Manuel Chaves

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Manuel Chaves
Manuel Chaves, en 2011.
Manuel Chaves, en 2011.
Fonctions
Deuxième vice-président du gouvernement espagnol
(chargé de la Politique territoriale)
11 juillet 201122 décembre 2011
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Prédécesseur Elena Salgado (2e VP)
Successeur Aucun
Ministre de la Politique territoriale et de l'Administration publique
Seule « Politique territoriale » jusqu'au 20 octobre 2010
7 avril 200922 décembre 2011
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Prédécesseur Elena Salgado
Successeur Cristóbal Montoro
Troisième vice-président du gouvernement espagnol
7 avril 200911 juillet 2011
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Prédécesseur Aucun
Successeur Aucun
Président du
Parti socialiste ouvrier espagnol
23 juillet 20005 février 2012
Prédécesseur Ramón Rubial
Successeur José Antonio Griñán
3e président de la Junte d'Andalousie
27 juillet 19907 avril 2009
(18 ans, 8 mois et 11 jours)
Coalition Absolue PSOE (1990-1994)
PSOE minoritaire (1994-1996)
PSOE-PA (1996-2004)
Absolue PSOE (2004-2009)
Prédécesseur José Rodríguez de la Borbolla
Successeur José Antonio Griñán
Ministre du Travail et de la Sécurité sociale
26 juillet 19862 mai 1990
Président du gouvernement Felipe González
Prédécesseur Joaquín Almunia
Successeur Luis Martínez Noval
Biographie
Nom de naissance Manuel María Chaves González
Date de naissance 7 juillet 1945 (69 ans)
Lieu de naissance Ceuta (Espagne)
Parti politique PSOE
Diplômé de Université de Séville
Profession Professeur de droit du travail

Manuel Chaves Manuel Chaves
Présidents de la Junte d'Andalousie
Ministres des affaires régionales et locales d'Espagne

Manuel María Chaves González (né à Ceuta le 7 juillet 1945) est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), dont il a été président entre 2000 et 2012.

Ancien vice-président du gouvernement espagnol et ministre de la Politique territoriale et de l'Administration publique, il a également occupé le poste de président de la Junte d'Andalousie pendant dix-neuf ans à partir de 1990, après avoir été ministre du Travail à la fin des années 1980.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Ceuta, fils d'un colonel de l'armée de terre espagnole, il déménage à Cadix, puis à Séville, où il effectue ses études secondaires dans un collège clarétain.

Il étudie ensuite le droit à l'Université de Séville, où il obtient une licence puis un doctorat, et devient professeur de droit du travail, en premier lieu à Bilbao, puis à la faculté de droit de Cordoue.

En outre, il est le parrain de l'ancienne ministre de l'Égalité, Bibiana Aído.

Activité politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Au cours de ses études supérieures, il fait la connaissance de divers militants antifranquistes, tels Rafael Escuredo, futur premier président de la Junte d'Andalousie, et Felipe González, qui deviendra président du gouvernement en 1982.

Adhérent du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et de l'Union générale des travailleurs (UGT) depuis 1968, il est élu député de Cadix lors des élections constituantes du 15 juin 1977. Il est réélu lors des scrutins de 1979, 1982, 1986 et 1989[1].

Premier passage au gouvernement[modifier | modifier le code]

Manuel Chaves est nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale le 26 juillet 1986, dans le deuxième gouvernement formé par Felipe González[2]. À ce poste, il doit affronter la grève générale du 14 décembre 1988, convoquée par l'UGT et les Commissions ouvrières (CCOO), qui réclament la création d'emplois, la réforme de l'Institut national de l'emploi (INEM) et le retrait du plan d'emploi pour les jeunes.

Reconduit dans ses fonctions le 7 décembre 1989, il démissionne dès le 2 mai suivant, afin de se porter candidat à la présidence de la Junte d'Andalousie lors des élections régionales du 23 juin[3].

Président de la Junte d'Andalousie[modifier | modifier le code]

Lors du scrutin, il maintient la majorité absolue du PSOE avec 62 députés et 49,6 % des voix, soit une progression de deux sièges et trois points. Le 27 juillet, à 45 ans, Manuel Chaves est investi président de la Junte d'Andalousie, pour un mandat de quatre ans. Sa grande longévité à la tête d'un fief électoral socialiste fera de lui le troisième « baron du PSOE » avec José Bono, de Castille-La Manche, et Juan Carlos Rodríguez Ibarra, d'Estrémadure.

Échec du gouvernement minoritaire[modifier | modifier le code]

Il remporte à nouveau les élections en 1994, mais perd la majorité absolue dont disposait les socialistes depuis 1982. Il gouverne alors en minorité mais, après deux rejets consécutifs du budget régional, il annonce la dissolution du Parlement fin 1995. Il s'impose une nouvelle fois à la majorité relative, et forme cette fois une alliance avec le Parti andalou (PA), qu'il reconduit après les élections de 2000.

Un baron du PSOE[modifier | modifier le code]

Après la déroute socialiste aux élections législatives de 2000, il prend la tête d'une direction provisoire (Comisión Gestora), qui remplace le secrétaire général, Joaquín Almunia, et est chargé de l'organisation du XXXVe congrès du parti, qui voit l'élection de justesse du député José Luis Rodríguez Zapatero au secrétariat général. Ce dernier propose alors aux délégués de nommer Chaves à la présidence, essentiellement honorifique, de la formation.

De nouveau candidat aux élections régionales du 14 mars 2004, il remporte 50,3 % des voix, le meilleur score depuis le scrutin de 1982, et retrouve une solide majorité absolue de 61 députés sur 109. En juillet suivant, il est réélu à la présidence du Parti socialiste ouvrier espagnol.

Le 6 octobre 2007, il est investi par le PSOE comme candidat à un sixième mandat à la présidence de la Junte d'Andalousie, lors des élections régionales du 9 mars 2008[4], qu'il remporte avec 48,4 % des suffrages exprimés et 56 députés, soit un de plus que la majorité absolue. Il est ensuite réélu président du parti, le 5 juillet, et secrétaire général de la fédération andalouse, la semaine suivante[5].

Troisième vice-président de Zapatero[modifier | modifier le code]

Le 7 avril 2009, après dix-neuf à la tête de l'Andalousie, il est nommé troisième Vice-président (une fonction supprimée en 1978) et ministre de la Politique territoriale dans le second gouvernement Zapatero. Ce même jour, il démissionne de la présidence de la Junte d'Andalousie et de son mandat de député régional pour la province de Cadix.

Peu après son retour au gouvernement, une polémique apparaît du fait que le gouvernement régional andalou ait accordé, en janvier 2009, sous sa présidence, une subvention de 10 millions d'euros à l'entreprise Matsa, où est employée sa fille, Paula Chaves Iborra[6]. En 2010, le Tribunal suprême a classé sans suite une plainte déposée par le Parti populaire pour prévarication[7] en rapport avec cette affaire.

Il récupère, le 20 octobre 2010, les compétences relatives à la fonction publique lors d'un important remaniement ministériel. Il devient vice-président du gouvernement espagnol, chargé de la Politique territoriale, le 11 juillet 2011, lors du remaniement consécutif à l'investiture d'Alfredo Pérez Rubalcaba comme candidat à la présidence du gouvernement. Aux élections générales anticipées du 20 novembre suivant, il est élu député de la province de Cadix. Le 5 février 2012, il est remplacé par José Antonio Griñán à la présidence du PSOE.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]