Malval

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Malval
La mairie de Malval
La mairie de Malval
Blason de Malval
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Bonnat
Intercommunalité C.C. des Deux Vallées
Maire
Mandat
Jean-Luc Orain
2008-2014
Code postal 23220
Code commune 23121
Démographie
Population
municipale
44 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 02″ N 1° 53′ 10″ E / 46.3505555556, 1.88611111111 ()46° 21′ 02″ Nord 1° 53′ 10″ Est / 46.3505555556, 1.88611111111 ()  
Altitude Min. 248 m – Max. 376 m
Superficie 4,03 km2
Localisation

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Malval

Malval est une commune française, située dans le département de la Creuse en région Limousin. Ses habitants sont appelés les Malvalais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Malval est située au nord de Bonnat, elle est traversée par la Petite Creuse, affluent de la Creuse. Malval a une superficie de 403 hectares.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un prieuré d'hommes fut fondé à Malval le 13 février 1038, grâce à une fondation effectuée par Albert de Chambon, seigneur de Malval. Il était issu de celui de Chambon-sur-Voueize, et fut placé sous le patronage de sainte Valérie.

Une place forte existait sans doute dès cette époque à Malval. Les ruines que l'on voit aujourd'hui sont celles du château de Malval du XIVe siècle. Selon Froissart, Du Guesclin y aurait séjourné en 1370. Il écrit en effet : "Si se bouta ès chateaux du signeur de Malval qui estoit tourné François" (Chron., XIV, 207). A la page précédente de sa chronique, Froissart rapporte que Du Guesclin parcourait alors le Limousin avec "200 lances" et qu'il se barricadait le soir dans des forteresses, ne voulant pas faire reposer ses troupes en rase campagne.

Jean de Brosse, mort en 1433, avait dans son testament désigné son proche parent, l'amiral de Culant, comme tuteur de ses enfants. Marguerite de Malval, leur grand-mère maternelle, entendait les soustraire à l'autorité de l'amiral. Elle les installa d'autorité dans son château de Malval. Après quelques démarches infructueuses, l'amiral fut contraint de mettre le siège devant le château pour obtenir la restitution des enfants.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Guy Rossignol    
mars 2008   Jean-Luc Orain[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 44 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
173 175 155 153 188 191 199 187 178
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189 179 160 171 154 172 166 156 139
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
129 133 125 129 123 125 101 96 94
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
80 72 55 53 50 57 48 46 44
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Valérie. Seul cet édifice subsiste du prieuré qui dépendait autrefois de l'abbaye de Chambon-sur-Voueize. L'église originelle se composait d'un chœur avec une abside semi circulaire, de deux absidioles, d'un transept et d'un clocher donjon de forme octogonale où l'on observe des vestiges de fortifications. Des éléments de sépultures gallo-romaines ont été utilisés par endroits pour la construction. La nef ne fut jamais commencée. À une époque indéterminée, l'église a été amputée de son transept nord et d'une absidiole, ce qui accentue encore l'aspect ramassé de cet édifice austère, qui fut érigé en église paroissiale en 1880. Un tombeau placé entre le chœur et une abside comporte l'inscription suivante :"Cy gist le corps de noble et scientiffique personne Me B. de Sallignac, qui trespassa le 16 mars 1557". Il s'agit sans doute de la sépulture d'un ancien prieur commendataire. L'église est classée au titre des monuments historiques en 1912[4].
  • Une châsse en émail, chef d'œuvre d'orfèvrerie limousine, provenant de cette église, est conservée au Musée des Beaux-Arts de Guéret. Elle représente la lapidation de saint Étienne.
  • Château fort XIVe siècle (voir ci-dessus) dont il ne reste que les ruines du donjon et d'une tour. Un troupeau de chèvres récemment installé autour des ruines évite à celles-ci d'être totalement envahies par les ronces et la végétation. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 2005[5].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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