Maladie inflammatoire chronique de l'intestin

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Les maladies inflammatoires chroniques intestinales, plus connues sous l'acronyme MICI, regroupent les maladies liées à l'inflammation de l'intestin à caractère chronique. Leur origine est inconnue, mais qui dans un certain nombre de cas au moins pourraient être liées à une prédisposition génétique (conséquence de l'évolution humaine et de l'aseptisation de l'environnement actuel[1]) et/ou aux faibles doses de nombreux résidus de produits toxiques contenus dans l'alimentation moderne[2].

Formes[modifier | modifier le code]

Parmi les maladies concernées, il faut distinguer ses deux principales formes que sont :

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Bien que différentes maladies existent, différents symptômes sont similaires :

ainsi que des manifestations extra digestives dans 25 % des cas[3], comme l'arthrite par exemple.

L'âge moyen de découverte d'une MICI se situe entre 15 et 35 ans[4], en général à la suite de différents examens, tels que :

Traitement[modifier | modifier le code]

Les différents traitements dépendent du niveau de gravité de la maladie, les MICI peuvent exiger l'immunosuppression pour contrôler les symptômes, tels que l'azathioprine, le méthotrexate ou la mercaptopurine voire une forme de mésalazine.

Le régime alimentaire en glucides spécifiques semble procurer une nette amélioration des symptômes.[réf. nécessaire]

L'inflammation du tube digestif amène de nombreuses complications nutritionnelles. Une étude sur 126 patients atteints de maladies inflammatoires de l'intestin a montré une forte prévalence de carences : hémoglobine (40 %), ferritine (39,2 %), vitamine B6 (29 %), bêta-carotène (23,4 %), vitamine B12 (18,4 %), vitamine D (17,6 %), albumine (17,6 %) et zinc (15,2 %). Ces carences ne sont pas toutes liées aux apports alimentaires inadéquats, qui sont également fréquents dans ces maladies amenant à des choix alimentaires particuliers : vitamine E (63 %), vitamine D (36 %), vitamine A (26 %), calcium (23 %), acide folique (19 %), fer (13 %), et vitamine C (11 %). La consommation de compléments alimentaires ainsi que la mesure régulière des concentrations de vitamine B6 sont recommandées. L'anémie, fréquente dans les MICI, doit être avérée avant la prise de compléments de fer[5].

Chez les enfants récemment diagnostiqués, une carence en zinc est observée, tout particulièrement chez les enfants atteints de la maladie de Crohn[6].

Pronostic[modifier | modifier le code]

Bien que les MICI puissent limiter grandement la qualité de vie en raison des douleurs et autres conséquences néfastes, il est rare qu'elles soient fatales. En revanche, toute personne atteinte d'une MICI ne peut guérir[réf. souhaitée], doit suivre un traitement à vie et fait l'objet d'un suivi médical pour empêcher l'aggravation de la maladie ou la diminuer[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Towfique Raj, Manik Kuchroo, Joseph M. Replogle, Soumya Raychaudhuri, Barbara E. Stranger et Philip L. De Jager, « Common Risk Alleles for Inflammatory Diseases Are Targets of Recent Positive Selection », The American Journal of Human Genetics,‎ mars 2013 (DOI 10.1016/j.ajhg.2013.03.001)
  2. Infirmière Magazine, Maladies dégénératives : l'inflammation chronique est le lit de graves pathologies, in Infirmière Magazine, N°308, 1er octobre 2012, p. 26 à 27, DOC00293609 (Interview du Dr Michel Lallement, chirurgien cancérologue, qui dénonce la responsabilité d'une alimentation "toxique" dans de nombreuses maladies liées aux inflammations chroniques
  3. (en) Les troubles musculo-squelettiques des MICI
  4. le Dauphiné Libéré, 28 sept. 2007
  5. (en) Vagianos K, Bector S, McConnell J, Bernstein CN, « Nutrition assessment of patients with inflammatory bowel disease. », JPEN J Parenter Enteral Nutr, vol. 31, no 4,‎ 2007, p. 311-9 (PMID 17595441, lire en ligne)
  6. (en) Sikora SK, Spady D, Prosser C, El-Matary W, « Trace elements and vitamins at diagnosis in pediatric-onset inflammatory bowel disease. », Clin Pediatr (Phila), vol. 50, no 6,‎ 2011, p. 488-92 (PMID 21317196, DOI 10.1177/0009922810397041, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]