Mansuy de Toul

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Saint Mansuy de Toul
Image illustrative de l'article Mansuy de Toul
Saint Mansuy de Toul
Évêque
Naissance IVe siècle
Écosse
Décès 375 
Toul
Vénéré par catholiques et orthodoxes
Fête 3 septembre selon le rite toulois

Mansuy de Toul ou saint Mansuy ou Mansuet, ou Mansuetus en latin, est le premier évêque connu de Toul, qui aurait exercé de 338 à 375 selon le légendaire rédigé au Xe siècle par l'écolâtre Adson, qui en fait un contemporain irlandais ou scot du légendaire Euchaire.

Ce responsable chrétien qui aurait été plutôt un évêque itinérant de la Belgica prima, le premier à s'être fixé en fin de vie à Tullium, est devenu un saint reconnu, en particulier invoqué pour la guérison des lépreux. Il est fêté dans le rituel du diocèse de Toul le 3 septembre et dans le rituel de Saint-Dié le 31 août[1] [2]. L'église saint Pierre qui contient la crypte sanctuaire de saint Mansuy et de son successeur saint Amon est en dehors des murailles nord-ouest de la cité touloise.

Saint Mansuy et Toul[modifier | modifier le code]

Si son culte semble-t-il (re)fondé par les évêques Gauzelin et Saint Gérard, a été attesté dans de multiples documents, sa vie est totalement inconnue selon des critères historiques. Gauzelin a d'abord fait réparé la vieille église saint Pierre extérieure à la cité au milieu d'un ancien cimetière. Puis il y aménage une crypte pour y placer les tombeaux déjà vénérés de Mansuy et Amon. Gérard a ensuite remplacé la modeste fondation de clercs desservant primitivement le lieu : il installe des moines de l'abbaye école de saint Èvre, nomme l'abbé Adam. L'abbaye dont les biens temporels sont confirmés par le pouvoir régalien en 965 a charge de gérer biens et donations, ainsi que de valoriser le culte sur le tombeau de saint Mansuy. Notons que ces premières sanctifications obéissent uniquement au rite toulois.

La plus ancienne Vie de Saint Mansuy a été rédigée par Adson, écolâtre à l'abbaye Saint Epvre de Toul, au Xe siècle, lors de la translation des reliques de l'évêque par Saint Gérard, cette hagiographie apparaît purement légendaire.

Pénétrant la Gaule à partir du IIe siècle, le christianisme s'installe dans les cadres de la vie administrative telle qu'elle existait. Ce sont les circonscriptions de l'époque de Dioclétien qui ont donné le nom de Diocèse aux premiers regroupement de chrétiens. C'était tout particulièrement le cas de Toul, capitale des Leuques, dont le territoire diocésain suivit le contour de la circonscription romaine.

Saint Mansuy est donc considéré comme le fondateur de la première communauté chrétienne autonome organisée en diocèse.

Vénération[modifier | modifier le code]

Saint Gérard entreprend de rénover le culte des saints locaux, et de son prédécesseur en particulier, dont les reliques faisaient déjà l'objet de la ferveur populaire. Et c'est le Pape Léon IX bien des années plus tard, qui authentifie ce culte.

Après plusieurs translations des reliques, c'est en 1506 que Hugues des Hazards, évêque de Toul préleve le chef de Saint Mansuy pour le placer dans un reliquaire toujours conservé à la cathédrale.

Depuis, une dizaine de paroisses sont sous le vocable de Saint Mansuy. Sa fête se célèbre le 3 septembre.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Elle est quasiment inexistante. On le retrouve toutefois sur la châsse de Vittel, et sur une statue de confrérie, appartenant à l'église de Fontenoy-le-Château.

Eglise sous ce vocable[modifier | modifier le code]

On trouve des églises paroissiales Saint-Mansuy à Bouvron , Fontenoy-le-Château, Loisey-Culey, Nancy, Serécourt. Le village de Dommary-Baroncourt possédait une église de ce nom, détruite en 1974.

Sources et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes, Jacques Rémi A. Texier, 1863 [1]
  • « Ils sont nos aïeux, les saints de chez nous » - Chanoine André Laurent - Mirecourt - 1980.