Maladies inflammatoires chroniques intestinales
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Les maladies inflammatoires chroniques intestinales, plus connues sous l'acronyme MICI, regroupent les maladies liées à l'inflammation de l'intestin à caractère chronique et dont l'origine est inconnue.
Sommaire |
[modifier] Formes
Parmi les maladies concernées, il faut distinguer ses deux principales formes que sont :
- la maladie de Crohn pouvant concerner tout le tube digestif
- la rectocolite hémorragique (RCH) (ou colite ulcéreuse) limitée aux régions du rectum et parfois du côlon
[modifier] Diagnostic
Bien que différentes maladies existent, différents symptômes sont similaires :
- douleurs abdominales
- diarrhée
- vomissement
- rectorragie (ou hématochézie)
- perte ou gain de poids
ainsi que des manifestations extra digestives dans 25 % des cas[1], comme l'arthrite par exemple.
L'âge moyen de découverte d'une MICI se situe entre 15 et 35 ans[2], en général à la suite de différents examens, tels que :
- IRM fonctionnelle
- endoscopie digestive, telle que coloscopie (ou colonoscopie), anuscopie ou rectoscopie par exemple
- biopsie
- défécographie
- manométrie anorectale
- endosonographie
- électromyographie
- échographie endoanale
[modifier] Traitement
Les différents traitements dépendent du niveau de gravité de la maladie, les MICI peuvent exiger l'immunosuppression pour contrôler les symptômes, tels que l'azathioprine, le méthotrexate ou la mercaptopurine voire une forme de mésalazine.
Le régime alimentaire en glucides spécifiques semble procurer une nette amélioration des symptômes.[réf. nécessaire]
L'inflammation du tube digestif amène de nombreuses complications nutritionnelles. Une étude sur 126 patients atteints de maladies inflammatoires de l'intestin a montré une forte prévalence de carences : hémoglobine (40 %), ferritine (39,2 %), vitamine B6 (29 %), bêta-carotène (23,4 %), vitamine B12 (18,4 %), vitamine D (17,6 %), albumine (17,6 %) et zinc (15,2 %). Ces carences ne sont pas toutes liées aux apports alimentaires inadéquats, qui sont également fréquents dans ces maladies amenant à des choix alimentaires particuliers : vitamine E (63 %), vitamine D (36 %), vitamine A (26 %), calcium (23 %), acide folique (19 %), fer (13 %), et vitamine C (11 %). La consommation de compléments alimentaires ainsi que la mesure régulière des concentrations de vitamine B6 sont recommandées. L'anémie, fréquente dans les MICI, doit être avérée avant la prise de compléments de fer[3].
Chez les enfants récemment diagnostiqués, une carence en zinc est observée, tout particulièrement chez les enfants atteints de la maladie de Crohn[4].
[modifier] Pronostic
Bien que les MICI puissent limiter grandement la qualité de vie en raison des douleurs et autres conséquences néfastes, il est rare qu'elles soient fatales. En revanche, toute personne atteinte d'une MICI ne peut guérir[réf. souhaitée], doit suivre un traitement à vie et fait l'objet d'un suivi médical pour empêcher l'aggravation de la maladie ou la diminuer[réf. souhaitée].
[modifier] Notes et références
- (en) Les troubles musculo-squelettiques des MICI
- le Dauphiné Libéré, 28 sept. 2007
- Vagianos K, Bector S, McConnell J, Bernstein CN, « Nutrition assessment of patients with inflammatory bowel disease. », dans JPEN J Parenter Enteral Nutr, vol. 31, no 4, 2007, p. 311-9 [texte intégral, lien PMID]
- Sikora SK, Spady D, Prosser C, El-Matary W, « Trace elements and vitamins at diagnosis in pediatric-onset inflammatory bowel disease. », dans Clin Pediatr (Phila), vol. 50, no 6, 2011, p. 488-92 [texte intégral, lien PMID, lien DOI]
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- (fr) Les maladies inflammatoires chroniques intestinales sur le site de l'Association François Aupetit (AFA)