Manu le Malin

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Manu le Malin

Surnom DJ Outlaw, The Driver[1]
Nom de naissance Emmanuel Dauchez
Naissance 1970 (44 ans)[2]
Activité principale Producteur, disc-jockey
Genre musical Darkcore, industrial hardcore, techno hardcore, techno, trance[3]
Labels Bloc 46, Industrial Strength Limited

Manu le Malin est un producteur et disc-jockey français de techno hardcore, originaire de Paris. Également connu sous les noms de DJ Outlaw et The Driver (lors de mixsets techno), et membre des groupes Palindrome et Manga Corps, il est l'un des principaux représentants de la scène hardcore internationale[2],[4] dont la sonorité est, d'une certaine manière, axée de l'IDM. Son pseudo est inspiré du film Les Frères Pétard[3]. Il fonde avec Torgull le label discographique Bloc 46 au début des années 1990[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Manu le Malin, de son vrai nom Emmanuel Dauchez[3], découvre la musique électronique en 1991, lors d'une rave party[2] présentée par des membres du label Planet Core Productions[6]. Il commence initialement par mixer des musiques orientées trance et techno (plus précisément trancecore[6]) au début des années 1990, avant de se focaliser principalement sur le genre émergeant à cette époque, le hardcore. Il bâtit sa réputation d'abord dans les secondes parties de soirée (afters) des premières raves parisiennes[6],[7], entre autres en jouant au pont de Tolbiac, alors qu'un after y était organisé tous les dimanches matin. Son style sombre est inspiré en partie des travaux de l'artiste suisse H.R. Giger[6],[8], créateur du monstre Alien, ainsi que du mouvement artistique mêlant l'organique à la mécanique qu'il nomme biomécanique ; Manu le Malin tourne d'ailleurs un DVD intitulé Biomechanik en Suisse et se tatoue la moitié du corps dans ce style. Présent depuis de nombreuses années en tant que disc-jockey lors de soirées, raves, festivals, il commence véritablement à composer en 2002 et sort son premier opus à titre d'auteur, Fighting Spirit, orienté d'un style hardcore consistant en un amalgame de sonorités industrielles diverses s'éloignant du hardcore à proprement parler[9].

En 2000, Manu le Malin participe au projet techno-symphonique Hier, Aujourd'hui, Demain, en collaboration avec Torgull et le compositeur René Koering, un collectif formé à Montpellier[10] ; ce projet allie les instruments d'un orchestre classique avec la sonorisation, très souvent hardcore, jouée en direct par Manu le Malin et Torgull. Le concert a lieu à plusieurs reprises avec l'Orchestre Philharmonique de Montpellier[11]. En 2001, il procède au projet 13 Core, qui consiste en une série de trois compilations à bas prix (10 euros au moment de la sortie) avec des morceaux de hardcore choisi par ses soins. Seuls les deux premières verront le jour[réf. nécessaire]. En 2002, après dix ans d'activité en tant que disc-jockey, il sort son premier album en format double CD. Quelques coproductions sont effectués, notamment avec Lenny Dee, Dee Nasty, et son compère de toujours Torgull[12]. Il sort par la suite en 2005 l'album Biomechanik III: The Final Chapter[13],[14], concluant ainsi une trilogie débutée en 1997[15].

Manu le Malin participe également à l'album de Micropoint, Anesthésie International, en scratchant sur le morceau Alien Bitch[16].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1996 : Hardcore volume 2 (Fairway Records)
  • 1997 : Biomechanik
  • 1999 : Biomechanik 2
  • 2001 : Astropolis Mix
  • 2002 : Fighting Spirit
  • 2003 : Rions noir, avec le groupe Palindrome
  • 2005 : Biomechanik 3, The Final Chapter
  • 2007 : On the Way Home, florilège des 15 dernières années

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Les musiques électroniques - Médiathèque Roger Gouhier » [PDF], Noisy-le-Sec, France (consulté le 7 mars 2014).
  2. a, b et c (fr) « La biographie de Manu le Malin » (consulté le 7 mars 2014).
  3. a, b et c (nl) « Manu Le Malin », sur Partyflock (consulté le 7 mars 2014).
  4. (fr) « Micropoint - Overdose United - Uncivilized World », sur The Clubbing,‎ 15 juillet 2008 (consulté le 7 mars 2014) : « Si le Hardcore français était un grand prix, on retrouverait bien sûr Manu Le Malin en pôle position, talonné de près par Micropoint... ».
  5. (nl) Pass-Out, « Manu Le Malin: Alles of niets! », sur Partyflock,‎ 9 octobre 2008 (consulté le 7 mars 2014).
  6. a, b, c et d (fr) « Entretien avec Manu le Malin, artiste techno/hardcore », sur Agents d'entretien,‎ 31 juillet 2010 (consulté le 7 mars 2014).
  7. (fr) « La grande histoire du Rex Club », sur Paris Match (consulté le 7 mars 2014) : « La scène française, de Manu le malin aux Daft Punk, en passant par DJ Deep, vient aussi s’épanouir dans le club. ».
  8. (fr) « MANU LE MALIN - Biomechanik 3, The final Chapter. Enregistré dans le musée/bar de H.R. GIGER », sur Electroziq (consulté le 7 mars 2014).
  9. (fr) raphael, « Interview – The Driver fait moins Le Malin », sur MOWNO,‎ 28 juin 2009 (consulté le 7 juillet 2011) : « Pour moi le hardcore, c’est pas du “fais péter”, c’est quelque chose de lourd, de sérieux, d’oppressant, de martial. A la base, ça n’a rien de drôle même si c’est ludique [...] il ne s’agit pas simplement de faire un morceau de techno à 180 au lieu de 120, comme les mecs qui mixaient les disques de techno en 45 tours. Pour moi, ça dénature la musique et ça n’a rien de hardcore. ».
  10. (fr) Patrimoine et désirs d'identité, Cultural Property,‎ 2012 (ISBN 2336004771, lire en ligne), p. 239.
  11. (fr) Eric Dahan, « René Koering veut faire le Malin. », sur Liébration,‎ 4 août 2000 (consulté le 5 mars 2013).
  12. (en) « Manu le Malin - Fighting Spirit », sur Discogs (consulté le 7 juillet 2013).
  13. (nl) M-Base, « Manu Le Malin - Biomechanik 3 », sur Partyflock,‎ 18 novembre 2005 (consulté le 7 mars 2014).
  14. (fr) « Manu Le Malin › Biomechanik III : the final chapter », sur Guts of Darkness (consulté le 7 mars 2014).
  15. (fr) « BIOMECHANIK 3, The Final Chapter – MANU LE MALIN », sur net-tribe,‎ 15 septembre 2005 (consulté le 7 mars 2014).
  16. (en) « Alien Bitch (Scratch by Manu le Malin) », sur Myspace (consulté le 7 mars 2014).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]