Malwida von Meysenbug

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Malwida.jpg

Malwida von Meysenbug (1816-1903), féministe du XIXe siècle, est connue pour être l'auteur des Mémoires d'une idéaliste. Elle fut l'amie de nombreuses personnalités importantes de son époque, parmi lesquelles il y a lieu de citer :

Famille[modifier | modifier le code]

  • Son père : Carl Philipp Rivalier descendait d'une famille de Huguenots français, réfugiés en Hesse, mais germanisés par des mariages allemands. En 1825, il fut anobli sous le nom de von Meysenbug par l'Électeur Guillaume I de Hesse-Cassel. En 1834, il reçut de l'empereur d'Autriche François Ier le titre héréditaire de Baron.
  • Sa mère : Ernestine Hansel.
  • Malwida est le neuvième enfant d'une famille de douze. Deux de ses frères font des carrières brillantes : l'un comme Ministre d'État en Autriche, l'autre comme Ministre à Karlsruhe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cassel[modifier | modifier le code]

1816. Elle naît le 28 octobre à Cassel (Hesse).

Detmold[modifier | modifier le code]

1831. Installation à Detmold de la mère avec ses filles cadettes, Laura et Malwida.

1843. Elle rencontre Theodor Althaus.

1845. Choisissant de suivre les idées sociales de Theodor Althaus, elle s'éloigne de sa famille.

1847. Rupture avec Theodor Althaus. Mort de son père.

1848. Révolution. Elle suit les débats du Parlement préliminaire, à Francfort.

1849. Voyage à Ostende.

Hambourg[modifier | modifier le code]

1850. Arrivée en mai à Hambourg pour des études à l’École supérieure pour la gent féminine.

1852. Mort de Theodor Althaus. Surveillée par la police, elle s'enfuit en Angleterre, où elle arrive le 28 mai.

Exil à Londres[modifier | modifier le code]

1852 (suite). Elle vit de leçons et de travaux de traductions. Elle rencontre Ledru-Rollin, Louis Blanc et Gottfried Kinkel, des agitateurs proscrits de leurs pays. Elle est accueillie par Kinkel et Carl Schurz.

1853. Dans la maison d'Alexander Herzen, elle est l'éducatrice de ses filles, Natalie et Olga.

1855. Le 26 mars, elle assiste à un concert dirigé par Richard Wagner, qu'elle rencontre peu après chez Friedrich Althaus.

1856. Elle quitte la maison de Herzen.

1861. Elle assiste à la représentation de Tannhäuser à Paris. Mort de sa mère.

Florence[modifier | modifier le code]

1862. Elle se rend en Italie avec Olga Herzen, et s'y établit.

1868. Elle assiste à la première des Maîtres Chanteurs de Nuremberg, à Munich.

1873. Olga Herzen, sa fille adoptive, se marie avec Gabriel Monod et s'établit en France. Mais la santé délicate de Malwida la contraint de rester en Italie.

Rome[modifier | modifier le code]

1876. Elle assiste au premier festival de Bayreuth.

1877. Séjour à Sorrente. Invités, Friedrich Nietzsche, Paul Rée et Albert Brenner (un élève de Nietzsche) restent cinq mois (de fin octobre 1876 au 10 avril 1877).

1878. Séjour à Bayreuth chez Richard Wagner, avec Franz Liszt

1879. Elle rencontre Hippolyte Taine, Sully Prudhomme, Gaston Paris, Jean Aicard

1882. Invités par Malwida, Friedrich Nietzsche et Lou Salomé se rencontrent à Saint-Pierre de Rome le 23 avril. Elle assiste à Parsifal à Bayreuth.

1883. Mort de Richard Wagner.

1889. Elle fait la connaissance de Romain Rolland.

1903. Elle meurt le 23 avril à Rome.

Sélection d'œuvres[modifier | modifier le code]

En allemand[modifier | modifier le code]

  • Anonyme, Mémoires d'une Idéaliste, 3 vol., 1876. Une version partielle (20 premiers chapitres) en français avait été publiée anonymement en 1869.
  • Anonyme, Stimmungsbilder aus dem Vermächtnis einer alten Frau, 1884.
  • Phädra, roman, 1885
  • Genius und Welt, Briefe von Richard Wagner, in « Cosmopolis », no 8, août 1896, p. 555-571 ; texte sur Gallica

Traductions de ses œuvres en français[modifier | modifier le code]

  • Mémoires d'une Idéaliste, avec préface de Gabriel Monod, 2 vol. in-12 avec 9 portraits, 1900[1]. Cette traduction est disponible sur Gallica : Tome 1 Tome 2.
  • Le Soir de ma Vie, suite des Mémoires d'une Idéaliste, précédée de La fin de la vie d'une idéaliste par Gabriel Monod, de l'Institut, ornée de 8 portraits, Librairie Fishbacher, 1908. Cette traduction est disponible sur Gallica.
  • Friedrich Nietzsche, Correspondance avec Malwida von Meysenbug, traduit de l'allemand, annoté et présenté par Ludovic Frère, Allia, 2005.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nietzsche, dans une lettre du 19 novembre 1877, disait à son ami Paul Rée, à propos des gens qui cherchaient conseil auprès de lui : « Il faut que pour de tels cas je me fasse une liste de livres qui contiennent tout le cursus de la libre pensée : Les mémoires d'une idéalistes constitueront le début, vous-même la fin […] ».

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Gaby Vinant, Un esprit cosmopolite au XIXe siècle, Malwida de Meysenbug (1816-1903), sa vie et ses amis, avec 21 gravures h-t, Bibliothèque de la Revue de Littérature comparée Tome 82, Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, 1932.
  • Jacques Le Rider, Malwida von Meysenbug (1816-1903). Une Européenne du XIXe siècle, Bartillat, 2005.
  • Romain Rolland, Choix de lettres à Malwida von Meysenbug, avant-propos d'Édouard Monod-Herzen, Cahiers Romain Rolland, vol. 1, Albin Michel, 1948.