de la démonstration du dernier théorème de Fermat en théorie des nombres, à des problèmes de la relativité générale et de la mécanique quantique. Celles-ci sont présentées dans un numéro spécial d'un bulletin d'information créé par les développeurs de Maple appelé MapleTech[1].

Principe[modifier | modifier le code]

Maple a été initialement développé au sein du Symbolic Computation Group de l'université de Waterloo en Ontario (Canada) à partir de décembre 1980[2]. La première version publique date de 1985 (version 3.3).

Le logiciel permet aussi bien de travailler sur des quantités numériques (entières, réelles, complexes) qu'avec des polynômes, fonctions, séries. Maple réalise des dérivations, intégrations, résolutions de systèmes d'équations linéaires, inversions de matrices, développements asymptotiques et résolutions d'équations différentielles sous forme symbolique, c'est-à-dire en gardant des inconnues dans la résolution. Le système Maple offre aussi de nombreuses fonctionnalités en théorie des nombres et en combinatoire.

Maple est un système interprété, c'est-à-dire que l'utilisateur tape une ligne de commande suivie d'un terminateur, ce qui provoque une évaluation (calcul ou résolution) et le système retourne un résultat. Maple représente les objets sous la forme d'un graphe orienté acyclique. Il est cependant également possible d'écrire des programmes (dans un langage très proche de celui des lignes de commandes) qui ne seront pas compilés, mais interprétés à leur appel, et d'enrichir ainsi le système avec de nouvelles commandes.

Il est ensuite possible de :

  • copier et coller les formules mathématiques correspondantes dans un traitement de texte ;
  • tracer des courbes ou des surfaces (en aspect 3D) ;
  • générer les programmes de calcul numérique correspondants (par exemple en C).

Maple offre un mode console et un mode graphique. Il est disponible sur la majorité des systèmes d'exploitation (GNU/Linux, Macintosh, Windows)..

Exemple d'instruction[modifier | modifier le code]

Le code suivant donne la solution de l'équation différentielle du second ordre y'' - 3y = x vérifiant les conditions initiales y(0) = 1 et y'(0) = 2 :

dsolve({diff(y(x),x,x)-3*y(x)=x,y(0)=1,D(y)(0)=2},y(x));

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. MapleTech Special Issue (numéro spécial) Birkhäuser-Boston, (1994)
  2. On the design and performance of the Maple system, Proceedings of the 1984 MACSYMA Users' Conference, 199-219

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bruce W. Char, Keith O. Geddes, W. Morven Gentleman et Gaston H. Gonnet, « The design of Maple: a Compact, Portable, and Powerful Computer Algebra System », dans J. A. van Hulzen (éd.), Computer Algebra : EUROCAL’83, European Computer Algebra Conference London, England, March 28–30, 1983 Proceedings, Springer,‎ 1983 (lire en ligne)
  • Rapport technique : https://cs.uwaterloo.ca/research/tr/1982/CS-82-40.pdf

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]