Manneville-la-Goupil

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Manneville-la-Goupil
L'église Notre-Dame de l'Assomption.
L'église Notre-Dame de l'Assomption.
Blason de Manneville-la-Goupil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Goderville
Intercommunalité Communauté de communes de la Campagne de Caux
Maire
Mandat
Joël Salaün
2014-2020
Code postal 76110
Code commune 76408
Démographie
Gentilé mannevillais
Population
municipale
1 019 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 40″ N 0° 21′ 14″ E / 49.6111, 0.3539 ()49° 36′ 40″ Nord 0° 21′ 14″ Est / 49.6111, 0.3539 ()  
Altitude Min. 103 m – Max. 136 m
Superficie 8,75 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mlg76.fr

Manneville-la-Goupil est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Manneville-la-Goupil est une commune située dans le canton de Goderville, qui fait partie de l'arrondissement du Havre, en Seine-Maritime, au cœur du pays de Caux limité par la côte d'Albâtre au nord-ouest et par la vallée de la Seine au sud. Couvrant un triangle Le Havre-Caudebec-en-caux[Lequel ?]-Dieppe, il est entrecoupé de vallées où coulent de petits fleuves côtiers. La particularité du pays de Caux est le « clos-masure » : les fermes regroupent l’habitation principale, les mares, les bâtiments agricoles et le verger ; elles sont entourées d’un talus surmonté d’une double rangée d'arbres, souvent des hêtres ou des ormes. Manneville-la-Goupil jouit d'un climat tempéré sous influence océanique[1].

La gare de Virville - Manneville, située à proximité de la commune, est sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Manneville est attesté en 1133 sous la forme latinisée Magnevilla et signifie en ancien français « grand domaine, grand village ». En effet ma(n)ne issu du latin magnus grand, présente une survie tardive dans les toponymes médiévaux de ce type cf. Manéglise. Le qualificatif rappelle qu’il s’agit plus tardivement du fief d'une famille Goupil. Le nom complet de la commune est attesté dès 1210[3].

Un cimetière gallo-romain a été découvert au hameau du Chambray en avril 1858, contenant essentiellement des vases et des urnes funéraires[4].

Un seigneur de Manneville est cité parmi les participant à la bataille d’Hastings[3].

Guillaume d'Estouteville, curé de Manneville, devint évêque d'Evreux[3].

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Le Zèle-de-la-Patrie[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Manneville-la-Goupil

Les armes de la commune de Manneville-la-Goupil se blasonnent ainsi :d’or au chevron d’azur accompagné en chef de deux fleurs de lys de sinople et en pointe d’un lion de gueules, au chef aussi d’azur chargé d’une renard d’argent accosté de deux coquilles du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

  • Agence postale
  • Écoles maternelle et primaire  Eric-Tabarly  (SIVOS des 4 clochers = regroupement scolaire avec les communes de Bornambusc, Houquetot et Virville).
  • Mairie ouverte les lundi et jeudi après-midi et le samedi matin.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1965 Henri Vincent    
mars 1965 † avril 1986 Frédéric Siegmund    
mai 1986 juin 1995 Raymond Marais    
juin 1995 juillet 2001 Jean Claude Lhostis    
aout 2001 avril 2004 Bernard Bellenger    
mai 2004 mars 2008 Jean-Paul Guerin    
mars 2008 en cours Joël Salaün    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 019 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720 730 734 723 806 865 859 858 828
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
810 864 830 789 824 766 746 748 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
698 705 703 613 686 684 640 660 637
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
616 596 583 567 809 932 978 972 998
2011 - - - - - - - -
1 019 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Commerces[modifier | modifier le code]

  • Boulangerie / patisserie
  • Bar / tabac / journaux
  • Garage automobile

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Bourdemare datant de la fin du XVIe siècle.
  • Église Notre-Dame de l'Assomption, chœur du XVIe et nef du XVIIe siècle.
  • Moulin de la Galette datant de la fin du XVIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Michel Vincent (1923-2003), membre des commandos Kieffer ayant débarqué à Ouistreham le 6 juin 1944.
  • Bernard Izabelle, né en 1928 ; diplômé en météorologie à Rouen, il participe avec les Expéditions Polaires Françaises dirigées par Paul-Émile Victor aux campagnes d'été 1950 et 1951 au Groenland et à l'hivernage 1950-1951 à la station centrale sur la calotte glaciaire groenlandaise ; il participe également pour l'ANARE (Expéditions Polaires Australiennes) à la campagne sur l'île sub-antarctique Heard en 1953 et hiverne à la station de Mawson sur le continent antarctique en 1957[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Météo de Manneville-la-Goupil
  2. Site SNCF TER Haute Normandie : Gare de Virville-Manneville (consulté le 26 avril 2014)
  3. a, b et c [1]
  4. La Seine Inférieure - historique et archéologique par M. l'abbé Cochet réédité en 1990 chez Bertout-76-Luneray - page 383
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. http://oncleexplorateur.canalblog.com/

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Leterc, Manneville-la-Goupil : Mémoire d'un village cauchois, Manneville-la-Goupil,‎ 2005, 283 p. (ISBN 2867436168)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]