Manado

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Manado
Manado vue du ciel
Manado vue du ciel
Administration
Pays Drapeau de l'Indonésie Indonésie
Province Sulawesi du Nord
Maire Vicky Godbless Lumentut
Démographie
Population 408 354 hab. (2010)
Densité 2 597 hab./km2
Géographie
Coordonnées 1° 29′ 14″ N 124° 50′ 33″ E / 1.48722, 124.8425 ()1° 29′ 14″ Nord 124° 50′ 33″ Est / 1.48722, 124.8425 ()  
Superficie 15 726 ha = 157,26 km2
Divers
www.kotamanado.go.id/
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Indonésie

Voir sur la carte Indonésie administrative
City locator 14.svg
Manado

Manado ou encore Menado est une ville d'Indonésie dans l'île de Sulawesi. C'est la capitale de la province de Sulawesi du Nord.

Située dans une baie, la ville est entourée de montagnes. Sa population est d'environ 600 000 habitants. La ville a le statut de kota.

La région de Manado est un haut lieu de la plongée sous-marine (en particulier sur l'ile-volcan de Bunaken), du fait de la profusion et de la richesse de ses récifs coralliens.

La ville est le siège du Diocèse de Manado

Langue[modifier | modifier le code]

La langue qu'on parle à Manado est un créole du malais, le bahasa Melayu Manado ou « malais de Manado ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Les peuples natifs de la région de Celebes nord sont originaires des peuplades Mongoles (de même qu'aux Philippines). Avant l'arrivée des Européens, le Minahasa était sous le contrôle du sultan de Ternate, qui fut asservi par les colons portugais. Les Espagnols, colons des Philippines, et les Chinois y avaient établi d'importants comptoirs commerciaux, du fait de sa situation centrale dans l'archipel sud-est asiatique. Il s'y développa de ce fait une des premières communautés métisses indo-eurasiennes. Le premier roi de Manado avait d'ailleurs du sang espagnol dans les veines (1630). L'Espagne vendit ses possessions en Minahasa aux Portugais pour  35 000  ⇔  350 000 ducats. Peu de temps après, les natifs se lièrent avec les Hollandais, colons du reste de Célèbes et de la plupart des îles de l'archipel, contre les Portugais.

En 1658, la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales (VOC[Lequel ?]) bâtit à Manado une forteresse (Fort Amsterdam). Ils amenèrent également des missionnaires, qui évangélisèrent la région et construisirent la première église protestante, Gereja Sentrum (toujours présente au centre de la ville). Parmi le peu de peuplades indonésiennes non-islamiques, les Minahasa ou encore les Batak font partie aujourd'hui des rares chrétiens d'Indonésie.

De 1795 à 1813, les Provinces-Unies (Pays-Bas) ayant été annexées par la France, l'Indonésie est un court temps sous l'administration del'Empire. Napoléon envoie à Manado un émissaire chargé de planifier le développement de la région. L'occupation, très mal vécue par les autochtones, en très bons termes avec les Néerlandais, fait naître un sentiment indépendantiste dans la population.

Lors de la bataille de Manado, en janvier 1942, les Japonais prirent possession de la ville, puis de tout l'archipel. C'est à cette époque que disparut le « trésor de Manado », qui serait, d'après les anciens résistants, toujours enterré quelque part dans les campagnes environnantes.

Après sa libération par les forces locales et les bombardements alliés, Manado connut d'importants mouvements indépendantistes, motivés par leur exception ethnique, culturelle (en particulier religieuse, l'Indonésie étant le premier pays musulman au monde) et historique. Le gouvernement bombarda la ville, puis intervint militairement en 1958 pour mettre fin à ces mouvements.

Le chef de la résistance et premier gouverneur du Sulawesi Nord, Sam Ratulangi, a légué son nom aux principales artères de la ville, ainsi qu'à l'aéroport international.

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Transport[modifier | modifier le code]

L'aéroport international de Manado Sam Ratulangi.

L'aéroport international de Manado Sam Ratulangi est relié aux principales villes d'Indonésie, la moitié des vols étant à destination de Jakarta et Makassar, et de Singapour, seule destination desservie en dehors d'Indonésie.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les waruga de Sawangan[modifier | modifier le code]

Waruga à Sawangan.

À 24 km de Manado, dans le village de Sawangan, district d'Airmadidi, se trouve un cimetière qui abrite 144 sarcophages de pierre appelés waruga. Un waruga est constitué d'une pierre parallélépipédique creusée en son milieu et fermée par un couvercle, également en pierre, taillée en prisme. Il est orné de motifs gravés dans la pierre et représentant des hommes, des animaux, des plantes ainsi que des motifs géométriques.

Chez les anciens Minahasa, lorsqu'une personne mourait, on attachait son corps sur un siège et on attendait qu'il se raidisse. Puis on détachait le corps et on lui faisait faire trois fois le tour de sa maison pour signifier qu'elle l'avait quittée pour l'autre monde. Enfin, on plaçait le corps dans un waruga avec des objets chers au défunt.

Certains waruga auraient 500, voire 1 200 ans d'âge. Ceux de Sawangan ont été rassemblés en 1817. Il y en aurait 2 000 dans toute la région de Minahasa. Le gouvernement colonial hollandais en a interdit l'usage au début du XIXe siècle par crainte du choléra. Depuis, les Minahasa enterrent leurs morts.

Biologie[modifier | modifier le code]

Latimeria menadoensis.

Latimeria menadoensis est une espèce du cœlacanthe découverte en 1999 près de l'île de Manado Tua.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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