Mangaia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mangaia
Auau
Carte de Mangaia.
Carte de Mangaia.
Géographie
Pays Drapeau des Îles Cook Îles Cook
Archipel Îles Cook du Sud
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 21° 55′ 17″ S 157° 55′ 23″ O / -21.921389, -157.923056 ()21° 55′ 17″ S 157° 55′ 23″ O / -21.921389, -157.923056 ()  
Superficie 51,8 km2
Géologie Makatea[réf. nécessaire]
Administration
Démographie
Population 654 hab. (2006)
Densité 12,63 hab./km2
Autres informations
Découverte VIIIe siècle
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Îles Cook

(Voir situation sur carte : Îles Cook)
Mangaia
Mangaia
Îles des îles Cook

Mangaia (API : /Maŋaia/) est l'île la plus méridionale de l'archipel des îles Cook située à environ 200 kilomètres au sud-est de Rarotonga.
Elle est aussi la seconde en taille après cette dernière avec une superficie d'environ 51 km². Un autre nom de Mangaia est Auau du nom de l'hibiscus jaune ((Hibiscus brackenridgei) qui pousse sur ses côtes ou selon d'autres sources et interprétations "a'ua'u", terme signifiant empiler, surface élevée. L'île est en effet un atoll surélevé[réf. nécessaire]. À ce titre, elle est constituée en son centre de collines basaltiques cernées de falaises coralliennes appelées makatea et culminant à plus de 60 mètres pour une largeur moyenne de 1 500 mètres.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Mangaia n'a cessé de décroître depuis ces trente dernières années. Mangaia comptait dans les années 1970 encore plus de 2 000 habitants. Ce chiffre est tombé à 654 au recensement de 2006 soit une baisse de plus de 12 % par rapport à 2001. Cette dépopulation s'explique par le départ d'une partie de la population en âge de travailler vers Rarotonga où l'accès à l'emploi est plus facile. D'autres encore ont opté pour l'émigration vers la Nouvelle-Zélande ou l'Australie.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique de Mangaia reste tournée essentiellement vers l'agriculture. Se pratiquent :

  • La culture du taro qui reste l'aliment de base des Mangaians, de la patate douce et la culture d'agrumes ;
  • la cueillette du ma'ire ou maire (oldenlandia foetida) sur le makatea exporté vers Hawaii et qui sert à la confection de couronnes de fleurs ('ei) ;
  • la fabrication de jus de "noni" ou "nono" réputé pour ses vertus revigorantes et curatives[1] ;
  • L'élevage, essentiellement porcin et caprin ;
  • La pêche sur le récif ;

L'île est ravitaillée par quatre vols hebdomadaires en provenance de Rarotonga et le passage tous les mois d'un cargo.

La quasi absence de plages[2] et le peu d'infrastructures hôtelières[3] n'a pas permis d'y développer l'activité touristique classique, le développement futur de ce secteur passant sans doute par l'écotourisme.

Des fonds français et australiens ont financé en 2003, deux éoliennes afin d'accroître la production d'électricité sur l'île, fournie pour l'essentiel par des générateurs à essence. Malheureusement, ces éoliennes connaissent des soucis techniques, si bien que l'île souffre régulièrement de coupures électriques au grand mécontentement des locaux[4].

Mangaiacoupe.png

Découpage[modifier | modifier le code]

Administrativement l'île est divisée en trois circonscriptions : Oneroa (circonscription) où se concentrent la plupart des commerces et des administrations; Ivirua (circonscription) dont est originaire Jim Marurai, l'actuel Premier Ministre des Cook; et Tamarua (circonscription). Historiquement l'île comprenait 6 districts ("puna")[5] (cf carte), avec à leur tête un chef appelé "pava" ou "kavana"[6]. Les missionnaires regroupèrent pour faciliter leur travail de conversion la population de ces six districts dans les trois villages actuels (oire). Au village d'Oneroa (village), vivent aujourd'hui les gens des anciens "puna" de Veitatei (puna), Keia (puna) et Tavaenga (puna); au village d'Ivirua (village), ceux de Karanga (puna) et d'Ivirua (puna)[7]; au village de Tamarua (village), ceux du district éponyme de Tamarua (puna). Cet ancien découpage est toujours pertinent en ce qui concerne l'utilisation et le partage des tarodières. Il est ici important de préciser que Mangaia ne relève pas du tribunal foncier des îles Cook, ses leaders coutumiers ayant jusqu'à aujourd'hui, toujours refusé une quelconque "intrusion extérieure" dans le règlement de leurs affaires foncières. Il faut dire que l'île se dépeuplant et n'attirant que peu de touristes, la pression foncière et la spéculation y sont bien moins importantes que par exemple sur Rarotonga[8].

Variante dialectale[modifier | modifier le code]

Le "reo mangaia" ou mangaian est une variante dialectale du maori des îles Cook. Seuls quelques mots de vocabulaire et prononciations diffèrent. Par exemple, à l'intervocalique le "m" est souvent éludé, "kumara" (patate douce) donne ainsi "ku'ara". De même, le "a" final du rarotongien est prononcé o en mangaian, "tera" (cela, là) devenant "tero". Ces variations tendent néanmoins à s'estomper au profit du maori standard.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peuplement de l’île[modifier | modifier le code]

Les Ngariki, premiers habitants de Mangaia[modifier | modifier le code]

Selon la tradition orale, les Mangaians seraient originaires d'Avaiki, défini sur place comme le "monde souterrain des esprits"[9]. Celui-ci est décrit comme le creux d'une gigantesque coquille de noix de coco. Au plus profond de cette noix de coco vivait un esprit femme (vaerua) appelée Vari ma te Takere[10]. Cette femme arracha une partie de sa hanche droite pour donner naissance à Vatea ou Avatea, un esprit mi-homme mi-poisson, père de l'humanité et des ancêtres[11] Avatea partit vivre en haut de la noix de coco, juste en dessous du monde des vivants. Un jour, il embrassa une femme endormie appelée Papa (le rocher), donnant naissance aux deux premiers humains Tangaroa et Rongo. Les deux frères devaient se partager la nourriture. Bien qu’étant le cadet, Rongo prit peu à peu l’ascendant sur son frère aîné en réussissant à s’accaparer par subterfuge de l’essentiel des récoltes. Il s’empara également de l’épouse de Tangaroa, une certaine Taka. D’après le récit de Mamae[12], Rongo qui était circoncis[13] avait plus de sex appeal que son frère. De leur union, naquit une fille, Tavake avec qui Rongo eut trois fils. L'aîné s'appelait Rangi et ses deux frères cadets Mokoiro et Akatauira. Il leur conféra à chacun une fonction et un titre d’Ariki. À Rangi, il confia le pouvoir temporel, à Mokoiro, l’autorité sur la nourriture et à Akatauira, le pouvoir spirituel. Ils seraient les ancêtres à l’origine des trois lignées de la tribu des Ngariki[14], tribu considérée comme étant la plus ancienne, "tangata enua" de Mangaia.

Cette version quelque peu ésotérique de l’origine des Ngariki fut par la suite remise en cause ou interprétée différemment par l'anthropologie. Selon l'ethnologue maori Peter Buck (Te Rangi Hiroa), lorsque Tangi'ia s'enfuit de Tahiti pour Rarotonga aux alentours de 1250, il emmena avec lui quelques "manahune" [15]qui désespérant de grimper à l'échelle sociale, partirent vers Mangaia sous la direction de Rangi. Par la suite leur rivalité avec Rarotonga, leur fit dissimuler leur véritable île d'origine pour une explication plus mystique qui ne pouvait que plaire à leurs interlocuteurs de l'époque à savoir les missionnaires[16].

Installations postérieures[modifier | modifier le code]

  • Après l’installation des Ngariki, Mangaia aurait connu une première invasion d’une flotte conduite par un groupe appelé Tongaiti[17]. Selon Gill, ceux-ci seraient originaires de Tonga, ce dont néanmoins doute Peter Buck [18]. Il est en effet plus probable qu’ils venaient directement de Rarotonga, Tongaiti étant le nom d’un clan de cette île. Ils s’installèrent dans le sud de Mangaia à l’emplacement de l’actuel district de Tamarua, y introduisant l’arbre de fer[19] et le porcher[20]. Bientôt, une guerre éclata entre les Ngariki et les Tongaiti, guerre qui vit la victoire des premiers. Les Tongaiti furent néanmoins autorisés à rester à Tamarua en échange du sacrifice de l’un de leur guerrier, Vaioeve. Ils y construisirent le marae Aumoana, siège de la tribu.
  • L’arrivée des Aitu. Appelés également Ngati Tane, en référence à leur ancêtre tutélaire, ils seraient originaires de Tahiti ou plus généralement des îles de la Société. Les Aitu se seraient un temps installés sur Aitutaki avant d'en être chassés par Marouna et de partir pour Mangaia. Ils y auraient été défaits lors de la bataille de Te Ana Nui par Matataukiu. Les survivants auraient été autorisés à s’installer à Ivirua où" ils étaient de temps à autres massacrés pour être offerts en sacrifice aux Dieux. Il existe ainsi à Mangaia les restes d'un grand four appelé "te umu Aitu" (le four aux Aitu) où ceux-ci étaient cuits après avoir été tués"[21]. Plus tard une autre flotte en provenance de Tahiti, composée d’hommes originaires de la vallée de la Vaihiria (côte ouest de Tahiti) et appelés les Te Kama, seraient venus renforcés les Aitu. En vain, ils auraient été à nouveau défaits par une coalition regroupant les Ngariki et les Tongaiti.
  • Toujours selon la tradition, Mangaia aurait par la suite connu trois autres tentatives d’invasions en provenance une nouvelle fois de Rarotonga, puis d’Aitutaki et enfin de Ngaputoru. Toutes trois furent repoussées.

Premiers visiteurs européens[modifier | modifier le code]

Mourua, un Mangaian rencontré par Cook en 1777

Une tradition recueillie en 1912 évoque le passage dans l'île de naufragés au milieu du XVIe siècle[22] sans qu'aucune autre source ne l'ait à ce jour confirmé. Le premier passage avéré serait celui de James Cook, le 29 mars 1777 lors de sa troisième circumnavigation et alors qu'il faisait route entre la Nouvelle-Zélande et Tahiti. Ni Cook ni aucun de ses hommes ne descendirent à terre faute de lieu d'ancrage satisfaisant[23].Arrivé à la hauteur de l'actuel village d'Oneroa, deux Mangaians acceptèrent non sans crainte de monter à bord de la Resolution. L'un d'entre eux dénommé Mourua nous est ainsi décrit par Cook, "Mourooa avait de l'embonpoint et une taille bien proportionnée ; mais il n'était pas grand. Sa physionomie nous parut agréable ainsi que son caractère; car il fit plusieurs gestes plaisants, qui annonçaient de la bonhomie et de la gaîté (…) son teint approchait de celui des habitants des parties les plus méridionales de l'Europe. Son camarade n'était pas si blanc. La chevelure de tous les deux était noire, longue, droite et nouée au sommet de la tête, avec un morceau d'étoffe. Ils avaient des ceintures comme les naturels que nous avions aperçus sur la côte ; nous reconnûmes qu'ils tirent leur étoffe du Morus papyrifera de la même manière que les habitants des autres îles de la Mer du Sud[24]L'étoffe était lustrée, ainsi qu'aux îles des Amis[25] , mais celle qui flottait sur leur tête avait la blancheur de celle d'O-Taïti. Ils portaient des sandales d'une espèce de gramen entrelacé[26] ; ceux qui se tenaient sur la grève en portaient également, et nous jugeâmes que c'était afin de garantir leurs pieds des pointes de rocher de corail. Leur barbe était longue ; l'intérieur de leur bras, depuis l'épaule jusqu'au coude, et diverses parties de leur corps étaient piquetés ou tatoués selon l'usage des naturels de presque toutes les îles de l'Océan Pacifique. Le lobe de leurs oreilles se trouvait percé ou plutôt fendu; et l'ouverture était si grande, que l'un d'eux y plaça un couteau et des grains de verre que nous lui donnâmes"[27]

L'intermédiaire entre Cook et les deux Mangaians était Omai, un jeune tahitien originaire de Huahine que Cook avait embarqué lors de sa seconde circumnavigation et ramené en Europe. Mourua leur apprit que leur chef s'appelait Ruaika[28]. Le 30 mars Cook quittait Mangaia pour continuer son voyage plus au nord et les îles de la Société afin d'y ramener Omai.

Il y a incertitude quant au navire suivant ayant visité l'île. De même que pour Rarotonga, il existe là encore un certain nombre de traditions plus ou moins confirmées évoquant le passage de la Bounty après la mutinerie et leur retour sur Tahiti à la recherche d'une île pour s'y installer. Selon le témoignage de Tehuteatuaonoa[29], l'épouse tahitienne de l'un des mutins John Adams, ils seraient passés au large d'une île appelée Purutea. L'un des insulaires serait monté à bord. Fletcher Christian lui aurait même donné sa jacket d'officier. D'autres traditions évoquent également le passage du navire Mercury du Capitaine Reibey en mai 1808, ou encore d'un certain John Turnbull en 1803.

Toujours est-il que la première visite avérée d'un navire européen après celle de Cook est celle du navire missionnaire Endeavour de John Williams en juin 1823.

La période missionnaire[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit du fruit du Morinda citrifolia utilisé autrefois comme nourriture en période de disette. Son exploitation commerciale que l'on retrouve dans toute la Polynésie est récente et ne date que d'il y a une dizaine d'année
  2. Il existe une petite plage de sable près de l'aérodrome.
  3. Il existe trois pensions sur l'île
  4. Le gouvernement français par la voix de l'ambassadeur de France en Nouvelle-Zélande a promis depuis de régler le problème sans néanmoins fixer d'échéancier précis. La hausse du prix de l'essence rendant la question d'autant plus urgente
  5. litt. bassin d'eau favorable aux tarodières, ils se subdivisent à leur tour en tapere.
  6. Emprunt au terme anglais de "governor"
  7. Le village actuel s'étend du reste sur le territoire des deux anciens districts
  8. En janvier 2008, Numangatini Nooroa Ariki (grand chef de l'île) tenta à la demande des Mangaians expatriés en Nouvelle-Zélande de changer cet état de fait, ce que lui refusèrent les 6 pava de l'île, "They don't want any outside influence whatsoever" (Article du Cook Islands News paru dans l'édition du 14 janvier 2008) [1]
  9. Traduit en anglais par les termes "Underworld" ou "netherworld". Pour mieux comprendre les différentes significations ou localisations d'Avaiki, voir l'article qui lui est consacré
  10. Ce nom peut prendre plusieurs significations. "Vari" peut désigner la boue, l'une des nuits du calendrier lunaire réputée comme étant favorable pour planter des taros mais également les reliquats d'un taro après avoir été épluché. "Takere" désigne la fondation, la base, le fond d'une pirogue, ou plus généralement une chose ancienne
  11. Ceci n'est pas sans rappeler le mythe inversé de la genèse i.e. Adam créé à partir de boue et de limon donnant naissance à la première femme à partir de l'une de ses côtes. C'est assez classique de la tradition océanienne ou bien souvent éléments anciens et bibliques se mêlent dans un joyeux syncrétisme. C'est encore moins étonnant dans le contexte Mangaian lorsque l'on sait que celui qui le premier recueillit ce récit n'est autre que le missionnaire de la LMS William Wyatt Gill, à une époque où toute la population était déjà convertie (cf. "Myths and songs from the South Pacific" , London 1876).
  12. Reilly, M.P.J. War and Succession in Mangaia from Mamae's Texts, Memoir no. 52. Auckland: The Polynesian Society, (2003), 111p
  13. te’e (circoncis) ure (Pénis)
  14. Contraction de Nga Ariki
  15. En tahitien le terme désigne les gens du commun qui n'ont aucun titre coutumier, "unga" en maori des Cook.
  16. My belief is that after about two centuries of repressed life in Rarotonga, members of these groups migrated to Mangaia under the leadership of Rangi and his brothers. In Mangaia they commenced life afresh. With the broken threads of myth and tradition with which they were conversant they built up a new story of their origin. Their reaction was one of antagonism toward Rarotonga. They concealed their own origin in that land by inventing an origin from a spiritual Auau in the underworld of Avaiki. They could not come from an earthly Avaiki without passing through Rarotonga, hence the deliberate suppression of the truth. Peter Buck, "Mangaian Society", Bulletin of the Bishop Museum, Honolulu, 1934. p.32
  17. Leur nom complet serait Tongaiti-akareva-moana (litt. « Les Tongaiti qui voyagent de par l’Océan », Mangaian Society p.37)
  18. Gill (6, p. 287) alludes to the newcomers as driftaways from Tonga, but he had nothing to support this statement except the presence of the word Tonga in Tongaiti
  19. Toa en maori (nom sc.Casuarina equisetifolia)
  20. Miro en maori (nom sc. Thespesia populnea)
  21. Stephen Savage, "A dictionary of the maori language of Rarotonga", 1962. Ces récits ne doivent bien entendu pas être pris obligatoirement au pied de la lettre. Les gens des îles Cook d'une manière générale s'amusent beaucoup de leur passé anthropophage. Ainsi vendent-ils aux touristes des tee-shirts où l'on peut voir une mama maori en train de touiller une marmite d'où dépassent quelques pieds bien blancs, avec ce slogan plein d'humour "Touristes venez aux îles Cook, le dernier arrivage était délicieux"
  22. "Te ika a Tangaroa (told in 1912 story of European Castaway in Mangai c. 1550-1600) "Folklore tales of Cook Islands traduit par W. McBirney, (document dactylographié, bibliothèque nationale des îles Cook)
  23. Le lagon de Mangaia est étroit et peu profond. Il n'a pas de passe à proprement parler navigable. Aujourd'hui encore le navire venant ravitailler l'île, ne peut débarquer ses marchandises qu'à l'aide d'une barge
  24. Il s'agit de tapa
  25. Archipel des îles Tonga
  26. De superbes spécimens de ce type de sandales pour récif qui à notre connaissance n'existent dans le Pacifique qu'aux îles Cook sont exposés au Musée de Rarotonga, la réglementation du musée nous interdisant d'en charger ici une photo
  27. "Le troisième voyage de Cook" traduit par Jean Nicolas Démeunier, 1785, vol 2.P. 218-219
  28. Voir à ce sujet la généalogie des pava (chefs) de Mangaia
  29. Plus connue sous le nom de Jenny

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter Buck, "Mangaian Society", Bulletin of the Bishop Museum, Honolulu, 1934
  • Alphons, M.J. Kloosterman, "Discoverers of the Cook Islands and the names they gave", Cook Islands library and Museum, Bulletin no 1, 1976.
  • William Wyatt Gill Myths and songs from the South Pacific" , London 1876
  • F.W. Christian, "Vocabulary of the Mangaia Language", Bulletin of the Bishop Museum, Honolulu, 1924.
  • Reilly, M.P.J. "War and Succession in Mangaia from Mamae's Texts", Memoir no. 52. Auckland: The Polynesian Society, (2003), 111p

Liens[modifier | modifier le code]