Manzanares (José María Dolls Abellán)

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Manzanares
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Image illustrative de l'article Manzanares (José María Dolls Abellán)
Manzanares en 1994
Présentation
Nom de naissance José María Dolls Abellán
Apodo Manzanares
Naissance 14 avril 1953 (61 ans)
Alicante
Nationalité Espagnol
Carrière
Alternative 24 juin 1971 à Alicante
Parrain Luis Miguel Dominguín
Confirmation d'alternative Madrid : 18 mai 1972
Parrain Palomo Linares
Fin de carrière 2006
Escalafón général Premier de l’escalafón en 1977 et 1984
Entourage familial
Famille père de Manzanares (José María Dolls Samper)

José María Dols Abellán dit « Manzanares », né à Alicante (Espagne) le 14 avril 1953, est un matador espagnol.

Présentation[modifier | modifier le code]

Fils d’un banderillero, « Manzanares » est une des figuras indiscutable du toreo de la fin du XXe siècle. En 1978 et en 1984 il a occupé la première place à l'escalafón.

Il débute très tôt dans la profession. À dix sept ans, il se présente en novillada piquée à Benidorm[1]. On lui prédit une carrière dorée, mais très vite le jeune prodige déçoit ses admirateurs par son « aboulie ». Il faudra attendre l'arrivée de Paco Ojeda pour que le matador d'Alicante, piqué au vif, relève le défi, et redevienne le torero magnifique qu’on avait deviné à ses débuts. Séville qui l'a longtemps boudé, et Madrid qui ne lui pardonnait pas son apathie, le reconnaissent comme « figure », titre que la profession lui avait déjà décerné en le surnommant « le torero des toreros »[1]

Manzanares était un torero classique et élégant, d'une très grande technique, excellent au capote et profond à la muleta, ce qui lui a valu de très nombreux admirateurs. Il aurait pu sans doute être l'un des plus grands matadors du siècle s'il n'avait fait preuve d'une grande indolence qui lui fit connaître aussi de nombreux insuccès. Mais à un journaliste qui lui reprochait ce trait de son caractère, il répondit « Si je n'avais pas été indolent, je n'aurais pas été Manzanares »[2].

Le personnage[modifier | modifier le code]

À dix-huit ans, lors de son alternative, Manzanares a reçu deux oreilles et la queue du toreau Rayito de l'élevage d'Atanasio Fernández. Il est sorti par la grande porte avec son parrain Luis Miguel Dominguín, qui avait coupé, lui aussi quatre oreilles et une queue[3]. Surnommé par Jacques Durand le «torero de soie»[3] et par Pierre Albaladejo « torero de velours »[4], Manzanares avait pour lui la grâce, l'élégance, le temple, qui font les grandes figuras. Sa carrière, globalement brillante malgré quelques trous, vaut et par sa durée et par de grandes faenas[2].

Adoré du public d'Alicante, alors que le maire l'avait écarté de la feria organisée par la municipalité, le public ovationne « Manzanares » présent dans les gradins, et l'équipe municipale perdra les élections suivantes[2].

Pour Manuel Lízon, critique taurin et professeur de littérature espagnole, Manzanares est le meilleur torero de l'histoire d'Alicante. Il le juge comme un torero exemplaire à qui il a juste manqué un peu d'ambition[2]».

Il se retire des arènes après une corrida à Séville le 1er mai 2006.

Son fils, José María Dolls Samper, est lui-aussi matador, sous le même apodo.

Carrière[modifier | modifier le code]

Manzanares

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Claude Popelin, « La Tauromachie», préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl, édition augmentée par Yves Harté, Le Seuil, Paris, 1970-1994, p. 180(ISBN 2020214334)
  2. a, b, c et d Jacques Durand, « Humbles et Phénomènes », Éditions Verdier, Lagrasse, 1995, p. 152 (ISBN 286432184X)
  3. a et b Jacques Durand, « Humbles et Phénomènes », Éditions Verdier, Lagrasse, 1995, p. 149 (ISBN 286432184X)
  4. Commentaires avec Jean-Louis Burga sur Canal +, feria d'Alicante, 23 juin 1989

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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