Manu Farrarons

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Le tatoueur Manu Farrarons.

Manu Farrarons est un artiste tatoueur polynésien né en France en 1967 et a grandi à Tahiti dans la culture polynésienne. Par sa connaissance et sa maîtrise du graphisme polynésien, il contribue activement à la diffusion des connaissances sur cet art traditionnel ancestral aujourd'hui sujet de nombreuses études[1],[2].

Manu Farrarons est l'un des artistes tatoueurs de Tahiti des plus renommés et créatifs[1],[3]. Son art[4] est composé d'un subtil mélange de styles polynésiens, principalement marquisien, qu'il mêle avec ingéniosité aux influences Maori et Hawaiiennes.

Il a su au fil de ses années de pratique et de créations artistiques développer un style très personnel basé sur les motifs polynésiens traditionnels. Ses créations utilisent les motifs polynésiens et leurs significations qu’il marie afin de ne faire que des tatouages uniques, reflétant les valeurs, la personnalité et l’histoire de ceux qui les portent.[5]

Création féminine dans le dos par Manu Farrarons

Biographie[modifier | modifier le code]

Une jambe tatouée par Manu Farrarons

Né en 1967 à Cholet (France), il passe son enfance à Tahiti et est ainsi immergé dans la culture et l'ambiance polynésienne. De là naît sa passion.

Il se met très tôt à dessiner les motifs marquisiens et tahitiens mais le manque de ressources l'interpelle et sa curiosité grandissante le pousse à rechercher les éléments graphiques traditionnels alors perdus ou oubliés. Manu Farrarons a commencé à exercer l'art du tatouage dès son adolescence à Tahiti. Ses premières créations ont été réalisées alors qu’il n’avait que quinze ans.

Après avoir passé son baccalauréat littéraire, il est entré à l'École Normale de Tahiti en 1986 et en est sorti Major de sa promotion à la fin de son cursus en 1990. Devenu enseignant, il n'a cessé de parfaire sa connaissance des motifs marquisiens notamment en effectuant des recherches à Tahiti et à Hawaii où il a eu accès aux archives anthropologiques conservées par le Bishop Museum de Honolulu.

Sa maîtrise du style et des graphismes polynésiens en fait aujourd'hui un des artistes tahitiens des plus renommés sur la scène internationale du tatouage.[6][5]

Sa carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir s'être retiré de l’enseignement afin de pouvoir exercer sa passion, Manu Farrarons a créé son studio à Papeete Tahiti en l'appelant "Mana'o Tattoo". Le mot "Mana'o" signifie en langue tahitienne le savoir, la pensée ou encore la réflexion.

Son studio à Tahiti est un havre artistique pour les amoureux du tatouage polynésien. Il a su y créer un environnement artistique qui privilégie la création d’œuvres uniques et porteuses de sens.

Auteur d'innombrables dessins et tatouages polynésiens, ses talents ont été repérés par différents médias pour lesquels il a réalisé de nombreux logos et autres illustrations.

Il a tatoué des personnalités comme Ali Campbell et Astro du groupe UB40 en tournée à Tahiti en 2003.

Récompenses[modifier | modifier le code]

En 2005, lors du premier festival Tattoonesia à Moorea en Polynésie française, Manu Farrarons a été primé pour une de ses œuvres.

En 2008, à l’occasion du grand festival Ink N Iron de Long Beach en Californie, Manu a été récompensé et gratifié du titre de Meilleur Artiste Tribal de l'année pour l'ensemble de ses œuvres présentées dont l'une a en outre reçu le prix « Best Tribal 2008 ».

En mars 2010, deux de ses œuvres remportent chacune le deuxième prix en catégorie « Tribal » au Sydney Tattoo and Body Art Expo en Australie

En 2011, Manu se voit à nouveau décerner le titre de « Meilleur artiste tribal » au festival Ink N Iron à Long Beach pour la deuxième fois.[6]

Il est considéré dans son pays ainsi qu’aux États-Unis comme un expert du tatouage polynésien/marquisien moderne[1][5].

Il réalise la plupart de ses créations en dessinant à main levée (freehand) et la particularité de ses œuvres est unanimement apprécié des professionnels du tatouage et des amateurs de tatouage polynésien pour leur qualité d'exécution, la richesse des graphismes et l'équilibre harmonieux qui s'en dégage.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Allen Tricia, The Polynesian Tattoo Today, Hawai'i, Mutual Publishing,‎ 2010 (ISBN 978-1-56647-921-9), p. 10, 19, 29, 58-59, 63, 92, 244-245
  • Les Nouvelles de Tahiti, Manu, Elu Best Tribal, Polynésie française, Société d'exploitation Les Nouvelles SARL,‎ 26 juin 2008 (ISSN 0153-7717), p. 17

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Tricia 2010, p. 244-245
  2. Rodolphe Tutairi, « Le tatouage en héritage », Social Police Magazine,‎ 2010
  3. « Manu élu Best Tribal », Les Nouvelles de Tahiti,‎ 2008, p. 17
  4. (en) Tricia Allen, The Polynesian tattoo today, Etats Unis, Mutual Publishing Hawaii,‎ 2010, 285 p. (ISBN 978-1-56647-921-9)
  5. a, b et c (en) Bob Baxter, « Interview with Polynesian Tattoo Artist Manu Farrarons », sur Tattoo Road Trip,‎ 04-05-2014
  6. a et b (en) MICHELLE SCHUSTERMAN, « 20 ICONIC TATTOO SHOPS AROUND THE WORLD », sur Matador Network,‎ 03-05-2012 : « Mana’o is the studio-home of Manu Farrarons, arguably the most famous Tahitian tattoo artist alive today. », p. 19

Lien externe[modifier | modifier le code]

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