Mami Wata

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Cette chromolithographie de l'artiste hambourgeois Arnold Schleisinger (1926) est devenue une image couramment utilisée en Afrique et dans la diaspora pour représenter Mami Wata[1],[2].

Mami Wata (ou Mamy Wata ou encore Mami Watta) est une divinité aquatique dont le culte est répandu en Afrique de l'Ouest, du centre et du Sud, dans la diaspora africaine, les Caraïbes, et dans certaines régions d'Amérique du Nord et du Sud.

Sommaire

Attributs [modifier]

Mami Wata est souvent représentée en peinture où elle figure sous les traits d'une sirène ou d'une belle jeune femme brandissant des serpents.

Nom [modifier]

Le nom de cette déesse pourrait être une adaptation de l'anglais mommy water mais des étymologies purement africaines sont aussi possibles, oui car mamy en langue éwé veut dire « lèpre », et au Togo l'expression mami wata nè signifie que « la personne a la lèpre et que ses membres se sont transformés ». Par ailleurs, wa signifie « a fait » et ata, « la jambe ». Mami Wata est aussi appelée Iemanja dans la tradition du vaudou haïtien, un culte spécial lui est même consacré. C'est la (déesse) mère des Eaux, déesse crainte des pêcheurs, elle symbolise aussi bien la mer nourricière que l'océan destructeur.

Mami Wata est avant tout une divinité éwé, dont le culte est très présent sur la côte atlantique du Togo (mais aussi au Nigéria, au Cameroun, au Congo-Brazzaville), où elle symbolise la puissance suprême (comme la déesse Durga du panthéon hindouiste symbolise la shakti).

On retrouve une divinité similaire dans le tjenbwa martiniquais sous le nom de Manman Dlo.

Œuvres de fiction faisant référence à Mami Wata [modifier]

  • Véronique Tadjo : Mamy Wata et le monstre. Edicef / Hachette Livres (2000) ISBN:978-2 850 699 092
  • Mamy Wata. Film nigérien de Moustapha Diop (1989).
  • Mami Watta (1998) est aussi le nom d'un film avec Akissi Delta.
  • Marc Trillard. - Les Mamiwatas. - Actes Sud, 2011.
  • Anselme Djeukam - Sibo et la petite Mami Wata - Jeunesse L’harmattan, 2011.

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. (en) Sabine Jell-Bahlsen, « EZE MMIRI DI EGWU, The Water Monarch is Awesome: Reconsidering the Mammy Water Myths », Annals of the New York Academy of Sciences, New York, no 810 « Queens, Queen Mothers, Priestesses and Power: Case Studies in African Gender », juin 1997, p. 103-134 [résumé, lien DOI (pages consultées le 18 mai 2013)] 
  2. (en) Henning Christoph et Hans Oberländer, Voodoo : secret power in Africa, Cologne, Londres, Taschen, 1996, 240 p. (ISBN 3-8228-8649-1 et 978-3-8228-8649-6) (OCLC 35209059), p. 255 

Liens externes [modifier]