Manganes

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Carte de Constantinople.

Les Manganes (grec moderne : Μάγγανα) étaient l'un des quartiers de Constantinople à l'époque médiévale.

Situation[modifier | modifier le code]

Le quartier des Manganes se trouvait à l'extrémité est de la péninsule, au nord-est de Sainte-Sophie et entre l'ancienne acropole de la cité grecque de Byzance et les remparts maritimes longeant le Bosphore[1],[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le quartier tirait son nom d'un vaste arsenal d'engins militaires (mangana)[2] et était étroitement connecté avec le Grand Palais voisin. Plusieurs empereurs et aristocrates y firent élever des édifices.

L'empereur Michel Ier Rangabé (811-813) y possédait une demeure qui devint un domaine impérial administré par un kourator sous Basile Ier (867-886)[2],[1].

L'empereur Constantin IX Monomaque (1042–1055) y fit édifier un complexe comprenant un monastère dédié à Saint-Georges, un cloître entouré de jardins, ainsi qu'un hôpital, un palais, un asile, un hôtel, un hospice pour pauvre et une école de droit[2],[4] Durant son règne, il accorda le titre de « pronoia des Manganes » à Constantin Leichoudès, qui devint plus tard patriarche de Constantinople[2] et au XIVe siècle, l'empereur Jean VI Cantacuzène (1347–1354) y vécu un certain temps comme moine après son abdication en 1354[2].

Monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Plusieurs édifices importants se trouvaient dans le quartier :

D'après certaines descriptions de voyageurs, d'autres édifices religieux pourraient y être localisés :

  • le monastère de Saint-Panteleimon ;
  • le monastère de Saint-Cyprien ;
  • l'église Sainte-Barbara.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b McGeer, Nesbitt et Oikonomides 2005, p. 59 : « The term Mangana denotes a district of Constantinople situated on the eastern slope of the Acropolis. Michael I Rangabe (811–13) owned a house in the area that Basil I elevated to the status of an imperial domain administered by a kourator. » : « Le terme Mangana désigne un quartier de Constantinople situé sur le flanc oriental de l'Acropole. Michel Ier Rangabé (811-813) possédait dans cette zone une demeure que Basile Ier éleva au statut de domaine impérial administré par un kourator. »
  2. a, b, c, d, e et f Kazhdan 1991, « Mangana », p. 1283–1284.
  3. Dendrinos et al. 2003, p. 155 (dont la note 11).
  4. Magdalino 2002, p. 115.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) Charalambos Dendrinos, Jonathan Harris, Eirene Harvalia-Crook et Judith Herrin, Porphyrogenita: Essays on the History and Literature of Byzantium and the Latin East in Honour of Julian Chrysostomides, Aldershot (Royaume-Uni), Ashgate Publishing Limited,‎ 2003 (ISBN 978-0-7546-3696-0, lire en ligne).
  • (en) Enno Franzius, History of the Byzantine Empire: Mother of Nations, New York, Funk & Wagnalls,‎ 1967 (lire en ligne).
  • (en) Alexander Petrovich Kazhdan, Oxford Dictionary of Byzantium, New York et Oxford, Oxford University Press,‎ 1991 (ISBN 978-0-19-504652-6).
  • (en) Paul Magdalino, The Empire of Manuel I Komnenos, 1143–1180, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 2002 (1re éd. 1993) (ISBN 0-521-52653-1, lire en ligne).
  • (en) Eric McGeer, John W. Nesbitt et Nicolas Oikonomides, Catalogue of Byzantine Seals at Dumbarton Oaks and in the Fogg Museum of Art, vol. 5 : The East (continued), Constantinople and Environs, Unknown Locations, Addenda, Uncertain Readings, Washington DC, Dumbarton Oaks Research Library and Collection,‎ 2005 (ISBN 978-0-88402-309-8, lire en ligne).
  • (en) George P. Majesca, Russian Travelers to Constantinople in the Fourteenth and Fifteenth Centuries, Washington DC, Dumbarton Oaks,‎ 1984.