Malika Madi

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Malika Madi

Malika Madi (née en 18 novembre 1967) est une femme écrivain belge d'origine algérienne. Elle vit en Belgique, à La Louvière. Elle est l’auteur de plusieurs romans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Malika Madi est née en Belgique dans la région du Centre, à La Hestre. Elle est d’origine algérienne. En Algérie, son père habitait à la campagne près de Béjaïa. Il était cultivateur et produisait de l'huile d'olive. Il émigra en 1960 en Belgique pour travailler dans la mine.

En 1964, il fit venir sa famille, et trois ans plus tard Malika Madi naissait. Toute petite, elle se découvrit une passion pour l'écriture et la langue française. Avant d'écrire un vrai roman, elle commença par écrire des nouvelles. Quand elle eut fini ses études (elle est diplômée en gestion), elle se maria et eut rapidement un premier enfant. Elle se remit alors à l’écriture et publia en 2005 son premier roman, « Nuit d’encre pour Farah », récompensé par le Prix de la Première œuvre de la Communauté française de Belgique et nommé pour le Prix des Lycéens (Belgique) en 2007.

Malika Madi a écrit un deuxième livre, " Les silences de Médéa" (Labor, 2007, Luc Pire 2006)qui est en cours d'adapation cinématographique. En 2008, elle publie avec Hassan Bousetta un ouvrage essai qui aborde la problématique du racisme et des préjugés. pour plus d'informations sur le projet voir le site www.jenesuispasraciste.be

Aujourd’hui, tout en continuant son travail d’écriture, elle dirige pour des jeunes des ateliers d'écriture et donne des conférences dans des bibliothèques de la Communauté Française. Elle rencontre aussi des élèves dans les écoles dans le cadre de l’opération « Ecrivain en classe » organisée par le service de la Promotion des Lettres. À ce titre, elle est un des auteurs les plus sollicités en Communauté Française. Les élèves l’adorent, appréciant particulièrement sa gentillesse, sa spontanéité et sa capacité à aborder tous les sujets avec simplicité et sans tabous.

« Nuit d’encre pour Farah » n’est pas autobiographique, même s’il y a entre l’auteur et Farah l’un ou l’autre point commun, comme l’origine algérienne et le goût pour la lecture. L’enfance de Malika Madi a baigné dans un environnement strict où l’on respectait la culture et la tradition musulmanes mais elle a pu faire ses propres choix de vie et trouver sa place entre deux mondes aux valeurs fort différentes. Si « Nuit d'encre pour Farah » est une fiction et que Farah, Lila, Latifa n'existent pas, il y a une part de chacune d'elles dans les femmes de sa génération issues du Maghreb. Certaines d’entre elles ont aussi connu le mariage forcé et le manque d'études.

Nuit d'Encre pour Farah[modifier | modifier le code]

Ce roman, qui situe l’action à notre époque, raconte l’histoire d’une famille algérienne immigrée en Belgique et vivant dans une petite ville du Centre.
L’héroïne, qui donne son prénom au roman, est la plus jeune de trois enfants, trois filles : Latifa, Lila, et donc Farah. Les parents les éduquent en suivant leurs traditions, c’est-à-dire qu’elles doivent savoir faire le ménage, la couture et la cuisine pour devenir une bonne épouse et une bonne mère. Mais Latifa et Lila, surtout, acceptent difficilement cette situation. Elles veulent plus de liberté. Farah, par contre, échappe à ces obligations parce qu’elle n’a que 17 ans. De plus, elle étudie, lit tout le temps et rêve de devenir professeur de littérature. Un jour, ne supportant plus leur situation, Latifa et Lila décident de fuguer. Quand les parents découvrent le pot aux roses, ils interdisent à Farah d’aller présenter son examen de français. On décide ensuite de la marier à l’homme que Latifa devait épouser. Désormais, elle va vivre avec lui en Algérie. Pour des raisons d’honneur, ses parents ont brisé tous ses projets d’avenir. Que va-t-elle devenir ? Voici résumée l’intrigue du roman, jusqu’au moment critique qui marque le basculement du destin de Farah.

Un des aspects du roman qui porte le plus à discussion, c’est que Farah est restée passive lorsqu’elle a appris qu’elle devait se marier. Farah ne semble même pas en colère, sans doute parce qu’elle est complètement assommée par la brutale décision de ses parents. Et puis, quand elle se retrouve en Algérie, elle a perdu toute joie de vivre, sa vie est devenue terne. Elle est comme une feuille morte qui se laisse porter par le vent. Pourtant, la majorité des femmes se seraient révoltées. Mais les femmes musulmanes sont conditionnées par leurs traditions, par leur culture, à accepter les décisions des parents, notamment en ce qui concerne le mariage.

Ce roman réunit de nombreuses qualités, notamment celle de plaire à un public jeune qui n’a pas l’habitude de lire. C’est dû tout autant à l’histoire touchante et bouleversante de Farah qu’à un style, simple et naturel, qui évite de faire écran entre le personnage et le lecteur. Le thème du mariage forcé est aussi un sujet présent dans l’actualité. L’auteur insiste cependant sur le fait que cette pratique relève de traditions et non de la religion, une distinction à laquelle elle tient.

Les silences de Médéa[modifier | modifier le code]

L'héroïne de ce roman, Zohra, partage son temps entre le foyer familial et l'école du village où elle enseigne, dans une Algérie gangrenée par l'extrémisme islamique. Une nuit, son quotidien bascule dans l'horreur car elle subit un viol collectif. Dans un premier temps, elle tente d'échapper aux questions en fuyant son pays natal pour Paris. Ce n'est qu'auprès de sa belle-fille, Hanna, assistante sociale, que Zohra trouvera la force de revenir sur son passé.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

"Artistes" Editions du Cygne, Paris, 2011

"Sucre, venin et fleur d'oranger" (Théâtre) 2013-2014

Notes et références[modifier | modifier le code]