Mammifère aquatique

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Un grand dauphin (Tursiops truncatus)
Une loutre (Lutra lutra)
Un ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus)
Un hippopotame (Hippopotamus amphibius)

Les mammifères aquatiques ou semi-aquatiques sont un ensemble d'espèces de la classe des mammifères qui vivent en partie ou entièrement dans ou sous l'eau qu'il s'agisse de mers, lacs, cours d'eau, etc. Cela comprend donc notamment les mammifères marins (dont les cétacés).

Adaptations au milieu[modifier | modifier le code]

Par rapport aux mammifères terrestres, les organes externes et internes des espèces aquatiques ou semi-aquatiques se sont plus ou moins modifié au cours de leur l'évolution, ce qui leur a permis de vivre dans le milieu aquatique. C'est notamment vrai pour les membres, la peau[1] et la fourrure (et la mue)[2], les poumons, mais aussi pour le cerveau[3],[4] et les organes de la vue et de l'olfaction[5], avec aussi le développement de l'écholocation subaquatique chez les cétacés.

Catégories[modifier | modifier le code]

Ces mammifères peuvent être herbivores, rongeurs, plus ou moins omnivores ou carnivores. Certains sont difficiles à observer (loutre, loup, ours par exemple), souvent identifiés par des empreintes ou leur cadavre. Des analyses génétiques peuvent aider à comprendre leurs dynamiques de populations. Les carnivores peuvent bioaccumuler les métaux lourds et divers contaminants et il a été proposé en France d'organiser un réseau de collecte des dépouilles de spécimens trouvés morts pour améliorer la connaissance scientifique de ces espèces et leurs causes de mortalité[6] (rat musqué et ragondin par exemple).

On distingue aussi les espèces autochtones d'espèces introduites[7] qui peuvent éventuellement devenir invasives[8].

État des populations, menaces[modifier | modifier le code]

Beaucoup d'espèces de mammifères semi-aquatiques ont fortement régressé et sont localement éteintes, suite à la chasse et au piégeage (pour les espèces autrefois recherchées pour leur viande, leur fourrure, leur graisse (huile de phoque ou de baleine par exemple) ou le castoréum dans le cas du Castor, ou considérées comme concurrente de l'homme. Elles ont en outre largement souffert de la pollution, dégradation et artificialisation ou destruction de leurs habitats depuis plusieurs siècles et surtout au cours du XXe siècle où les destructions, pollutions, drainages, recalibrages, etc. ont beaucoup augmenté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bonin, W., & Vladykov, V. D. (1940). Études sur les mammifères aquatiques. I. La peau du marsouin blanc ou beluga.
  2. IVANTER, E., IVANTER, T., & LEVINA, R. Particularités adaptatives de la structure du pelage et de la mue chez les mammifères semi-aquatiques, Neomys fodiens pris comme exempleThe adaptive peculiarities of the structure of hair cover and of the moult in semi-aquatic mammals, Neomys fodiens taken as an example.
  3. ex : BAUCHOT, R., & STEPHAN, H. (1968). Étude des modifications encephaliques observees chez les insectivores adaptes a la recherche de nourriture en milieu aquatique. Mammalia, 32(2), 228-275.
  4. Stephan, H., & Bauchot, R. (1959). Le cerveau de Galemys pyrenaicus Geoffroy, 1811 (Insectivora Talpidae) et ses modifications dans l’adaptation à la vie aquatique. Mammalia, 23(1), 1-18
  5. Robin, S., Quignon, P., & GAlibert, F. (2012). Génétique et évolution des récepteurs olfactifs chez les Vertébrés. Odorat et goût: de la neurobiologie des sens chimiques aux applications, 291.
  6. SFEPM Optimisation de la collecte nationale et du stockage des spécimens de mammifères aquatiques, dans la perspective d'une meilleure valorisation scientifique. Organisé durant le XXVIIème Colloque de Mammalogie de la SFEPM (Limoges, octobre 2004)
  7. Maurin, H., & GAVAZZI, E. (1997). L'homme et les mammifères de France métropolitaine: évolution historique et introductions d'espèces dans les milieux humides et aquatiques. Bulletin Français de la Pêche et de la Pisciculture, (344-345), 117-132 (résumé).
  8. Moutou, F. (1997). Mammifères aquatiques et semi-aquatiques introduits en France. Risques et conséquences. Bulletin Français de la Pêche et de la Pisciculture, (344-345), 133-139.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Macdonald, D. W., & Barrett, P. (2005). Guide complet des mammifères de France et d'Europe: plus de 200 espèces terrestres et aquatiques. Delachaux & Niestlé.